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Reagan en 1981, ça a été une véritable contre-révolution. Trump en 2025, ça l’est incontestablement sur plusieurs terrains.

D’abord l’immigration. Il donne un signal mondial à une intervention militaire pour engager ce qu’il appelle, avec l’internationale fasciste en formation, la “re-migration”. C’est une déclaration de guerre à toute une partie de l’humanité.

Et puis l’extractivisme à tout prix. C’est la fin de tout espoir que le capitalisme freine sa course vers un abime collectif. C’est à la fois une fuite en avant vers un dérèglement climatique accéléré et la généralisation de situations de guerre comme aujourd’hui au Congo qui a la malchance d’avoir un sous-sol où toutes les richesses existent.

Enfin, après l’oligarchie prenant le pouvoir sur les ruines de l’URSS, on a la nouvelle oligarchie s’installant sans complexe à la tête des États capitalistes. En 1890, le capitalisme naissant aux États-Unis avait essayé, avec la loi Sherman, de limiter le pouvoir des trusts. Ce temps est révolu. L’impérialisme (avec comme nouveau symbole Elon Musk) ne veut plus de limite ou de contre-pouvoir.

Ce pays est le prototype de la déraison, mélange d’obscurantisme meurtrier, patriarcal, féodal et de démesure capitaliste. Fini le temps où MBS se faisait gronder pour avoir enlevé et dissous à l’acide un opposant.

Les pays occidentaux lui vendent les armes les plus perfectionnées. L’impérialisme compte sur lui pour achever de domestiquer le monde arabe avec un deal qui consisterait à reconnaître le “Grand Israël” au côté d’un arpent de désert baptisé “État palestinien” et financé par lui.

Le sport marchandisé lui confie le Paris-Dakar, la coupe du monde de football, ses grands joueurs proches de la retraite… Vous connaissez Néom ? C’est au nord de l’Arabie Saoudite. MBS projette de faire sortir du sable une mégalopole de 26 500 km2 avec un gratte-ciel de 170 km de long. On y organiserait même des jeux d’hiver et des compétitions de ski. Le projet est évalué à 500 milliards. Il a juste déjà du plomb dans l’aile. Les milliers d’immigrés pakistanais, bangladais, philippins… chargés de réaliser ce projet fou meurent, faute de logements ou de conditions de travail humaines