Pétition des sections CGT et SNES du lycée Janetti (St Maximin, 83)

lundi 2 décembre 2013
par  QD, Administrateur

Ci-dessous et en pièce jointe la pétition des sections CGT et SNES du lycée Janetti de St Maximin (83).

Projet Peillon sur le métier : des propositions inacceptables

Le ministre a présenté son projet de réforme des statuts des personnels. Concernant les enseignant-e-s du second degré, il pose de nombreux problèmes.
Il faut remarquer tout d’abord que le ministère veut faire passer sa réforme dès janvier, autrement dit nous mettre devant le fait accompli.

1) un projet injuste : le ministère entend faire sa réforme à moyens constants, autrement dit en procédant à des redéploiements et en opposant les catégories de personnels
- par exemple en concentrant des moyens dans une minorité des établissements d’éducation prioritaire… et en sortant les autres établissements du système éducation prioritaire (perte de l’indemnité et des réductions d’effectifs dans les classes)
- par exemple en ignorant la difficulté des conditions de travail dans les collèges… et au contraire en leur enlevant des moyens (décharges horaires diverses)

2) un projet qui met en cause les garanties statutaires, donc les conditions de travail :
- le ministre fait référence à un « horaire de référence » annualisé (1607 heures par an), tout en maintenant un service hebdomadaire pour le face à face pédagogique. Il n’y a pas de prise en considération des temps de réunion, concertation… que nous faisons, par contre cela permet d’imposer des tâches supplémentaires.
- D’autres missions d’enseignement sont définies comme des missions particulières complémentaires qui seraient propres à chaque établissement. Ainsi ce projet intègre dans notre statut – qui jusqu’à maintenant définit notre service en tâches d’enseignement - une liste presque sans fin de tâches qui, aujourd’hui facultatives, pourront devenir obligatoires et nous êtes imposées.

3) un projet qui met en cause les garanties statutaires nationales :
- un certain nombre d’heures de décharge de service (cabinet d’histoire-géographie, heures de laboratoire, de « vaisselle » en collège…) sont supprimées, et remplacées par des indemnités.
à ces indemnités n’ont plus aucun cadrage national, ni sur leur montant ni sur leur attribution. Elles seraient attribuées au niveau local et au bon vouloir du CA (qui englobe la direction, les parents d’élèves…) : autrement dit, un droit aujourd’hui statutaire deviendrait une faveur optionnelle dépendante du niveau local et aussi des moyens de chaque académie voire de chaque établissement.
- elles s’accompagneraient de la mise en place de « lettres de mission », autrement dit feraient de certains collègues une hiérarchie intermédiaire
- ainsi ce dispositif non seulement diviserait et opposerait les collègues, mais aussi il est très probable que ces indemnités seront d’un volume insuffisant et en diminution.

C’est pourquoi les personnels soussigné-e-s :
- demandent au ministère de retirer son projet
- et d’ouvrir des négociations pour réellement prendre en compte les missions des personnels et leurs conditions de travail (effectifs, salaires, arrêt du recours à la précarité, réduction du temps de service…).


Documents joints

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