À Lyon comme dans d’autres villes, les manifestations de solidarité avec le peuple iranien confronté à la dictature des mollahs et aux bombardements américano-israéliens se sont exprimées sous différentes formes : rassemblements et distributions de tracts devant l’Opéra, prises de positions syndicales, tables de presse…
C’est dans ce cadre que, le samedi 9 mai, a été organisée une soirée de solidarité dans un bistrot de la Croix-Rousse durant laquelle ont alterné débat politique, musique iranienne, lecture de poèmes… Soirée coorganisée par le Collectif solidarité Iran-Lyon (animé essentiellement par de jeunes iraniennes en exil) et par Émancipation 69 : un établissement plein à craquer, une rencontre débordant sur le trottoir (100 à 130 personnes), un débat suivi avec attention, cadré par un mot d’ordre : “Ni mollah, ni shah, ni impérialisme”.

Une prestation artistique de grande qualité combinant modernité et tradition, poèmes, chants et instrument de musique : démonstration fut ainsi faite d’un instrument musical d’une grande complexité (un santour).
Et un rappel historique, notamment le coup d’État de la CIA qui, en 1953 renversait le gouvernement de Mossadegh car il avait osé faire voter la nationalisation du pétrole, et rétabli le pouvoir absolu du Chah M. Reza Pahlavi.
Rappel aussi de l’enchainement des mobilisations plus récentes contre la République islamique, se concluant sur l’espoir de pouvoir vivre un jour en Iran, en paix, en liberté, un Iran où on pourrait chanter et danser dans les rues…
De l’avis de tous et toutes, cette soirée fut un succès, et la demande est déjà formulée de renouveler ce genre de soirée.
Cette initiative révèle un potentiel réel de solidarité et ce qu’il est possible de faire, mais elle révèle aussi – en creux – que, si les centrales syndicales, prennent position en soutien aux peuples d’Iran, aux travailleurs et travailleuses d’Iran et à leurs organisations, elles ne cherchent nullement à organiser concrètement cette solidarité, à informer et mobiliser les syndiqués et, plus largement les personnels. Sur ce plan, tout reste à faire.
H. B., Lyon 15 mai 2026