Contrairement à notre secrétaire générale, je pense que l’été qu’on a vécu rend légitime de commencer par l’urgence des revendications et actions écologiques.
L’été a été chaud de tous les points de vue, le réchauffement climatique bien sûr et ses conséquences sur l’eau, la terre, l’air et le feu (on en revient aux quatre éléments fondamentaux du Moyen-Age) mais aussi les guerres, les agressions impérialistes, coloniales et génocidaires et la chasse aux migrants… Tout cela aussi rappelle le Moyen-Age. Les responsables de ce retour de la barbarie directs, ou indirects par leur soutien que ce soit les capitalistes avides de profits ou les politicards avides de pouvoir, qui se condamnent à terme comme le reste de l’humanité, tel Macron, piteux représentant des deux catégories, ne se le tiennent pas pour dit. Ils n’en ont jamais assez des profits, des privilèges et de l’injustice.
Par contre, en face, les réponses réputées progressistes sont plus que tièdes !
Pour les politiques, les universités de fin de l’été ont rassuré les tenants du système, les candidats dits de gauche ne se battant plus que pour sa bonne gestion. En ne se donnant aucune chance de parvenir ne serait-ce qu’à ça, vues leur division. Mais en laissant toute latitude à l’extrême droite, déjà adoubée par la droite, la macronie et le patronat, qui lui construisent déjà le régime autoritaire et les force de répression qui lui permettront de ne pas perde de temps pour la fascisation du pays (citons notamment le permis de tuer pour les forces de répression et la nomination d’un ultra réactionnaire au poste stratégique de Défenseur des droits… ).
Quand au syndicalisme… Il était en vacances, comme d’habitude. Mais on est loin d’être dans les habitudes, les perspectives écologiques, militaires, politiques sont exceptionnelles et mortifères. Ces congés étaient bien gagnés direz-vous. Ce n’est pas faux si on considère que le syndicalisme n’est que la réponse aux demandes immédiates des travailleuses et travailleurs, qui étaient en vacances, pour celles et ceux qui en ont les moyens. Mais au moins depuis le congrès de fusion des Bourses du travail avec la CGT et ensuite le congrès d’Amiens, le syndicalisme ce n’est pas que ça, c’est aussi la défense des intérêts généraux de la classe ouvrière et des perspectives de transformations sociales profondes. Et la pause estivale est devenue la période d’attaques frontales contre ces aspirations par des pouvoirs assurés qu’il n’y aura aucune mobilisation.
Et pendant que les canicules, la sécheresse et les incendies ne connaissaient plus de limites dans le temps ni dans l’espace, aggravant les conditions de vie et de travail de toutes et tous, pendant que le peuple souffrait, la caste dominante, incarnée par Macron fonçant sur son jetski, symbole de la nuisance écologique, faisait ostentation de son mépris de classe.
Mépris pour toutes celles et ceux qui exigent des moyens pour lutter contre les incendies, à commencer par les secteurs les plus concernés pompiers, hôpitaux, personnes déplacées et/ou sinistrées…
Mépris des exigences environnementales et de l’agriculture paysanne avec la promulgation de la loi dite d’urgence agricole, qui réintroduit les insecticides tueurs de biodiversité, autorise le captage dans des méga-bassines de l’eau, pourtant de plus en plus rare, au point que même l’eau potable vient à manquer. Et ce pour la plus grande satisfaction de l’agriculture industrielle qui se voit aussi reconnue le droit d’étendre ses mégafermes.
Mépris de la jeunesse avec la loi Ripost et le décret permettant de sanctionner un élève pour des actes de membres de sa famille.
La rentrée 2026 et l’année scolaire 26-27 sont celles de tous les risques. La FSU doit contribuer à la (re)mobilisation immédiate en soutenant bien sûr les initiatives pour des moyens de luttes contre les canicules et incendies, le 15 septembre et pour le climat, la paix et les solidarités le 26, contre le permis de tuer le 20. Même si le mépris pour les services publics passe aussi par le blocage des salaires des personnels, le 29 septembre doit intégrer les revendications permettant au monde du travail de résister aux désordres climatiques et à leurs conséquences dramatiques, particulièrement parce que les pompiers appellent au 29 sur ces bases là.
Mais, la dispersion des journées d’actions à la rentrée n’est pas à la hauteur des enjeux. Seule la mobilisation conjointe des syndicats et des forces auto-organisées, contrairement à ce qui s’est passé à la rentrée dernière, notamment le 10 et le 18 septembre, permettrait de construire le rapport de force urgent et durable qui s’impose. Les luttes pour le climat et les solidarités et contre le militarisme, l’extrême droite et la répression d’Etat sont indissociables. Faisons les converger !
Et je l’ai abordé au début de mon intervention donnons-nous les moyens de revoir l’organisation de l’année syndicale pour assurer une réelle présence nationale en été.
Par ailleurs j’aimerai avoir des informations sur où nous en sommes par rapport au programme « PAUSE » pour les universitaires de Gaza.
