
Les médias occidentaux sont restés égaux à eux-mêmes lors des ·échanges de prisonnier·es”. Pour les Israéliens libérés, on a eu droit aux noms des membres de leurs familles et de leurs animaux domestiques. Rien sur le fait qu’ils ont subi aussi la famine organisée ou sur le fait que les mort·es ont été écrabouillé·es·par des bombes israéliennes. Pour les prisonnier·es palestinien·nes, juste des chiffres, rien sur les tortures, sur les non-retrouvailles avec des familles décimées, sur les dizaines de cadavres “livrés” pieds et poings liés.
Rafah était une ville de 250 000 habitant·es. L’armée israélienne a tout rasé et évacué les gravats. Il ne reste que du sable et des dunes.
Gaza a connu des scènes que la France a vécu en 1944 à la Libération : des exécutions sommaires de personnes accusées de collaboration. C’était parfois vrai et parfois faux. Cela a été très mal vécu par la société civile.
Mais Maduro est un ennemi de Trump et, comme le Vénézuéla détient des énormes réserves de pétrole, cela a réveillé les appétits de l’impérialisme états-unien. L’histoire a connu l’annexion de territoires mexicains, les invasions du Nicaragua, de la République Dominicaine, de Haïti ou de la Grenade, les coups d’État au Brésil, en Argentine, au Chili, en Bolivie et en Uruguay. Aujourd’hui, c’est le Vénézuéla où une vaste opération de déstabilisation intitulée “opération anti-drogue” est en cours. Comme les Israéliens à Gaza, la marine de Trump assassine sans jugement des pêcheurs (y compris colombiens) qualifiés de “trafiquants”.
Trump n’a pas eu le prix Nobel mais la Vénézuélienne Maria Corina Machado qui l’a eu l’a dédié à Trump et a félicité Netanyahou pour ses actions au cours de la guerre. Elle a soutenu toutes les tentatives de coups d’État dans son pays depuis 2002. Cette attribution est-elle une bavure ? Pas vraiment. Le Prix Nobel d’économie a été attribué à Philippe Aghion qui soutient Macron et préconise la suppression de la retraite par répartition.