Émancipation


tendance intersyndicale

Le personnel de Feyder en colère condamne la répression des mobilisations lycéennes et s’associe aux revendications des élèves

Depuis le début de la semaine, des élèves de différents lycées d’Ile-de-France se sont mobilisés pour obtenir des conditions décentes d’enseignement et d’orientation.
En effet, les établissements de la région sont nombreux à souffrir de manque de personnels d’enseignement, d’éducation, médico-sociaux et de classes surchargées. En outre, les élèves revendiquent un besoin de journées plus courtes pour leur bien-être et dénoncent la sélection sociale renforcée par Parcoursup. Enfin, les collectifs d’élèves du lycée Jacques Brel de La Courneuve ont dénoncé la stigmatisation des élèves musulman.e.s sous couvert de lutte contre le voile.

Ces revendications ont pris la forme de blocages des établissements (Utrillo à Stains, Blanqui à Saint-Ouen, Papin et Brel à la Courneuve, Cassin de Gonesse, l’ENNA à Saint-Denis, etc.). Des élèves ont subi des arrestations violentes et arbitraires de la part des forces de l’ordre. Nous ne pouvons accepter que des élèves, parce qu’ils et elles se mobilisent pour leurs revendications, soient considéré.e.s comme une menace. Ils et elles doivent avoir le droit d’exprimer leurs revendications sans craindre d’être brutalement réprimé.e.s.

Leurs préoccupations communes rejoignent d’ailleurs celles de leurs enseignants et notamment celles du personnel mobilisé du lycée Jacques Feyder, qui a fait deux jours de grève afin de demander des ouvertures de classes supplémentaires, en particulier en filière ST2S où les classes sont brutalement passé.e.s de 24 à 30 élèves, alors que nous accueillons majoritairement des élèves issu.e.s de quartiers défavorisés.

Ainsi, l’intersyndicale du lycée Feyder soutient la mobilisation des élèves et s’associe à leur demande légitime de hausse de moyens dans les établissements d’Ile-de-France, notamment ceux situés dans des quartiers défavorisés souffrant d’une austérité budgétaire particulièrement violente. Elle dénonce des réponses sécuritaires et répressives à des problèmes qui appellent plutôt des moyens supplémentaires pour les personnels comme les élèves.


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