Le capitalisme a fabriqué un modèle économique. Des économies qui fonctionnent comme Athènes dans l’Antiquité : une grande majorité d’esclaves (venu·es d’Asie méridionale et orientale) assurant la production des hydrocarbures, les emplois “de maison” et les services publics. Du coup, la petite minorité qui détient la citoyenneté a un niveau de vie confortable et des systèmes d’éducation et de santé performants. Avec l’argent, tout s’achète : le PSG, le Louvre, les Rafales…
Tous ces pays sont truffés de bases États-uniennes. Les capitalistes féodaux appartiennent au même monde que Netanyahou et se sont alliés avec lui (“Accords d’Abraham”). La religion est un prétexte, il n’y a pas de réaction quand Netanyahou envoie ses soldats saccager la mosquée Al-Aqsa.
Et puis patatras : la République Islamique, n’ayant plus rien à perdre face aux destructions massives infligées par les bombardements israélo-américains, multiplie les attaques et montre la faiblesse de ces féodaux : les terminaux pétroliers peuvent être détruits et les bases occidentales sont plus une menace qu’une protection.
Dubaï est une ville artificielle de près de quatre millions d’habitant·es avec la plus grande tour du monde (828 m). C’est là que Macron fait son marché. La France importe le pétrole et exporte les avions, les produits de luxe et les armes. Avec ces armes, les Émirats mènent leur propre politique : reconnaissance du Somaliland pour en faire un pays vassal, appui aux sécessionnistes du Yémen, dans le même but. Armement du Maréchal Haftar qui occupe la moitié de la Libye. Et surtout, les Émirats arment les génocidaires du Soudan en partageant avec le criminel Hemiti les bénéfices engrangés par les pillages.
La guerre ne change pas la nature barbare du régime. Trois “émeutiers” ont été pendus le 19 mars.
Plus d’un million de personnes ont dû quitter leur maison. Dans la ville de Tyr, on compte des centaines de mort·es. Quand on réécoute les discours d’Arafat pendant les attaques israéliennes de 1978 et de 1982, la description est la même, c’est un terrible retour en arrière. La précédente guerre a duré 22 ans. Celle-ci pourrait aussi être très longue. Netanyahou fanfaronne mais son armée sait le prix à payer pour une invasion terrestre. Et rien n’indique que la population libanaise exige une capitulation du Hezbollah.
Pour Mike Huckabee, ambassadeur états-unien en Israël, ce pays correspond à “une promesse de Dieu à Abraham”. Il a évoqué un “droit biblique qui remonte à 3 800 ans”. Et selon lui, “ça ne poserait pas de problème si Israël prenait possession de tous les territoires du Nil à l’Euphrate”. Cette idéologie religieuse remonte au XVIIe siècle en Angleterre. Elle a joué un rôle fondamental dans la création d’Israël et, avec Trump, elle est au pouvoir.
La rage de tuer n’a plus de limites dans l’armée israélienne. Le 14 mars, cette armée a mitraillé la voiture d’une famille qui venait de faire ses courses à Tammun en Cisjordanie. Il y a eu quatre mort·es et deux enfants blessés. Tous les jours, des colons armés attaquent les civil·es qui s’accrochent à leurs maisons et leurs terres.
À Gaza, dès le début de la guerre contre l’Iran, Israël a bouclé le territoire, provoquant pénurie et flambée des prix.
Il n’est pas dans l’habitude de l’auteur de ces brèves de faire l’éloge d’un dirigeant social-démocrate. On ne peut que féliciter Pedro Sanchez. Il s’est réjoui de l’interruption de la Vuelta et de la dissolution de l’équipe qui faisait la promotion d’Israël. Il a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv. Il refuse toute coopération avec Trump dans son attaque contre l’Iran.
Quelle différence avec la France ! Le ministre Barrot se rend à Tel-Aviv. De là, il demande à l’Iran de faire “des concessions majeures” alors que la raison officielle de l’attaque contre l’Iran (l’armement nucléaire) est une fake news. Il demande à ses alliés israéliens de mieux viser au Liban. Quelle honte ! Et la “justice” française s’acharne à poursuivre les militant·es qui défendent les droits du peuple palestinien.
Une nouvelle flottille internationale va partir pour briser le blocus de Gaza. Plusieurs projets se sont coalisés. On espère plus de 100 bateaux avec l’idée que, malgré la violence prévisible des Israéliens, certains pourront passer. À Marseille, une vingtaine de voiliers sont amarrés au port de l’Estaque avec une centaine de jeunes de plusieurs pays prêt·es à partir. Ce sont les 1000 “Madleens” du nom de la seule femme pêcheure de Gaza. En Tunisie, le dictateur Kaïs Saïed a emprisonné sept membres de la Global Sumud, une autre coalition de bateaux.
En plus de la dictature et de la famine, la population subit à présent une guerre avec le Pakistan.
Plusieurs centaines de citoyen·nes du monde, surtout venu·es d’Europe, sont arrivé·es à Cuba avec des vivres et des médicaments. Contre la volonté de Trump de faire tomber le régime par le blocus, voire par une invasion, le monde se mobilise.