échos des congrès départementaux : la Seine et Marne.

dimanche 31 janvier 2010
par  Emancipation67

Nous vous donnons ci-dessous des éléments des congrès départementaux qui se sont déroulés.

Amendements et motion Emancipation sur le THEME 1

1), 2) et 3) Masterisation

Page 16, supprimer IV-3-3, IV-3-4, IV-3-5 et IV-3-6 et remplacer par les deux amendements suivants :

1) La réforme de la mastérisation

1.1. Analyse de la réforme

1.1.a. Le projet Chatel

Les ministres Pécresse et Chatel ont présenté aux syndicats la réforme sur la formation des maîtres. Cette présentation et les décisions du ministère font suite au travail des 4 “ groupes techniques de propositions ” (1-Professeurs des écoles, 2-professeurs agrégés, 3-Professeurs du secondaire, technique, d’EPS et CPE, 4-professeurs de lycée professionnel). Il s’agit de passer à l’application des décrets parus cet été sur la masterisation.

La FSU 77 considère que l’ensemble des dangers pour les statuts, les conditions de travail et la formation professionnelle des personnels, se confirment :
- les épreuves d’admissibilité et d’admission comportent « un temps spécifique d’interrogation sur la maîtrise de la compétence “ agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ” »(sic)
- les épreuves se déroulent durant l’année de M2. Et elles varient selon les concours : pour les PE épreuves d’admissibilité en septembre, épreuves d’admission en mai-juin ; pour les CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP épreuves écrites (admissibilité) début décembre. Rien n’est dit sur la date du début des épreuves d’admission. Pour l’agrégation : écrits en avril, oraux en juin-juillet. Lors de la même année un candidat pourra cumuler écrit d’un ou de plusieurs concours d’enseignants + master + stage + oraux des concours. Un tel dispositif n’autorise aucune préparation sérieuse au métier.
- stages d’ “ observation et de pratique accompagnée ” sont “ proposés ” aux étudiants de M1 et de début de M2. Ces stages en responsabilité sont “ prioritairement offerts ” aux étudiants admissibles. Étalés sur un espace de temps très faible, ils imposeront un service hebdomadaire d’enseignement très important pour ces étudiants qui vont remplacer des professeurs absents du jour au lendemain (pas de tuteur, étudiants à la place des TZR….)
- les stages après concours : “ Le tiers de l’année scolaire sera consacré à parfaire leur formation professionnelle ”, ce qui constitue la confirmation de 12 heures de cours hebdomadaire pour les enseignants stagiaires, inscrite dans la politique de suppression de milliers de postes.

1.1.b. Les objectifs du gouvernement

•A travers la masterisation, nouveau projet gouvernemental de réformes de la formation et de recrutement des enseignants, la FSU 77 dénonce la disparition des IUFM qui, quelles soient leurs évidentes limites actuelles, entraînera à court terme des régressions considérables dans tous les aspects de l’enseignement, ainsi qu’une division catégorielle et statutaire supplémentaire entre actuels et futurs enseignants, allant ainsi à l’encontre d’un processus d’unification des catégories.

• La mastérisation est, de plus, un véritable cheval de Troie de la précarité car dans le contexte de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et de suppression de milliers de postes, les étudiants qui obtiendront un master sans avoir le concours deviendront les futurs précaires de l’Education. Les professeurs de demain ne seront plus fonctionnaires ou, tout au moins, ce statut sera réservé à une petite minorité.
La mastérisation et les nouveaux concours de recrutement sont des éléments du projet global de démantèlement du système éducatif du gouvernement. Ils conduisent tout droit à la destruction du statut d’enseignant et du recrutement par concours (le concours = un poste), avec, comme dans l’enseignement privé, un système de recrutement et de mutation au gré de l’employeur, du chef d’Etablissement ou du conseil d’administration des éventuels EPEP.

2) La position de la FSU

La FSU revendique donc le retrait de la réforme des concours de recrutement des enseignants et de la réforme dite de la mastérisation.

