Finistère, Seine-Maritime, Rhône, Bouches-du-Rône… le vote Emancipation dans les départements

lundi 29 octobre 2012
par  QD, Administrateur

Ci-dessous et en pièce jointe, les textes d’Emancipation publiés dans plusieurs départements pour les élections internes de la FSU.

Finistère

Le gouvernement a changé mais ses considérants économiques fondamentaux sont les mêmes que ceux du gouvernement Sarkozy. Dans un contexte de crise, il ne peut que poursuivre l’oeuvre de son prédecesseur. Pour Emancipation, il faut donc se préparer au combat en portant des revendications comme l’abrogation de toutes les mesures réactionnaires prises par Sarkozy et plus généralement le refus de plier la vie des personnels et le respect des droits fondamentaux des usagers aux contraintes du capitalisme.

De telles revendications ne peuvent être imposées que par un rapport de force qui passe par la construction de la grève interprofessionnelle public- privé. Il est de la responsabilité des organisations syndicales d’impulser la mise en place de cadres d’auto-organisation permettant aux salariés d’organiser et de contrôler leur mobilisation.

Pour faire face aux mesures régressives pour les salariés, Emancipation réaffirme la nécessité d’indépendance organique du syndicat, à fortiori vis à vis des organisations chargées de mettre en oeuvre les exigences des capitalistes. C’est pourquoi Emancipation défendra la non adhésion de la FSU à la Confédération Européenne des Syndicats, cette confédération étant liée organiquement à l’Union Européenne qui coordine les plans de rigueur.

Contact : se.da-silva@laposte.net

Seine-Maritime : C’est quand qu’on va où ?

La défaite sarkozienne aurait-elle repeint l’avenir en rose ? Alors que la crise du capitalisme poursuit la destruction des droits sociaux, le nouveau pouvoir ne propose que la purge et la compétitivité : l’amélioration du sort des salariéEs pourrait-elle venir de l’austérité généralisée pour la survie du capitalisme ?

CertainEs pourront trouver du positif dans le récent rapport sur l’Ecole (plus de maîtres que de classes, réaffirmation de l’enseignement pré-élémentaire…). C’est oublier que nombre de mesures précédentes demeurent et que le carcan budgétaire impose des redéploiements entre ministères qui rendent illusoire la réhabilitation des services publics.

La FSU doit ouvrir d’autres perspectives en rupture avec le système capitaliste : annulation de la dette, expropriation des banques et grands groupes sous contrôle des salariéEs... Elle doit exiger comme préalable l’abrogation de la loi Fillon (sur les lycées, le "socle commun"…), du LPC, de la "mastérisation", des lois LRU, LMD, de la RGPP… et organiser la lutte
- pour une école émancipatrice, égalitaire, coopérative, sans hiérarchie entre les savoirs ;
- pour une école laïque, ce qui nécessite l’abrogation de toutes les lois anti-laïques ;
- pour des revendications unifiantes pour les travailleurEs, dont des augmentations uniformes de salaire ;
- pour le réemploi et la titularisation sans conditions de touTEs les non titulaires, et pour l’arrêt du recrutement de précaires.

Cela implique d’en finir avec l’orientation de la direction UA-EE de la FSU, bercée par le leurre du "dialogue social" qui la condamne à accompagner l’application des politiques gouvernementales dictées par une Union Européenne inféodée au capitalisme financier.

La FSU doit faire vivre un autre syndicalisme :
- qui combat pour des mesures immédiates pour tous les personnels : rétablissement de tous les postes supprimés et création des postes nécessaires pour la seule école publique ;
- qui agit pour la défense intransigeante des droits et libertés publiques, pour la régularisation de touTEs les sans-papiers ;
- s’appuyant sur les secteurs mobilisés, pour construire des luttes durables (plutôt que les grèves de 24h) portées par l’auto-organisation (AG souveraines, coordinations…), et sur des intersyndicales orientées vers la construction des grands mouvements d’ensemble Public-Privé nécessaires à la reconquête de nos droits.

