Stage intersyndical Émancipation sur l’enseignement supérieur et la recherche

vendredi 4 octobre 2013
par  QD, Administrateur

Stage intersyndical Émancipation
sur l’enseignement supérieur et la recherche :

Analyses, revendications, modalités d’action

La loi d’orientation sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) a été promulguée pendant l’été. Ce texte prolonge les objectifs définis par la loi LRU et en aggrave les conséquences pour le service public d’ESR, renforçant en particulier sa régionalisation pour mieux le soumettre aux besoins et à l’idéologie du MEDEF comme aux agendas politiques locaux. Ne parlons pas des organisations qui ont rapidement salué les “avancées” du projet de loi, en particulier l’UNEF qui y voyait un texte répondant aux revendications étudiantes… Contre la stratégie de la plupart des directions syndicales officiellement opposées au projet (SNESUP en tête), Émancipation a toujours dénoncé la mise en œuvre et l’esprit de cette “réforme”, depuis la mascarade des “Assises” de l’ESR qu’elle appelait à boycotter, jusqu’à l’examen du projet dont elle a toujours exigé le retrait sans condition. Après avoir joué le jeu du gouvernement en s’accrochant au sacro-saint “dialogue social” (participation aux Assises, attente du projet de loi, puis “bataille d’amendements”), ces directions disent d’attendre les décrets d’application pour “reprendre” l’“offensive”… et dans le même temps, leur participation active aux multiples instances et groupes de travail désarme les résistances. C’est dire la nécessité pour nous, en tant que syndiquéEs et militantEs, de définir ensemble, dans nos sections, en intersyndicale, dans les AG, des modalités de lutte à la hauteur des attaques subies.

Il suffit de considérer l’état actuel des universités passées aux “Responsabilités et Compétences Elargies” (RCE) pour voir à quel point en est venu le démantèlement de l’ESR public : la situation dans plusieurs établissements est critique, comme l’ont rappelé les grèves des derniers mois, à Paris1, à Paris13, le préavis de grève déposé à la BU de Perpignan. La rentrée dans les nouvelles Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ÉSPÉ), remplaçantes des IUFM et annoncées comme “la pièce maîtresse de la refondation” de l’École, est désastreuse, tant pour les personnels que pour les stagiaires et étudiantEs (conditions de stage, de contrat, difficultés d’accès aux formations, incohérences des maquettes…) : à Toulouse, les personnels de l’ÉSPÉ ont appelé à la grève dès la fin septembre. Ce contexte montre bien la nécessité de revenir sur l’analyse des contre-réformes qui en sont la cause (et concernent l’ensemble du système d’éducation et de formation), pour réaffirmer nos revendications (étudiantEs, personnels) et réfléchir ensemble aux modalités concrètes de lutte, tant au niveau national que dans les établissements.

Ce stage intersyndical débutera le dimanche 17 novembre 2013 à 18h et se poursuivra le lundi 18, de 9h à 17h à l’EDMP, impasse Crozatier dans le 12è arrondissement à Paris.

Programme

Dimanche 18h-20h

- Bilan de la rentrée (situation dans les établissements, dans les ÉSPÉ)
- Analyse de la loi d’orientation du 22 juillet

Lundi 9h-12h

- Statuts des personnels : état des lieux, état des luttes, propositions
- Formations supérieures et doctrine des “compétences”, LMD et fin des diplômes nationaux : état des lieux, moyens d’action, alternatives pédagogiques

14h-17h

- ÉSPÉ, formation des enseignantEs et CPE : état des lieux, état des luttes, propositions
- Bilan du stage, action

Le stage est ouvert à touTEs les camarades concernées par les problématiques liées à l’enseignement supérieur et à la recherche, BIATOSS, étudiantEs, enseignantEs, enseignantEs-chercheurEs. Il est réalisé sous forme de stage syndical donnant droit à autorisation d’absence (à déposer jusqu’au 18 octobre).

Informations et inscriptions : écrire à er@emancipation.fr