Contribution Emancipation : la CES, une structure à la botte de l’Europe libérale

mardi 21 février 2012
par  QD, Administrateur

Ci-dessous une contribution d’un militant d’Emancipation dans le cadre de la préparation du congrès national du SNES, à propos de la Confédération Européenne des Syndicats.

CES : une structure à la botte de l’Europe libérale

Tous les patrons ont fait un jour ce rêve : contrôler le syndicalisme et en faire un corps social intermédiaire docile. L’Union Européenne l’a fait. Toutes les structures créées par l’Europe libérale ont en commun le manque de transparence ou de démocratie et des « valeurs » idéologiques communes basées sur la concurrence, les privatisations et la déréglementation. Ainsi la Commission européenne trouve illégal d’interdire les OGM.

La Confédération Européenne des Syndicats (CES), comme son nom ne l’indique pas, n’est pas un syndicat. Elle se définit comme un des partenaires sociaux reconnus par l’Union Européenne. C’est le stade ultime de l’intégration. 73,7% de ses fonds viennent de l’Union Européenne. Ses dirigeants reçoivent des salaires somptueux. La CES conçoit l’action syndicale comme du lobbying. Le mot « lutte des classes » est étranger à son vocabulaire.

La nouvelle secrétaire générale, Bernadette Ségol, n’a jamais été syndiquée. Son premier fait d’arme a été d’approuver le plan Sarkozy-Merkel de « relance » de l’Europe (comprendre de démantèlement des acquis sociaux).

La CES est présente aux côtés de « Business Europe » dans les réunions d’instances européennes au titre des « partenaires sociaux » reconnus par la commission.

Dans la CES, il y a le CSEE (comité syndical européen de l’éducation) auquel adhère le SNES. Ce comité s’inscrit dans le dialogue social européen et ses applications institutionnelles qui constituent un élément important de la stratégie de Lisbonne.

CGT, CFDT, UNSA, FO et CFTC sont dans la CES. La FSU rêve d’y adhérer, mais pour l’instant cette adhésion est refusée. L’argument avancé pour l’adhésion, c’est « qu’on va changer la CES de l’intérieur ». Ben voyons : l’Europe attaque tous les pays, leur impose des « plans d’austérité » draconiens, les oblige à tout vendre, plonge la moitié du peuple grec sous le seuil de pauvreté.

Ça mériterait une grève générale européenne contre l’austérité et pour la nationalisation des banques. Non : la CES trouve que la politique européenne va dans le bon sens.

Il est temps que le SNES et la FSU rompent tout lien avec cette structure. Il est temps de construire un regroupement de syndicats combatifs.

Pierre Stambul (Emancipation, Marseille)


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