Compte-rendu rapide du congrès national de la FSU

mardi 2 mars 2010
par  QD, Administrateur

Ci-dessous et en pièce jointe, un bref compte-rendu du congrès national de la FSU par les délégués Emancipation. Un compte-rendu complet sera publié dans quelques jours.

Bilan de mandat des 28 déléguéEs Émancipation au congrès national de la FSU

Pour le retrait des "réformes" ; pour une FSU au service des luttes !

Ce 6ème congrès national de la FSU s’est ouvert, à Lille le1er février, dans le double contexte du bilan syndical catastrophique de ces deux dernières années et du démarrage des mobilisations dans l’Ille-et-Vilaine et la Seine-Saint-Denis.

Dès l’ouverture du congrès nous avons donné le ton en diffusant notre tract "Lutter pour le retrait des « réformes » ; en finir avec le « dialogue social » !" et en demandant à ce que l’ordre du jour du congrès soit en phase avec la dynamique de montée des luttes.

RépartiEs dans les commissions des quatre thèmes du congrès, nous avons coordonné notre stratégie et nos interventions dans les réunions de tendance, et sommes pratiquement touTEs intervenuEs en commission et en plénière, malgré la tension permanente et le rythme de travail soutenu.

En dépit d’un temps d’intervention en plénière très court, une dizaine de minutes au total par thème octroyées à notre tendance, à l’issue de d’âpres négociations en commission d’organisation des débats, nous avons défendu l’essentiel de notre orientation et marqué les échanges.

Émancipation s’est affirmée comme la première tendance d’opposition de la FSU.

Sur tous les enjeux de ce congrès, nous avons mené la bataille pour développer nos positions, œuvré pour obtenir des mandats offensifs de la FSU et défendu des revendications unifiantes : retrait pur et simple de la réforme des lycées, abrogation des décrets du 29 juillet 2009 et retrait de la circulaire du 20 août 2009 concernant la "mastérisation", abandon des évaluations actuelles à l’école primaire et soutien aux désobéisseurEs, titularisation de touTEs les précaires sans conditions de concours ni de nationalité, nationalisation laïque de l’enseignement privé confessionnel et patronal, sans indemnités ni rachat, ancrage explicite de la FSU dans une perspective anticapitaliste, rupture du dialogue social et, sur les retraites, sortie du Conseil d’Orientation des Retraites, refus des accords de Bercy et retrait du projet de loi qui en est issu, refus d’une recomposition syndicale alignée sur "le dialogue social", la soumission aux "réformes" et à l’appareil d’État, refus de l’adhésion à la CES, solidarité internationale avec les travailleurs et la jeunesse haïtienne, avec le peuple tchétchène et les opposantEs russes, libération des militants d’Action Directe et de Georges Ibrahim Abdallah…

Sur l’action, nous avons défendu l’impérieuse nécessité de préparer les conditions d’un mouvement d’ensemble de la maternelle à l’université, vers la grève générale et de coordonner les luttes au niveau national.

Nous avons soutenu plusieurs amendements comme celui demandant l’abrogation de la LOLF ou celui exigeant l’abrogation de la loi sur le Service Minimum d’Accueil dans le premier degré.

Nous avons contribué activement au recul de la direction nationale sur l’adhésion à la confédération "syndicale" européenne ; celle-ci est contrainte de reporter cette adhésion après un vote des syndiquéEs. Nous avons montré les limites d’un rapprochement avec la CGT sur l’axe du "syndicalisme de proposition", notamment en brandissant pendant le discours de Bernard Thibault une grande banderole "Les CONTI de la FSU te saluent". Devant les résistances, l’appareil de la FSU a fait montre de ses difficultés et de sa fragilité par une gestion crispée du congrès plusieurs fois limite du point de vue de la démocratie. Mais la direction UA a bénéficié de l’appui de la plupart des déléguéEs EE au moment des votes finaux et du "mutisme" de courants réputés oppositionnels sur le "dialogue social"…

Bon nombre de nos positions ont très largement dépassé l’audience électorale d’ Emancipation .

Cela renforce notre détermination, à poursuivre en ce sens, pour nos interventions, dans nos syndicats respectifs comme dans les Assemblées Générales, au service des luttes et des revendications des personnels.


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