Émancipation


tendance intersyndicale

La FSU face à la rentrée : quelle orientation ?

Nous reproduisons ci-dessous l’intervention du représentant d’Emancipation au Bureau national de la FSU tenu avant la rentrée. En effet, de multiples questions son posées. Face à un budget d’austérité massif que l’appareil d’Etat – avec ou sans Bayrou – veut faire passer, c’est l’organisation de la lutte qui est à l’ordre du jour. C’est dans cette perspective que se pose la question de l’action le 10 septembre.

L’humanité meurt à Gaza ! Des bombardements, des meurtres ciblés, de la faim. On ne trouve plus les mots pour dénoncer cette extermination méthodique du peuple palestinien par le pouvoir raciste et fasciste d’Israël, mené par le repris de justice Netanyaou. Avec le soutien du repris de justice Trump et de ses vassaux européens. Trump qui cherche où déporter des millions de Palestiniens et qui prétend régler le sort de l’Ukraine directement avec une autre repris de justice, Poutine.

Cette barbarie de hors la loi au niveau international fait des émules dans notre pays. Ce mépris du droits qu’il soit international, social, ou des enfants…, le repris de justice Bayrou le met en œuvre, avec l’aide de la reprise de justice Le Pen, par la brutalisation de l’environnement, des services publics (l’éducation, la justice -particulièrement des mineur.es mineurs, l’Hôpital, l’assurance chômage et toutes les formes de solidarité), par l’embrigadement de la jeunesse, par son budget qui détourne les impératifs sociaux et écologiques vers la militarisation et la guerre.

Autant d’attaques auxquelles le mouvement syndical à la responsabilité de répondre. Et à la hauteur :

– en prenant acte du fait que cette barbarie est, au niveau national, comme international d’ailleurs, l’expression du système capitaliste. Celui-ci ne se contente plus d’exploiter jusqu’à l’os la nature et les travailleurs –ses. Avec ses medias, ses guerres, et avec le soutien des extrêmes droites, il se donne les moyens de gagner la guerre de classe qu’il renforce partout. Il n’est donc plus concevable pour les syndicats de continuer à solliciter un rêve -ou plutôt un cauchemar- de dialogue social avec un pouvoir qui nous attaque frontalement.

On en est plus à espérer des miettes, il faut renverser la table.

– la confrontation est inéluctable, il faut donc tout faire pour la gagner, avec deux évidences :

Le mouvement syndical seul ne peut pas gagner comme il l’a montré depuis 30 ans et particulièrement de façon cuisante pour la mobilisation sur les retraites. L’unité intersyndicale peut certes être mobilisatrice, mais pas à n’importe quel prix. L’unité ne peut se faire sous la houlette ou avec les éternels facteurs limitant d’une CFDT qui invite Bayrou à sa journée d’été, en même temps qu’elle est la seule organisation, avec le RN, à avoir fait savoir très en amont et bien sûr avant la réunion intersyndicale du 1er septembre qu’elle n’appellera pas au blocage du pays le 10 septembre.

L’appel à bloquer le pays le 10 septembre rencontre une adhésion de plus en plus forte. Il est soutenu par deux tiers de la population et par toutes les composantes du NFP. Dans un cadre auto- organisé, s’organise de manière autonome et collaborative des outils (visuels, radios, mapping), des formations, des espaces de rédaction de textes, des actions dont certaines se déroulent dès maintenant pour préparer le 10, comme à Valence le 24 août, un péage ouvert. Comme vous pouvez le voir dans l’appel, ce mouvement s’interdit explicitement toutes formes de racisme et discrimination. Au niveau des structure associatives et en particulier syndicales, il est soutenu par un nombre croissant (voir l’appel et la liste non exhaustive des appelant.es que j’ai envoyé en fin de matinée sur la liste du Bureau national). Mais l’histoire le montre là aussi les mouvements auto-organisés seuls n’ont plus gagné depuis longtemps.

La FSU doit se poser la question de sa position par rapport à ce mouvement. La réunion intersyndicale nationale du premier septembres peut-être l’occasion d’assurer la jonction avec le mouvement syndicale. Ne réitérons pas les erreurs vis-à-vis du mouvement des Gilets jaunes devant ce mouvement qui s’annonce encore plus proche des positions syndicales et plus en capacité de construire un rapport de force pour gagner.

Je suis étonné que notre secrétaire générale ait précisé que notre bureau national ne serait pas décisoire, ce qui revient par rapport au 10 à laisser la décision à une instance qui n’est pas décisoire (le secrétariat national), dans la mesure où le prochain bureau national est prévu pour le 8 septembre

.

Il importe donc que la FSU se positionne dès aujourd’hui sur le soutien au 10 septembre, sur ses positions. Mais ne même pas mettre dès aujourd’hui le 10 dans le plan d’action FSU, qui ne peut pas ne pas intégrer la grève, serait une erreur grave, elle ne serait pas comprise des personnels et des militant.es. Et il faut cesser de se cacher derrière la réunion interpro du 1er septembre en pensant qu’il pourrait en sortir la moindre prise de position sur le 10, vus les positionnements de la CFDT. Je ne mets pas cette proposition au vote, pour ne pas figer la possibilité pour la FSU de s’exprimer rapidement sur le 10.


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