Le capitalisme, c’est la guerre
et la guerre, c’est la barbarie
Maduro kidnappé pour un trafic de drogue imaginaire et le pétrole vénézuélien récupéré par les kidnappeurs. Cuba encerclé et menacé de famine. La population civile iranienne (qu’on prétendait sauver) enfouie sous les bombes, le régime (qu’on prétendait abattre) renforcé. Le “modèle” expérimenté à Gaza appliqué au Liban : des milliers de mort·es, des quartiers pulvérisés, plus d’un million de déplacé·es, une zone occupée méthodiquement détruite, les journalistes visé·es en priorité. Ailleurs, des massacres de masse et des guerres très meurtrières qui durent : Ukraine, Congo, Soudan…
Le système capitaliste qui domine la planète est entré dans une phase très dangereuse. Une énorme partie des richesses est concentrée dans les mains de milliardaires et d’oligarques. La destruction de tous les contre-pouvoirs est à l’œuvre. Les soudards meurtriers Netanyahou, Trump, Poutine… se comportent comme des mafieux et ont les mains libres. Les assassinats de masse s’accompagnent d’une destruction accélérée de l’environnement.
Le Sud (et en particulier l’Afrique) est en proie au pillage de ses ressources naturelles. L’extractivisme sans limite devient la règle. La population ne tire quasiment aucun bénéfice de ce qu’elle produit. Alors, des millions de citoyen·nes de ce Sud vont tenter leur chance au péril de leur vie en Europe, en Amérique du Nord ou dans les pays féodaux du Golfe.
Le néolibéralisme a fait tout le sale boulot : casser le droit du travail, démanteler les services publics, multiplier les outils de répression et les déclarations racistes, favoriser toutes les privatisations, ne mettre aucune limite à l’enrichissement de quelques-un·es, en particulier de ceux qui contrôlent le numérique. L’Union Européenne et le gouvernement français portent une très lourde responsabilité dans l’évolution du monde. Et ils réarment.
Une marée brune aux visages divers déferle partout. Elle surfe sur la peur (celle du “grand remplacement”), sur une manipulation des identités (“America first”) et sur une utilisation massive des médias : mensonges flagrants, complotisme, racisme décomplexé, attiser la peur, multiplier les boucs émissaires. Ses progrès idéologiques sont très rapides. Elle profite aussi de quelque chose qui a déjà été à l’œuvre dans l’Allemagne et la France des années 1930 : “Plutôt Hitler que le Front Populaire”, un ralliement de la bourgeoisie à l’extrême droite. En Amérique latine, des néo-fascistes ont gagné des élections libres (Argentine, Chili).
Après 1945, les vainqueurs avaient établi une forme de régulation : un droit international censé garantir la liberté, l’égalité et la justice, qu’il s’agisse de droits individuels ou collectifs. L’ONU et les Cours internationales ont très souvent failli en institutionnalisant les droits des plus forts. Ceux qui multiplient les guerres partout dans le monde piétinent aujourd’hui ouvertement toute forme de droit ou de régulation et cherchent à liquider les dernières institutions internationales. À la place, ce sera partout la loi de la jungle.
C’est contre Gaza que cette accélération du basculement du monde a commencé. Déni, fait accompli et impunité ont permis un génocide inouï. L’appétit des meurtriers est sans limite. Ils ont attaqué l’Iran et le Liban sans oublier les bombardements sur la Syrie, le Yémen ou le Qatar. À qui le tour ? Ils fragmentent le Proche-Orient et domestiquent tous les États de la région.
En 1914, le monde ouvrier avait été incapable d’arrêter la montée vers la guerre. Il est sans doute encore temps d’unir tous les exploité·es, les peuples du Sud, les classes ouvrières des pays industrialisés, celles et ceux qui se battent contre le saccage de la planète. Les centaines de personnes parties de nombreux pays sur les flottilles pour briser le blocus de Gaza donnent l’exemple.
Il faudra faire vite pour organiser la résistance… avant qu’il ne soit trop tard.
