Contribution Emancipation : Sortir du capitalisme, pas une utopie mais une nécessité absolue !

jeudi 9 février 2012
par  QD, Administrateur

Ci-dessous une contribution d’un militant d’Emancipation dans le cadre de la préparation du congrès national du SNES, sur le sujet du rapport au capitalisme.

Sortir du capitalisme :
Pas une utopie mais une nécessité absolue !


Dans les publications du SNES et de la FSU, on ne parle jamais du capitalisme ou alors on précise « capitalisme financier » comme s’il en existait un autre à visage humain. On y parle à longueur de texte « d’alternative »,mais quand on examine cette alternative, il s’agit tout au plus d’une politique de relance fondée sur les services publics.

Ces propositions n’ont pas de sens. Elles évitent d’affronter tout ce que le capitalisme a mis en place : le dumping social généralisé, la précarité, la concurrence de touTEs contre touTEs, l’institutionnalisation d’inégalités énormes et la destruction systématique de toutes les conquêtes sociales, des droits, des statuts, des libertés. Une telle stratégie d’évitement amène à « dialoguer » avec le pouvoir, à s’inscrire dans toutes les structures prévues par le système capitaliste pour faire des syndicats des partenaires dociles. Une telle stratégie donne des illusions et nous désarme.

En Europe, on est passé à une phase barbare : une tentative concertée d’appauvrir les sociétés, de détruire leur tissu social, une volonté de faire payer aux peuples pour toutes les spéculations des banquiers et des maîtres du monde. Le FMI trouve « insupportable » que le salaire minimum en Grèce soit de 500 euros. Il en exige la suppression. Dans une économie capitaliste mondialisée, les profits d’une minorité passent par l’alignement de notre niveau de vie sur celui des pays où les travailleurs/euses sont sous-payées et surexploitéEs.

Tant que notre syndicalisme ne posera pas la question du système économique, des institutions françaises ou européennes, d’une société raciste, sexiste et hiérarchisée où les capitalistes possèdent tout et contrôlent les médias, les défaites s’accumuleront et elles ont été nombreuses ces dernières années.

Faute de perspective anticapitaliste, la « gauche » européenne syndicale et politique propose les mêmes recettes que le tandem Sarkozy-Merkel. En Italie, le plus grand syndicat, la CGIL, a approuvé l’arrivée au pouvoir de Mario Monti, l’homme de Goldman Sachs. En Espagne l’ancien gouvernement « socialiste » a accepté toutes les conditions exigées par les patrons. Il a perdu le pouvoir, mais cette stratégie suicidaire se poursuit : les deux plus grands syndicats viennent d’accepter le gel des salaires.

Le SNES, la FSU et tout le syndicalisme doivent rompre avec cette orientation qui conduit à refuser l’affrontement avec le pouvoir. La voie à suivre, ce sont les grèves générales qui ont eu lieu en Grèce, au Portugal, en Belgique, c’est la recherche d’alliances dans le syndicalisme de lutte et de résistance. C’est le refus d’accepter le démantèlement des services publics et de la protection sociale.


Pierre Stambul (Emancipation, Marseille)

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