congrès départementaux de la FSU : contributions de militant-e-s Emancipation

vendredi 21 décembre 2012
par  QD, Administrateur

Après les votes internes à la FSU, les congrès départementaux vont se tenir avant le congrès national. Ci-dessous et en pièce jointe, quelques contributions des militant-e-s Emancipation publiées dans la presse syndicale en vue de leurs congrès.

Contribution pour le congrès de la FSU 17 (GD 17)

Pour un projet syndical mobilisateur

Alternance n’est pas alternative. Le ton a peut-être changé, mais Hollande et Sarkozy poursuivent le même objectif : ménager le patronat, nous faire payer la dette par la baisse des dépenses publiques et la destruction des droits sociaux.

L’abandon du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux n’empêche pas le remplacement de la RGPP par la MAP avec le même objectif. Après l’annonce de la lutte contre les inégalités le RSA est augmenté de 4 Euros par mois, et les salaires restent bloqués, quand le "pacte de compétitivité" fait de nouvelles concessions au Medef. Valls poursuit la même politique que Guéant : 30 000 régularisations de Sans Papiers par an, comme sous Sarkozy, et des critères de régularisation très contraignants.

La "refondation de l’école" ne supprime aucune des contre-réformes qui ont touché le système éducatif de la maternelle à l’université. Les quelques avancées en faveur du premier degré ne compensent pas le refus de les abroger, et de nouvelles attaques se profilent, en particulier par le biais de l’acte III de la décentralisation. La formation des enseignantEs qui est proposée entérine la matérisation et ne réponds pas à la crise de recrutement.

Dans ce contexte où les responsabilités de la FSU sont considérables, la fédération est soit inaudible soit muette, comme l’a montré son abstention sur le projet de loi Peillon lors du CSE du 14 décembre.

La FSU doit revendiquer clairement l’abrogation de toutes les contre-réformes : loi Fillon de 2005, LRU, LMD, loi mobilité, retrait du projet Peillon,… Elle doit rompre le "dialogue social", avancer des revendications offensives et unifiantes : arrêt des recrutements de personnels précaires, titularisation de touTEs celles et ceux déjà recrutés, augmentation uniforme des salaires, retour à la retraite à 60 ans et aux 37,5 annuités, abrogation de l’évaluation actuelle des fonctionnaires, des avancements et primes au mérite, défense intransigeante de la laïcité, des droits et libertés, refus du dualisme scolaire, recrutement et formation des enseignantEs à la Licence avec entrée progressive dans le métier. La FSU doit contribuer à briser le carcan idéologique qui fait croire à un capitalisme indépassable, elle doit faire émerger un projet d’alternative anti capitaliste, pour l’école, la Fonction Publique, l’ensemble de la société, pour redonner l’espoir et l’envie de lutter. Tel sera le sens des interventions d’Émancipation dans ce 7ième congrès.

Contribution pour le congrès FSU 06 (Henri Amadéi)

Rompre avec l’austérité et le capitalisme,
l’attentisme syndical et le "dialogue social" !

Sauf quelques mesures attendues mais symboliques, la politique de Sarkozy se poursuit : précarité, suppressions massives de poste dans la Fonction publique, souffrance au travail, maintien des contre-réformes du système éducatif (LRU, entretiens individuels d’évaluation, etc …), gel du point d’indice, casse des services publics, chasse aux Roms…

Le pire reste à venir
Les principales contre-réformes de Sarkozy sont conservées. Les assises de l’enseignement supérieur et de la recherche s’apparentent à une vaste fumisterie. La LRU pourtant largement combattue ne sera pas retirée mais seulement "toilettée".