Pour une FSU revendicative et combative, VOTEZ ÉMANCIPATION

Contacts EMANCIPATION : Philippe LEVET, ph.levet@orange.fr
ou Catherine DUMONT, 02 35 07 32 19

Rhône : Face à la crise, défendre les revendications

Le vote aux élections du printemps dernier exprimait la volonté de voir abrogées toutes les mesures contre l’enseignement public et de voir satisfaites les revendications.

Nombre de mesures sarkozystes pouvaient être annulées, comme les sanctions contre les “désobéisseurs”. Or, Peillon a déclaré qu’il n’annulerait pas ces sanctions.

Une nouvelle baisse du pouvoir d’achat est programmée par la poursuite du gel du point d’indice d’une part et l’augmentation des impôts d’autre part.

Le rapport issu de la “concertation”, l’intervention d’Hollande à la Sorbonne tracent les axes de la loi d’orientation Peillon : les piliers des “réformes” combattues seraient maintenus.

Les programmes disciplinaires seraient “élagués” et alignés sur le “socle commun”, “pilier de la scolarité obligatoire”. La suppression des notes au profit d’un LPC “rénové” annonce le règne de l’évaluation par compétences. La mise en œuvre avec “souplesse” et de façon individualisée du “cadrage national” conduit à la dislocation des programmes et horaires nationaux. L’annonce de “projets éducatifs locaux” inscrits dans la loi, montre que l’“autonomie” est partout présente même si le mot ne figure pas. D’autant que la loi d’orientation va s’articuler à la nouvelle loi de décentralisation…

La diminution des horaires disciplinaires en lycée général, accompagnée de “dominantes” (majeures/mineures), de crédits capitalisables, l’apprentissage en lycée professionnel, la régionalisation de toute la formation initiale... Tout cela va vers la mise en cause du cadre national et un bac général en CCF, comme le bac pro.

“Champs disciplinaires” au collège et “pédagogie de projets interdisciplinaires” au lycée annoncent la bi, voire polyvalence des enseignants. Les “emplois d’avenir professeurs” instaurent un “personnel” polyvalent, annualisé, soumis au chef d’établissement. Les recrutements annoncés pérennisent la suppression de la formation initiale sous statut de fonctionnaire stagiaire. Et la nouvelle étape de décentralisation menace les statuts de tous les personnels.

Voilà le résultat des “concertations” qui se mènent depuis trois mois. Ces projets sont la négation de toutes les revendications portées dans les mobilisations. Ils ne sont en rien négociables.

La responsabilité de la FSU, c’est de défendre les revendications et de construire le combat uni pour les arracher :
- rétablissement et création des postes nécessaires dans le cadre des garanties statutaires, formation initiale sous statut de fonctionnaire stagiaire,
- défense du statut, rejet de la décentralisation,
- hausse immédiate des salaires pour tous (non des primes, indemnités),
- défense de la sécurité sociale (ni CSG, ni fiscalisation).

Il faut pour cela rompre avec le “dialogue social” et toutes les “concertations”.

Pour que cette orientation puisse être défendue dans la FSU, VOTEZ Émancipation.

Bouches-du-Rhône : Le gouvernement continue la casse sociale,
engageons la riposte

Le gouvernement Hollande-Ayrault a donc réussi à trouver une majorité de députés pour ratifier le traité Merkel-Sarkozy et sa règle d’or. Son entrée en vigueur est un appui supplémentaire pour que des dizaines de milliards d’Euros soient soustraits aux services publics, à la protection sociale avec les conséquences que l’on imagine. Comment avouer plus clairement que la politique de ce gouvernement se situe dans la continuité de celle de Sarkozy ?

Tandis que les plans de licenciements (PSA, Doux, Arcelor…) se multiplient, que la traque éhontée des Roms et Sans-papiers se poursuit, la suite, c’est le budget 2013, un budget « de choc » au service des patrons, des possédants avec la poursuite des suppressions de postes et du gel des salaires.