3) Les revendications de la FSU :

La FSU revendique :
- des pré-recrutements à l’issue du Bac ouvrant droit au statut d’étudiant salarié, en lien avec un plan de recrutement pluri annuel ;
-  des concours à l’issue de la troisième année de Licence, ouverts à tout titulaire d’une Licence ;
-  l’autonomie complète des IUFM, tant à l’égard des universités qu’à l’égard des corps d’inspection et des hiérarchies, conçus comme des écoles professionnelles universitaires spécialisées. La formation dans les IUFM doit s’inscrire dans un cadrage national évitant l’atomisation des formations.
-  deux années de formation professionnelle rémunérée après obtention du concours pour toutes les catégories d’enseignantEs, prévoyant une entrée progressive dans le métier et donnant lieu à une validation finale de titularisation.
-  une première année de fonctionnaire titulaire permettant d’articuler acquis théoriques et pratiques pédagogiques
-  la reconnaissance pleine et entière d’un niveau de qualification à Bac + 5, comme c’est le cas par exemple pour les écoles d’ingénieurs

4) Réforme Chatel des lycées :

Page 6, 1ère colonne, remplacer le premier paragraphe du I-2-5 par :

"La réforme Chatel du lycée général constitue une grave régression :

- de la seconde à la Terminale, l’enseignement général serait réduit, avec l’introduction d’un accompagnement obligatoire pour tous les élèves dont l’horaire (2H) sera pris sur les enseignements disciplinaires.
- En Première, un tronc commun représentant 15 heures de cours (Histoire-Géo, LV, EPS, ECJS, Français) serait établi pour toutes les filières, avec regroupement des élèves de filières distinctes. On ferait ainsi des économies.
- En langues vivantes : de la seconde à la terminale, « généralisation de l’apprentissage des langues étrangères en groupes de compétences » ; regroupement systématique LV1 et LV2, ce qui permettrait d’autres économies. Les programmes communs à toutes les séries seraient orientés sur la « communication ». Seuls les élèves de L auraient doit à une « approche culturelle ».
- Les « enseignements d’exploration » remplaceraient les « enseignements de détermination » En Sciences économiques et pour tous ces enseignements, l’horaire en Seconde est divisé par deux, passant de trois heures à 1h30.
- Dans la filière littéraire : on liquiderait la voie L en tant que voie littéraire pour en faire une voie utilitaire spécialisée en droit ou en langue vivantes.
- « Autonomie » accrue des établissements : il y aurait regroupement de tous les horaires actuellement dédoublés et une gestion locale, examinée par le conseil pédagogique, puis présentée au CA par le Proviseur de l’ensemble de l’enveloppe horaire des dédoublements.

L’ « autonomie » permettra l’annualisation, la semestrialisation de certains enseignements, la mis en cause des horaires nationaux et à terme menace le statut national des enseignants.

La FSU agira pour le retrait du projet de réforme Chatel".

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Amendements d’Emancipation 77 sur le thème 1.

Amendements et motion Emancipation sur le THEME 2

1) et 2) RGPP

p. 19, II. Les politique mises en œuvre aujourd’hui
Ajouter à la fin du II.1 :

1) Pour le retrait de la RGPP

« La FSU 77 prend donc position pour le retrait de la RGPP, dispositif central de l’offensive du patronat et du gouvernement contre la fonction publique et les services publics ».

2) Pour un plan de mobilisation contre la RGPP

« Les personnels et les syndicats de différents ministères et services publics ont engagé des luttes contre la RGPP. Cependant, ces luttes limités à un secteur ou à quelques établissements ont été défaites, malgré l’importance de la mobilisation et la détermination des grévistes, comme à Météo France en 2008. Les dirigeants des syndicats CGT, Solidaires, CFDT et FO en avaient tiré la conclusion que « les journées d’action isolées ne peuvent être réellement utiles et positives que si elles offrent en perspective un mouvement unitaire et reconductible. Cela nous semble être l’attente majeure de nombreux secteurs, et considérons qu’il est de votre responsabilité en tant que structures nationales de travailler à cette dynamique commune ». (lettre du 04/12/08 aux fédérations de fonctionnaires et aux confédérations). La FSU entend cet appel et partage ce point de vue. Elle considère qu’il est nécessaire de préparer un plan de mobilisation, unissant les travailleurs de toute la Fonction Publique et tous les services publics, jusqu’à la grève générale pour obtenir le retrait de la RGPP. Elle s’adresse dans cette perspective aux autres fédérations de fonctionnaires et aux confédérations syndicales ».

