
Au Pérou aussi, la victoire de la fille du dictateur mafieux Fujimori est due au vote des Péruvien·nes de l’étranger. Ce vote a aussi une composante “ethnique”. Les régions “indigènes” ont massivement choisi la gauche et la capitale a massivement voté à droite.
Au Chili, sans surprise, les premières mesures du président Kast, admirateur de Pinochet et nostalgique de l’Allemagne nazie, sont contre les Mapuches.
Au Venezuela, Trump s’est emparé du pétrole et l’impérialisme est seul maître des finances du pays. Ex-Chavistes et opposition d’extrême droite se parlent, leur seul choix est désormais d’obéir à Trump.
Le dénominateur commun de cette vague d’extrême droite, c’est “l’insécurité”. C’est le Salvador qui a servi de laboratoire. Le président Nayib Bukele, sous prétexte de lutte contre l’insécurité, a mis en prison des dizaines de milliers de personnes, a généralisé la torture et déclare à présent être président à vie.
“Une vie juive en vaut 10 millions parce que Dieu nous a choisis” (un colon).
“À Gaza, nous implantons notre politique, nous détruisons toutes les maisons comme dans le Sud du Liban. En Cisjordanie, s’il y a une Intifada, nous ferons la même chose ” (Israël Katz, ministre).
“Les femmes, les hommes, les enfants et les nouveau-nés doivent être tués” (le rabbin Tzur).
“Je crois en l’obtention des frontières bibliques du Grand Israël. Je travaille à cela en nous établissant à Gaza, au Liban et en Syrie ” (Smotrich).
À Gaza, le Hamas avait accepté le plan de “paix” de Trump et Netanyahou l’a rejeté. Ce n’est pas la première fois que le sous-impérialisme israélien impose ses volontés à ceux qui le financent et l’arment. Dans le plan Trump, il y avait le retour à Gaza de Mohamed Dahlan, le mafieux qui (par une tentative de coup d’État) est à l’origine de la prise du pouvoir du Hamas à Gaza. Dahlan est l’homme des Émirats. Même ça, Netanyahou n’en veut pas. Il maintient le blocus de plus de deux millions de personnes qui vivent dans une précarité extrême.