Une revue médicale américaine Jama Pediatric 1 a publié le mois dernier une étude qui révèle que l’interdiction du droit à l’avortement dans certains états des États-Unis a entraîné une hausse de la mortalité infantile dans le pays 2.
Une augmentation inédite depuis 2022, qui repose sur l’interdiction ou la restriction, dans une vingtaine d’états américains, du droit à l’IVG à la suite de la décision de la Cour suprême de mettre fin, au niveau fédéral, à ce droit fondamental des femmes. L’interdiction d’avorter après cinq semaines a été mis en place dans 14 états par exemple le Mississippi, la Louisiane ou le Missouri, quoi qu’il puisse arriver…
En seulement deux ans le nombre de nourrissons qui sont morts à la naissance a augmenté de 7 %.
Maria Galo spécialiste de la santé reproductive qui a co-écrit l’étude, ajoute que cela a aussi entrainé une hausse des anomalies congénitales : “Ce sont des grossesses que les femmes auraient pu interrompre avant, mais elles ont été forcées d’aller jusqu’au terme en sachant que leur bébé ne survivrait pas”.
La mortalité infantile n’est qu’une partie des conséquences de ces interdictions : elles ont entrainé par exemple une hausse du nombre de maladies chez les enfants ou un taux de mortalité féminine plus important. En effet une autre étude menée en juin au Texas 3 a mis en évidence chez les femmes enceintes un taux de décès en augmentation de 56 % ces dernières années.
La réélection de Trump ne peut qu’amplifier ces dérives qui sont une atteinte aux droits fondamentaux des femmes, dérives qui s’inscrivent dans un mouvement mondial de retour en arrière dont la France n’est pas exempte.
B.F