Aux côtés des travailleurEs et du peuple de Gwadloup toutes et tous uniEs contre le capitalisme et le colonialisme triomphants !

lundi 2 avril 2012

Alors que les candidatEs à l’élection présidentielle se succèdent sous les Tropiques en quête de voix, les travailleurEs et les peuples des DOM – départements dits Français- subissent une domination économique aggravée et une exploitation extrême, une véritable pwofitasyion !

Une pwofitasyon sur les prix

Dans ces régions dépendant totalement des grands groupes pétroliers et des BTP, des békés détenteurs de l’import-distribution et de politiciens gestionnaires sans contrôle des marchés publics, aucun frein n’est possible.

Malgré les accords signés en 2009, les prix n’ont cessé d’augmenter. L’Etat et les collectivités s’étaient pourtant engagéEs à faire respecter les baisse de prix négociées, à répercuter les baisses des taxes –notamment de l’octroi de mer- et, plus généralement, à lutter contre la pwofitasyon sur les prix.

Résultats des courses : en Martinique, malgré l’arrivée d’une nouvelle enseigne symbole-même de la concurrence et des prix bas –E.Leclerc- les prix restent supérieurs à 84% en moyenne par rapport à ceux de la France !

En Gwadloup, malgré les promesses de la ministre de l’Outre-Mer, M.L. Penchard, des Présidents des Conseils Régional et Général, Lurel et Gilot, le Groupe d’Intervention Régional – censé lutter contre les pratiques abusives en matières de prix- n’a rien fait : ni enquêtes, ni études sur les prix et les revenus, ni mise en place de la plateforme pour agir sur la baisse des prix, ni mise en fonctionnement du numéro vert à destination des consommateurs/trices !

Les prix flambent donc et continueront de flamber : 14 cts de plus sur les 2 derniers mois pour le super sans plomb, alors que l’opacité est maintenue sur l’origine de ces carburants et sur leurs normes- dont tout laisse à croire qu’ils reviennent moins chers qu’en Europe. Jégo avait même reconnu, en 2009, que Total volait l’Etat français en lui faisant payer des traitements que ses carburants ne subissaient pas et l’avait même menacé d’une plainte !

Pendant ce temps, la pwofitation sur le peuple s’accroît !

Certains employeurs, qui ont pourtant reçu les aides de l’Etat et des Collectivités, refusent d’appliquer l’accord BINO sur les salaires. Tandis que ces derniers, donc, s’enrichissent en volant les travailleurEs, les salaires demeurent inférieurs à 40% par rapport à ceux de France, et chacun cherche à les rogner davantage !

La situation des jeunes, de plus en plus nombreux à sortir de l’école sans diplômes et sans emplois, se dégrade. Celle des chômeurEs et des précaires ne vaut pas mieux, tandis que, comme partout ailleurs, la protection sociale s’amenuise !

L’École – et la formation en général- payent un lourd tribut puisque la Gwadloup compte parmi les départements les plus touchés par les suppressions de postes et que le plan d’urgence pour la formation et l’emploi n’a jamais vu le jour !

Mais, les travaileurEs et le peuple gwadloupeyen ont repris le chemin de la lutte !

Partout, les mouvements naissent et se développent : ainsi, depuis le 1er décembre 2011, Marie-Galante toute entière s’est mobilisée pour sauver son hôpital, ses écoles, sa filière sucrière et lutter contre l’appauvrissement généralisé de l’île. Manifestations et grèves générales s’y succèdent…Depuis décembre également, les communaux de Goyave sont en grève illimitée contre la décision du maire socialiste de supprimer les 40% de vie chère en cas de congés de maladie, contrairement à la législation en vigueur !

A la Poste, à Pôle Emploi, au CHU, mais aussi dans le Privé, les grèves se multiplient.

La grève générale du 27 mars dernier a mis plus de 10 000 manifestantEs dans la rue, malgré un dénigrement systématique des médias et de la gauche au pouvoir localement.

Nul doute que le 1er mai, puis la 2ème grève générale annoncée pour le 10 mai seront des rendez-vous importants !

UniEs, déterminéEs, debout, les travailleurEs gwadloupéyenNEs veulent relever le défis que les forces coloniales et capitalistes leur lancent.

Toutes et tous, nous devons être à leurs côtés, kont tout pwofitasyon !

Eliane PAUL-DI VINCENZO

Trois-Rivières, le 2avril 2012


Brèves

2 février - Communiqué PPCR

Mise en œuvre du protocole PPCR : plus de risques que de bénéfices sur la feuille de paye (...)

1er octobre 2016 - L’évaluation en débat au CDFN de la FSU

Le projet de réforme de l’évaluation des personnels vient compléter l’ensemble des réformes qui ont (...)

2 septembre 2016 - Retrait du projet “d’évaluation” des personnels enseignants !

La mise en place de la loi de “refondation” de l’école (2013) impose la redéfinition du métier (...)