Sanctionner une orientation qui mène à des échecs… et agir pour changer le SNES !

lundi 16 janvier 2012
par  QD, Administrateur

En vu de son congrès national d’avril 2012, la direction du SNES soumet au vote des syndiqué-e-s son rapport d’activité. Voici la contribution d’Emancipation.

Sanctionner une orientation qui mène à des échecs…
… et agir pour changer le SNES !

Tri social généralisé, souffrance des élèves comme des personnels, déni et destruction des droits : la casse de l’école publique atteint un point culminant. La classe dominante entend en finir avec tous les acquis.

Mais l’orientation suivie par la direction nationale Unité Action du SNES et de la FSU (en association avec L’Ecole Emancipée ) a fourni au pouvoir le plus réactionnaire depuis longtemps des points d’attaque importants !

Les fruits amers du "dialogue social"…
En choisissant le cadre du "dialogue social" avec Sarkozy, le SNES s’est condamné à s’associer à l’élaboration et à l’application de contre–réformes :
- abstention désastreuse au Comité Technique de mai 2009 sur la contre-réforme de la "masterisation". Résultat : fin de la formation professionnelle et des 4-6 heures de service pour les stagiaires.
- Idem pour la "réforme" de la "représentativité syndicale"… résultat : affaiblissement de la FSU (vote électronique), comme des droits et moyens syndicaux !
- Idem pour le protocole sur la précarité : la direction du SNES a cherché - en vain – à imposer que la FSU signe la généralisation du contrat contre le statut.

Alors que les personnels ont montré leur capacité à se mobiliser pour le retrait pur et simple des contre-réformes : lycée général, STI, livret personnel de compétences… la direction du SNES se borne à demander des "moratoires", de "bonnes réformes". Et même quand elle opte pour le retrait, comme sur le décret évaluation, elle se déclare prête à un compromis et accepte que l’unité avec les syndicats plus mous débouche seulement sur des journées de grèves avant les vacances.

… pendant d’une stratégie erronée de lutte
Souvent, les "intersyndicales" de sommet qui refusent une lutte frontale avec le gouvernement dédouanent bien le S4. Ainsi sur les retraites : l’ "intersyndicale" s’est refusée obstinément à revendiquer le retrait du projet gouvernemental (acceptant donc une grande partie), comme à soutenir et à appeler à la généralisation des grèves reconductibles. Alors que Sarkozy était fragilisé, au final on a eu un recul social important.

Dans le domaine éducatif les demandes syndicales ont porté sur des aspects particuliers de la politique gouvernementale sans remettre en cause sa globalité. Et l’action s’est donc réduite en général à des "journées d’action".

Rompons cet engrenage !
Pourtant quand le syndicalisme est clair sur les revendications et les moyens de lutte (la grève) sans s’engluer dans des "concertations", il peut mettre en difficulté le pouvoir, comme sur l’ "évaluation" des personnels. Elargir la brèche sur cette question essentielle, et aussi sur les autres attaques contre les statuts et l’Ecole publique (suppressions de postes et donc d’emplois, mise en cause des vacances, des horaires de présence, de la monovalence, du recrutement et des mutations…) c’est résister à l’agression de ce gouvernement (ou de tout autre).
C’est aussi permettre de faire progresser une perspective et des revendications en rupture avec le système capitaliste. Et de construire l’unité des salariéEs sur ces bases. Cela est nécessaire : ce système détruit les droits conquis depuis des décennies ; suivre la stratégie d’organisations comme la Confédération Européenne des Syndicats qui parlent de "dialogue", de "partenaires sociaux"… ne peut conduire qu’à de nouvelles défaites et régressions. A cet égard, le "syndicalisme de proposition" d’UA nationale a fait son temps.

Dire "Non" à l’orientation actuelle du SNES, ce n’est pas appeler à quitter le syndicat. C’est affirmer que sur tous les plans - organisation des luttes, plateforme revendicative, démocratie interne… - le SNES peut et doit changer. Pour ce faire, impliquons-nous activement, pour faire progresser une orientation et des pratiques différentes. Émancipation propose de le faire avec vous.

… votez "Non"
et rejoignez celles et ceux qui veulent changer le SNES !

Pour tout contact : er@emancipation.fr


Documents joints

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