Ce court texte de 1899, d’abord édité sous forme de brochure par le journal anarchiste Les Temps Nouveaux, est ici accompagné de dessins de Clément Vuillier qui disent aussi bien la richesse du vivant que la pauvreté des processus d’accumulation. Dans ce réquisitoire contre l’industrialisation de l’agriculture, préfacé par l’historien Johann Chapoutot, Reclus invite les paysans à cultiver les communs comme rempart à l’expansion de quelques-uns. On pense à la BD d’Inès Léraud. C’est une ode à la terre, à la fraternité, à la camaraderie. Terrible et visionnaire.
“Ce que tu cultives mon frère est à toi, et nous t’aiderons à le garder par tous les moyens en notre pouvoir ; mais ce que tu ne cultives pas est à un compagnon. Fais-lui de la place.”
À mon frère le paysan, Elisée Reclus, Reliefs, novembre 2024, 36 p., 14,90€.
