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Reconnaissance faciale, le retour !

La reconnaissance faciale dont il était question dans l’article “L’Argentine, laboratoire mondial de la surveillance généralisée de la population” du numéro 2 de la revue, fait son retour officiel.

Mis en place dans le cadre des J.O, “de manière expérimentale et jusqu’au 31 mars 2025” voilà son usage légitimé par les dernières annonces de Michel Barnier “[…] les Français nous demandent d’assurer la sécurité […] nous généraliserons la méthode expérimentée durant les J.O. […]”, avis partagé par le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, lors d’une audition au Parlement, qui trouvait son usage “très positif […] et ne cach[ait] pas qu’on y serait évidemment extrêmement favorable”.

Quant au nouveau Ministre de l’Intérieur il faut rappeler qu’il avait proposé une loi, déjà votée par le Sénat qui permettrait aux services de renseignements l’utilisation de la reconnaissance faciale en temps réel afin d’identifier des individus “faisant peser une menace grave et immédiate sur l’ordre public”.

Rappel

Le conseil d’État le 26 avril 2022, a rejeté les critiques de la Quatrature du net contre l’utilisation massive de la reconnaissance faciale par la police dans le TAJ (Traitement des antécédents judiciaires). En effet le décret de 2012 avait créé le fichier TAJ en fusionnant le STIC, fichier de police, et le JUDEX, fichier de gendarmerie, relatifs aux enquêtes judiciaires et administratives. Il contient des informations à la fois sur les personnes mises en cause (peu importe qu’elles aient été condamnées ou non), sur les témoins et sur les victimes impliquées dans les enquêtes. Le TAJ est aujourd’hui tentaculaire : 19 millions de fiches sont présentes dans ce méga fichier (chiffres de 2018, dont on redoute qu’ils n’aient pu qu’augmenter depuis).

B. F.