La population a massivement signifié qu’elle n’avait plus rien à perdre. Le régime n’est pas tombé cette fois-ci au prix d’une répression impitoyable. Le chiffre de 3 000 mort·es est largement sous-estimé. Mais cette dictature théocratique qui extorque de l’argent aux familles des personnes assassinées finira par tomber. Sa survie repose sur une classe sociale très minoritaire (Les Gardiens de la Révolution, les Bassidjis) dont l’avenir, en tant que classe, est lié à celui du régime. L’économie, victime du blocus, s’est effondrée et la monnaie ne vaut plus rien. Les révolté·es seront-iels assez fort·es pour qu’une nouvelle révolution, inéluctable après celle de 1979, ne soit pas confisquée ? On voit déjà les dirigeants israéliens et Trump mettre en orbite le fils du Shah en espérant que la population soit amnésique.
La production pétrolière au Venezuela a commencé en 1910 et elle a été d’entrée confisquée par les compagnies états-uniennes. 12 % du PIB du pays allait directement aux actionnaires alors que 50 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté.
Dans la plus pure tradition des invasions perpétrées dans de nombreux pays sud-américains, Trump a enlevé Maduro avec comme “dégâts collatéraux” une centaine de morts. Trump est un prédateur sanguinaire dont la brutalité rappelle une longue histoire de meurtres et de coups tordus.
La principale motivation de Trump, c’est l’extractivisme, c’est revenir à une période où la prédation capitaliste était sans limite.
Il y a eu une période où Chavez avait réussi, avec l’argent du pétrole, à améliorer la condition des classes populaires. Le régime Maduro n’a plus rien à voir avec le “socialisme” et il réprime la gauche et les syndicats. Certes il n’est pas seul responsable d’une faillite qui a provoqué l’exode de plusieurs millions de Vénézuélien·nes, les sanctions et le blocus ont joué leur rôle. Il serait faux de dire qu’il a été “légitimement élu”. Mais face à l’acte de piraterie de Trump, il faut exiger la libération de Maduro.
C’est la première fois que les États-Unis bombardent un pays africain (producteur de pétrole). Le prétexte (“défendre” les Chrétien·nes) est dérisoire. Prochaine étape, l’Afrique du Sud pour “défendre” les Blanc·hes ?
Jean Malaurie a fait de nombreuses explorations au Groenland après 1948. Il a décrit comment la base militaire états-unienne de Thulé a initié la destruction de la société traditionnelle Inuit.
Une manifestation monstre (15 % de la population de l’île) a eu lieu à Nuuk, la capitale, aux cris de “Nous ne sommes pas à vendre”. Le dernier sondage dit que 6 % seulement de la population veut devenir états-unienne.
La fortune immense de cet État esclavagiste et patriarcal lui a donné des appétits. Il arme le Maréchal Haftar en Libye et le criminel de guerre Hemeti au Soudan. Il s’est acoquiné avec Israël, pas seulement pour faire des affaires mais aussi pour s’emparer du Somaliland. Ce pays non reconnu dépendrait des Émirats et hébergerait les Gazaoui·es expulsé·es. Le prince émirati a voulu organiser la sécession du Sud Yémen. Du coup, MBS s’est fâché et a coulé un cargo émirati chargé d’armes. Quand les loups se mangent entre eux …
L’invasion des troupes fédérales et en particulier de l’ICE (service de l’immigration et des douanes) dans les villes présumées rebelles, est meurtrière. Minneapolis est la ville où George Floyd a été assassiné en 2020. C’est aussi celle de l’assassinat de Renée Good le 7 janvier. Tous les jours, des manifestations ont lieu pour exiger le départ de l’ICE et les affrontements sont de plus en plus violents.
Trump humilie régulièrement les dirigeants de l’Union Européenne. Thierry Breton a été sanctionné. Les dirigeant·es danoise ou français sont humilié·es et insulté·es. Trump a fait cesser toute intention de taxer les GAFA. Ce ne sont pas les moyens de rétorsion qui manquent. Mais l’Europe a choisi d’obéir à l’impérialisme dominant.
L’armée russe ne se contente pas de tuer. Les bombardements visent spécifiquement les centrales électriques. Alors que les températures hivernales sont exceptionnellement basses, la population crève de froid. L’invasion de l’Ukraine a commencé il y a quatre ans. Elle a unifié la population dans la résistance, y compris les russophones.
Le nouveau gouvernement syrien, issu d’Al Qaïda et protégé par les États-Unis, s’en est pris aux Alaouites et aux Druzes. C’est au tour des Kurdes du YPG qui ont été chassé·es d’Alep et de Raqqa. L’expérience du Rojava qui date de 2012 est menacée. Dans les pires circonstances, contre Daesh et contre l’armée turque, iels ont pu résister. De nombreux/euses solidaires européen·nes sont venu·es en Rojava et ont témoigné. Il faut soutenir le Rojava.
Le “plan de paix” de Trump (approuvé sans opposition par le Conseil de Sécurité) a accouché d’un “conseil de la paix”. L’Autorité Palestinienne collabore à cette mascarade avec son ministre Ali Shaath chargé de tâches obscures, mais il n’aura aucun pouvoir. Seuls les prédateurs qui auront versé un milliard de dollars à Trump auront accès aux décisions. Sur le terrain, l’interdiction d’entrer à Gaza signifiée par Israël à 37 ONG annonce le pire. En pleine famine l’an dernier, 2 200 civil·es dont de nombreux/esuses enfants avaient été tué·es en allant chercher de la nourriture distribuée par l’occupant. Parmi les ONG, il y a Médecins du Monde, Médecins sans Frontières, Handicap International…
La frontière de Rafah ne va être ouverte que dans le sens de la sortie. En expulsant clandestinement 150 Gazaoui·es vers l’Afrique du Sud ou en reconnaissant le Somaliland, Netanyahou montre ses intentions : vider le territoire. Enfin la “reconstruction” prévue sera celle de réserves (indiennes) avec des caméras partout.
Un pays attaquant une ambassade et la détruisant à coup de bulldozer, c’est plutôt rare. Et Israël n’en est pas à son coup d’essai avec l’ONU. Ce sont des terroristes sionistes qui ont assassiné le Comte Bernadotte en 1948. L’UNRWA, c’est l’Office des Nations-Unies chargée des réfugié·es palestinien·nes. Son bâtiment a été détruit à Jérusalem-Est. Heureusement, tous les documents avaient été déménagés à Amman.
À Hébron, l’armée israélienne a détruit la banque de semences de l’UAWC (le syndicat des travailleurs de l’agriculture). Un objectif militaire ?