
Netanyahou et ses sbires ont compris que tout est permis. Ce sont quatre flottilles avec en tout un millier de personnes qui sont parties vers Gaza : la Global Sumud, les 1000 Madleens, la “Freedom Flottilla Coalition” et les “Waves of Freedom”. L’entente n’a pas toujours été parfaite entre elles, mais là n’est pas le problème.
La marine israélienne les a interceptées violemment à des centaines de kilomètres de Gaza. Elle a utilisé en pleine mer un énorme bateau-prison. Comme les migrant·es, des militant·es venu·es d’une cinquantaine de pays ont subi violences, humiliations et même emprisonnement pour Thiago et Saif.
Pourquoi se gêner ? Les gouvernements européens n’ont pas élevé la moindre protestation. Les médias, qu’ils soient privés ou publics, n’ont rien dit. Vous vous souvenez comment ils ont couvert les “otages” à Gaza ou la garde à vue de Rima Hassan ? Monde de merde. Mais les flottilles continueront, tant que Gaza sera retirée du monde.
Dans les pays voisins du Sahel (Niger, Burkina Faso), les militaires, comme au Mali, n’ont pas rendu le pouvoir au peuple. S’ils ne veulent pas être balayés, ils devront le faire. Sinon, comme en Afghanistan, l’obscurantisme pourrait s’installer sur ces pays. Pour longtemps.
À Jérusalem-Est, le bâtiment de l’UNRWA a été détruit, il est envisagé de construire en ce lieu une nouvelle colonie.
À Gaza, le “cessez-le-feu” est au bon vouloir de l’occupant. Chaque jour, il y a de nouveaux mort·es. Un “provisoire” qui n’en est plus un s’est installé. Deux millions de personnes sont entassées sur un territoire très exigu, sous la tente ou dans des ruines. Ce n’est pas la famine mais presque. Il n’y a quasiment plus de centre de soins en état de fonctionner. Les ONG ne parviennent plus à rentrer et toute la Palestine subit aussi un blocus financier.
Le 14 mai, jour anniversaire de la Nakba, des dizaines de milliers d’Israélien·nes, principalement des jeunes, ont célébré la “journée de Jérusalem” aux cris de “Mort aux Arabes, que votre village brûle”.