3) Contre la création des EPEP

Page 18, 2e colonne, ajouter à la fin du I-2-2 à propos des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) :

"La FSU 77 dénonce et s’oppose fermement à la création des EPEP (Etablissement Public d’Enseignement Primaire).
En effet, le gouvernement, par la création de ces EPEP se désengagerait totalement des responsabilités qui doivent être les siennes en matière d’Education Nationale. Et cela, au profit des collectivités territoriales. Ce dispositif, rejeté également par l’Association des Maires de France, engendrerait des inégalités territoriales intolérables. Par exemple, ces structures, sous la direction d’un directeur à statut particulier (où les enseignants ne seront pas majoritaires), connaîtraient une inégalite d’organisation, une inégalite pédagogique et une inégalité financière. Cette dernière, pour certaines collectivités, conduirait à une recherche de financements privés. La FSU 77 s’oppose à toute privatisation de l’Ecole et mise en concurrence de l’Ecole.
De plus, à terme, ces EPEP gèreraient le recrutement des futurs enseignants et leur proposeraient des contrats de droits privés. Il n’y aurait plus aucune unité nationale en matière d‘Education et de gestion des personnels. La FSU 77 refuse toute sorte de décentralisation et de démantèlement de l’Ecole publique et laïque.
Une école qui souhaite faire réussir tous ses élèves a besoin d’une toute autre politique éducative et d’un budget conséquent d’où découleront de véritables moyens : augmentation du nombre d’enseignants, scolarisation des enfants de 2 ans, enseignement spécialisé doté d’enseignants formés et en nombre suffisant pour réduire considérablement l’échec scolaire, formation initiale et continue de qualité, gratuité effective de l’Ecole pour tous......
En conclusion, la FSU 77 demande le retrait total de ce projet
"

Motion Emancipation précarité :

Pour ne pas être bientôt touTEs précaires,
luttons pour une loi de titularisation sans condition de concours !

La précarité est une atteinte inacceptable à la dignité et aux droits des travailleurEs. Elle constitue l’une des formes les plus brutales de l’exploitation et de l’aliénation capitalistes : ce n’est pas un hasard si les plus touchéEs sont les femmes, les immigréEs et les sans papierEs.
Loin d’être conjoncturelle, l’emploi précaire est au contraire développé de façon délibérée par le patronat et l’Etat depuis de nombreuses années, avec un double objectif : disposer d’une main d’œuvre peu chère, taillable et corvéable à merci, aux capacités de résistance collective amoindrie et se forger une arme pour attaquer les salaires de l’ensemble des travailleurEs et les statuts de celles et ceux qui en ont encore... Pour le gouvernement, c’est un puissant levier pour imposer sa politique de casse et de classe.

Dans la Fonction Publique, la précarité est devenue un mode de gestion qui condamne des dizaines de milliers de personnels à galérer sur des emplois de plus en plus précaires, souvent pour faire le même travail que les titulaires avec la même formation, pour être moins payéEs et finir au chômage dans la mesure où il n’y a plus de perspectives de titularisation.
Cette politique, absolument inacceptable pour les collègues qui en subissent les conséquences dans leur vie quotidienne, permet de plus de "précariser" les luttes de l’ensemble des personnels.
Les suppressions de postes sont facilitées par la "variable d’ajustement" des précaires, que l’Etat licencie ou reprend au gré des supposés "besoins" ; elles viennent encore aggraver les conditions d’emploi des non titulaires.

La défense des statuts est rendue de plus en plus difficile par la multiplication des non titulaires (vacataires, contractuelLEs, CAE, AE, EVS, AVS et CDI, sans réelle garantie d’emploi), de plus en plus précaires, de plus en plus sous contrats privés. Les secteurs où sont recrutéEs le plus de précaires, comme les 5000 contrats aidés de "médiateurs de réussite éducative" prévus pour lutter contre l’absentéisme, sont les plus menacés (vie scolaire, orientation, service social…). Le pouvoir s’ingénie à prouver que c’est le statut qui doit être l’exception !

La lutte contre la baisse et l’individualisation des revenus se heurte à l’existence de salaires très bas pour le même travail. Les mobilisations pour refuser d’appliquer les contre réformes ou contre l’autoritarisme ont du mal à associer les précaires, plus fragiles et premierEs répriméEs.
La solidarité inconditionnelle avec les personnels les plus fragilisés ainsi que la défense efficace des statuts et des conditions de travail de touTEs imposent des réponses syndicales crédibles à la précarité.
Pour la FSU, ce qui est à l’ordre du jour, c’est l’organisation de ces personnels, par la syndicalisation et la généralisation de collectifs intersyndicaux. L’objectif étant d’associer davantage les précaires aux luttes collectives parce qu’ils en verraient l’utilité pour eux-mêmes.

Avant que nous ne soyons tous et toutes précaires, il faut adopter un dispositif revendicatif cohérent et organiser la lutte conjointe de tous les personnels pour obtenir :
- la garantie de réemploi de touTEs, à temps complet, avec paiement dès la prise de fonction et durant les vacances d’été ;
- la titularisation immédiate de touTEs les précaires sans conditions de concours , ni de nationalité, suivie si besoin des formations adaptées ;
- l’arrêt du recrutement de non titulaires.

