Affronter le gouvernement dès la rentrée

mercredi 20 juillet 2011
par  Rosine

Les raisons de poursuivre les mobilisations dès la rentrée sont nombreuses :

  • suppressions de postes, fermetures de classes et même d’écoles entières,
  • dégradation des conditions de travail et d’enseignement, alourdissement des effectifs dans les classes
  • poursuite des contre-réformes en cours : fichage des enfants et des jeunes à l’école et au collège, facilité par le Livret Personnel de Compétences et des évaluations qui n’ont aucune pertinence pédagogique, démantèlement de l’enseignement spécialisé, polyvalence imposée dans les établissements CLAIR avec l’EIST, autoritarisme croissant des chefs d’établissements, casse du lycée et regroupement des options pour supprimer les postes, destruction de la formation initiale et continue des enseignantEs, dénaturation de la Licence, augmentation des frais d’inscription dans les universités,
  • multiplication des attaques contre les statuts, licenciement des personnels précaires et extension de nouveaux recrutements de non titulaires.

Ainsi, l’accord TRON, contre lequel Émancipation a mené la bataille, de même que contre les concertations qui l’ont préparé, fait croire à une résorption de la précarité, alors qu’il prévoit la généralisation des recrutements par contrats, que le CDI écartera définitivement de la titularisation dans la Fonction Publique les quelques personnes concernées, et que les mesures de titularisation ne concernent que 2 % des agents non titulaires.

Le double contexte des élections professionnelles (du 13 au 20 octobre) et des élections présidentielles pèse sur cette rentrée scolaire 2011. Alors que le pouvoir, toujours plus discrédité, recherche en permanence l’effet d’annonce, les mesures qui réorganisent le « dialogue social », avec l’aval des principales organisations syndicales, menacent à court terme l’exercice élémentaire des droits syndicaux, et ne fait qu’exacerber une concurrence syndicale qui n’a jamais été propice au développement des luttes.

C’est sans doute pourquoi l’intersyndicale nationale, jugeant les conditions de cette rentrée catastrophiques, a décidé une grève de 24 heures le 27 septembre, trois semaines après la rentrée des classes, retombant ainsi dans l’ornière des journées de mobilisation sans perspectives.

Dans ce contexte, Émancipation Tendance intersyndicale appelle dans les établissements et lieux de travail, à contacter les personnels précaires victimes de licenciements, et à contribuer à la constitution de collectifs de lutte contre la précarité en vue d’exiger le réemploi de tous les personnels et de revendiquer la titularisation immédiate dans la Fonction Publique de touTEs les précaires.

Elle appelle à organiser dès la pré rentrée, en lien avec les parents d’élèves, des Assemblées Générales sur les lieux de travail, propose la grève dès la rentrée et l’organisation de coordinations, pour engager un mouvement de lutte durable, susceptible de gagner les moyens de défendre et reconstruire un système éducatif public, démocratique et laïque. C’est au prix d’une dynamique de ce type que le 27 septembre pourrait avoir un sens.

Émancipation tendance intersyndicale, St Rome de Tarn, 17 juillet 2011.


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