Émancipation


tendance intersyndicale

Malgré la répression, la mobilisation lycéenne prend de l’ampleur. Les enseignant-e-s doivent la soutenir !

Depuis quelques jours, une mobilisation lycéenne prend de l’ampleur en Île-de-France en particulier dans des lycées de villes populaires du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis, et des Hauts-de-Seine. Cette lutte prend souvent la forme de blocages ou de rassemblements devant les établissements.
Les élèves dénoncent les classes à 35 et plus, les suppressions de classes, la multiplication des interdits, la mauvaise qualité des repas, le manque d’hygiène dans les toilettes, les emplois du temps surchargés, des salles de classes trop petites au vu du nombre d’élèves, le manque de profs, d’AED, d’infirmièr.es, d’assistantes sociales mais aussi le flicage vestimentaire et les discriminations. Ils exigent ainsi des conditions d’études dignes, propices à la concentration et à la réussite, des classes à taille humaine, et des moyens pour un vrai accompagnement.
Comment les chef.fes d’établissements ont-ils répondu à ces légitimes revendications ? Par des fermetures administratives, l’envoi de la police, qui a chargé, gazé, tasé, menacé avec des LBD, arrêté les lycéen.nes et mis certain.es (dont des mineurs) en garde-à-vue, Les directions ont soit suscité, soit accompagné les intimidations et la répression des élèves aux abords des lycées. Les directions incitent les élèves à s’investir dans les différentes instances de leur établissement, mais dès que leur engagement devient revendicatif et contestataire, il n’est en fait pas toléré. Il faut rappeler que les élèves ont le droit de pétition, d’affichage, de réunion, d’association, et le droit de créer des syndicats lycéens.
Nous espérons que malgré la répression,  dès lundi, le mouvement continuera de s’étendre. Des appels à le rejoindre circulent d’ailleurs dans des lycées habituellement peu mobilisés. Nous informons les lycéen.nes que mardi 29 septembre, une partie des salarié.es de l’Éducation nationale sont sensés être en grève, afin de dénoncer la casse des services publics et le manque de moyens. Retrouvons-nous dans les manifestations qui auront lieu ce jour là partout en France, car nous avons des revendications que nous partageons. En Île-de-France, le rendez-vous est à 14h Place de la République à Paris. 
En tant que tendance intersyndicale de l’Éducation nationale, nous invitons les équipes syndicales et les collègues à appuyer la mobilisation des élèves et à intervenir si besoin pour les protéger de la répression policière.
Comme d’habitude, les directions syndicales de l’éducation n’ont pas vraiment préparé et popularisé la journée d’action à laquelle elles appellent le 29 septembre, et aucune perspective pour la suite n’est sur la table. Cela dit, cette journée de grève et de manifestations peut être le moment pour discuter de la façon dont les personnels peuvent appuyer la mobilisation lycéenne. Pour cette raison, et parce que cette journée s’inscrit dans une situation sociale devenue insupportable, nous appelons les collègues à se mettre massivement en grève ce mardi. 

Vive la lutte des lycéen.nes !

Lycéen.nes, salarié.es de l’Éducation nationale, même combat !

Émancipation, dimanche 27 septembre 2026


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