Les créations de postes annoncées (éducation, police, justice) se feraient par la précarité et des "redéploiements" aux dépens des autres services publics… pour diviser et entraver une possible riposte unitaire interprofessionnelle. Plans sociaux, précarité systématisée (emplois d’avenir, "flexi-sécurité", … tractations avec les régions) ! TravailleurEs et jeunes seraient ainsi massivement condamnéEs à la précarité, privéEs de salaires décents, de garanties professionnelles, de droits à la retraite…

Un syndicalisme pour la lutte
"Dialogue social" et"concertations" sont utilisés par gouvernement et patronat pour faire avaler aux travailleurEs la crise du capitalisme. Il n’y a pas de négociation sans un rapport de force construit dans les établissements et dans la rue, pour défendre – sans en rabattre – les revendications :
- titularisation immédiates de tous les personnels précaires,
- unification vers le haut des statuts, conditions de travail et salaires,
- salaires (augmentations uniformes, 300 euros pour touTEs, en points d’indices…)
- protection sociale,
- abrogation des lois anti-laïques, de toutes les contre-réformes de Sarkozy,
- reconstruction d’une formation pédagogique et professionnelle,
- Une Ecole Emancipatrice par la nationalisation de l’enseignement privé, une éducation polyvalente et polytechnique sans ségrégation ni rupture jusqu’à la fin du lycée.

S’appuyer sur les secteurs mobilisés, pour construire des luttes durables (au lieu de grèves de 24h) portées par l’AUTO-ORGANISATION (AG souveraines, coordinations, collectifs…) et des intersyndicales orientées vers la construction de mouvements d’ensemble Public-Privé.

Pour une FSU de lutte, indépendante et revendicative,
ÉMANCIPATION

Contact 06 : amadei@wanadoo.fr - site www.emancipation.fr

Contribution du GD 83 sur les enjeux du congrès de la FSU

A quoi peut bien servir un congrès de la FSU ?

On pourrait effectivement se poser la question. Il n’y a plus de doutes sur les orientations gouvernementales, à savoir une politique d’austérité comme dans d’autres pays européens : "flexisécurité" minant le code du Travail et les conventions collectives, soumission au MEDEF, suppressions de postes dans le public… y compris dans l’éducation : préparation de diverses lois (sur l’école, l’enseignement supérieur et la recherche, sur la décentralisation) dans la continuité de la politique éducative de Sarkozy : les contre-réformes qui minent l’école publique sont maintenues.

En d’autres termes, ce gouvernement défend les intérêts du capitalisme. Et la plupart des directions syndicales ne s’y opposent pas, se limitant à des "journées d’action" sans véritable appel à la grève… mais passent beaucoup de temps dans des "concertations" diverses, variées et inutiles.

Dans ce contexte particulier, notre congrès aura deux enjeux majeurs.
D’abord, face à la politique gouvernementale, porter l’espoir d’une autre société, en rupture avec le capitalisme et non pas en l’accompagnant. Cela passe par des revendications en cohérence avec ce but. Pour l’école bien sûr. Mais aussi pour ses personnels (défense du statut, titularisation immédiate de touTEs les précaires…). Et enfin pour l’ensemble de la société, en combattant toutes les dominations (patriarcales et sexistes, religieuses, économiques et patronales, xénophobes, homophobes…). Donc rompre avec la situation actuelle, en commençant par l’abrogation de toutes les mesures réactionnaires de Sarkozy.

Ensuite changer de syndicalisme : la résignation aux inégalités et l’acceptation de la société capitaliste produisent un syndicalisme routinier, d’appareil voire d’expertise. La FSU n’est pas épargnée. Pourtant toutes les conquêtes sociales n’ont été obtenues que par des grandes grèves, et non par le "dialogue social" ou des journées d’action sans lendemain : c’est dans cette voie que la FSU doit agir.

Et en commençant dès maintenant. Ainsi le projet de loi d’orientation sur l’école qui vient d’être communiqué est inacceptable : il reprend l’essentiel des régressions rejetées par les personnels (socle commun et LPC, déréglementations en tous genres…). Préparer la grève pour son retrait s’impose !

… finalement, un congrès de la FSU peut se révéler utile pour rompre définitivement avec une politique antisociale.

Les militantEs d’Émancipation 83
contact : er@emancipation.fr


Documents joints

contribution congrès FSU 06
contribution congrès FSU 06
contribution congrès FSU 17
contribution congrès FSU 17
contribution congrès FSU 83
contribution congrès FSU 83

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