Dans ce roman choral, les protagonistes, tous noctambules, se croisent et s’entremêlent à la faveur d’impératifs professionnels et de mouvements de l’âme. On rencontre ainsi un chauffeur de taxi, un brocanteur aux horaires insolites, une embaumeuse de téléphones et une voleuse de nèfles. Tous ces personnages aux questionnements bien humains se laissent gagner par le trouble auquel la nuit est propice. Alors on les suit et on s’y abandonne aussi. Un exercice de lâcher prise, au matin duquel on se lève avec une envie d’œufs au jambon.
Bonne Nuit Tôkyô, Yoshida Atsuhiro, Picquier Poche, janvier 2025, 256 p., 9€.