« Dialogue social » à tous les étages pour de nouvelles attaques

Dans le contexte d’aggravation de la crise capitaliste, le gouvernement Hollande-Ayrault a lancé une concertation avec les « partenaires sociaux » sur la « compétitivité » pour déboucher sur « un compromis historique » d’ici la fin de l’année. L’idée est de tendre vers la « flexisécurité », c’est à dire la précarité généralisée et faire des travailleurs des variables d’ajustement. De nouvelles attaques contre le financement de la sécurité sociale sont prévues (via la CSG et de nouvelles exonérations de cotisations).

À l’université, la loi LRU n’est pas abrogée, il est question de « l’améliorer » pour pousser la logique de l’autonomie jusqu’au bout via la concertation en cours dans les assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans toute la fonction publique, l’objectif est de baisser les « coûts » (décentralisation, précarité ..).

La continuité aussi à l’école

Dans l’enseignement, la création des emplois d’avenir professeur (18000 en trois ans, recrutés sous contrat de droit privé par les chefs d’établissements) est une réserve de précarité et une attaque contre le statut, tandis le budget 2013 ne prévoit aucune création de poste statutaire (un peu plus de 8000 équivalents-temps-pleins).

Mais le pire est à venir avec le projet de loi Peillon. Le contenu du rapport de la concertation, les orientations fixées par le gouvernement dessinent les contours d’une loi qui ne remet en cause aucune contre-réforme sarkozyste (à commencer par le socle commun qu’il s’agirait de « rénover », mais aussi les réformes des trois voies du lycée) et qui pose les bases de nouvelles attaques.

La réforme Peillon sera adossée à la nouvelle loi de décentralisation qui prévoit déjà le transfert de l’orientation et les cartes de formations professionnelles aux régions (quid de l’avenir des lycées pro ?). Sous couvert des rythmes scolaires, les enseignants du premier degré verraient leur charge de travail alourdie (40 jours de plus dans l’année) tandis qu’une partie de leur service pourrait se faire sous la tutelle des collectivités locales.

Au-delà, V.Peillon ne fait pas mystère que la prochaine étape concerne les missions des enseignants donc leur statut.

Pour la rupture avec le gouvernement

La défaite de Sarkozy aux élections exprimait l’aspiration à une autre politique et la volonté de voir les revendications satisfaites. Tel n’est pas l’objectif du gouvernement Hollande-Ayrault dont la soumission entière aux besoins patronaux, au capitalisme en faillite ne fait aucun doute. Sur toutes les questions, la politique menée par l’actuel gouvernement se situe dans la droite ligne de celle menée par ces prédécesseurs. Dans ces conditions, il n’y a plus rien à discuter ni à négocier.

C’est pourquoi la responsabilité de la FSU, c’est de se situer en opposition à ce gouvernement, de rompre le « dialogue social », de le faire savoir et d’appeler les autres fédérations syndicales au combat uni pour gagner sur les revendicationsà commencer par l’abrogation des contre-réformes sarkozystes, combattues par les personnels durant cinq ans, mais aussi :
- Annulation de la dette. Cette dette n’est pas celle des travailleurs.
- Création des postes statutaires nécessaires. Rétablissement d’une véritable formation des enseignants.
- Titularisation sans condition de tous les précaires de la fonction publique.
- Hausse immédiate des salaires pour tous

Au-delà, il est évidemment essentiel que les personnels se réapproprient leurs syndicats, pour les revitaliser, en faire des instruments en défense des acquis, et engager le tous ensemble pour la riposte nécessaire.

Pour que cette orientation puisse être défendue dans la FSU, VOTEZ Émancipation.

Contact : deislerballack@orange.fr


Documents joints

texte du finistère
texte du finistère
texte de la seine-maritime
texte de la seine-maritime
texte des bouches-du-rhone
texte des bouches-du-rhone
texte du rhone
texte du rhone

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