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Amendements d’Emancipation 77 pour le thème 2

Amendements et motion Emancipation sur le THEME 3

1) Anticapitalisme :

Page 27, ajouter un paragraphe entre le I-3 et le I-4 :

« Seule la lutte de la classe ouvrière et des peuples opprimés du mondier peut ouvrir une issue aux souffrances dramatiques que le capitalisme fait subir à l’immense majorité de l’humanité. La grève générale de six semaines menée par les travailleurs et le peuple de Guadeloupe, caractérisée par un début de production sous contrôle des travailleurs et qui a réussi à faire plier le gouvernement Sarkozy et le patronat, en est un bel exemple. Les occupations d’usine et la producion sous gestion ou contrôle ouvrier qui lient leur sort à la lutte de tous les travailleurs en sont une autre illustration frappant. Mais les victoires ne peuvent être durables sans s’attaquer et en finir avec la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. L’alternative au système capitaliste en crise, permettant de mettre un terme à toute exploitation et à toute domination, est une société reposant sur l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange et leur gestion démocratique par les travailleurs auto-organisés ».

2) Lutte contre les licenciements

Page 28, 2e colonne, remplacer le titre du III-1-3 et le 1er paragraphe par :

«  Combattre la précarité sociale et les licenciements :
Pour la FSU, les différentes formes de flexibilité de la main-d’œuvre ("flexicurité", loi de mobilité dans le public) et de précarité contribuent à la fois à dégrader les conditions de vie des salariés, à faire éclater les solidarités collectives sur le lieu de travail et à empêcher les créations d’emplois. La FSU revendique la transformation des emplois précaires en emplois stables, le CDI comme seul type de contrat de travail dans le privé, l’interdiction des CDD et de l’interim.
Elle estime que la « Sécurité Sociale Professionnelle », dans ses différentes variantes, n’est nullement une solution au problème de la précarité, des licenciements et des fermetures d’usine. Seule la lutte des travailleurs peut empêcher les plans de licenciements et les fermetures d’usines. La FSU se prononce pour la levée du secret bancaire et commercial dans les entreprises. Elle défend l’occupation des entreprises par les travailleurs et la production sous le contrôle ou la gestion des travailleurs pour faire aux plans de licenciements et aux fermetures d’usines. Elle se bat pour la nationalisation sous contrôle des salariés de toute entreprise qui licencie ou ferme, avec le maintien de tous les emplois
 ».

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Amendements d’Emancipation 77 sur le thème 3.

Amendements et motion Emancipation sur le THEME 4

1) Réunification syndicale :

Page 40, 2e colonne, remplacer les paragraphes I-6-14 et I-6-15 par :

"Pour la FSU 77, rien ne justifie d’accepter un éparpillement syndical qui nuit considérablement à l’organisation unitaire du mouvement ouvrier, dans laquelle elle s’inscrit.
Pour elle, un vrai processus de (ré)unification syndicale doit se construire à partir des luttes.
Pour elle, le consensus minimal permettant la perspective d’une confédération unique des travailleurs pourrait reposer sur :
- l’indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et du gouvernement
- un syndicalisme de lutte s’inscrivant dans une perspective de rupture avec le capitalisme.
- la démocratie syndicale garantie entre autres par un authentique droit de tendance.
- l’existence de véritables structures syndicales interprofessionnelles regroupant sur une base géographique (sections locales, départementales…) tous les salariés, sur un mode de fonctionnement fédéraliste.
Dans le cadre d’un syndicalisme (ré)unifié, la FSU 77 continuera de militer pour l’auto-organisation des luttes et la défense des plus fragilisés, et pense que la (ré)unification syndicale est la meilleure garantie de gagner sur ces questions.
Toute décision transformant les structures de la FSU nécessite au préalable l’organisation d’un débat impliquant tous les syndiqués, et la tenue d’un congrès portant cette question à l’ordre du jour.
"

2) Dialogue social :

Page 40, 2e colonne, ajouter à la fin du paragraphe II-1-6 :

"La FSU considère :
- que le rôle du syndicalisme n’est pas de cogérer la régression sociale, de contribuer à la production de textes réglementaires défavorables pour les droits des salariéEs ou de participer à la mise en place des contre-réformes ; il est de faire valoir les revendications des personnels. Il doit donc veiller à conserver son indépendance par rapport à ce type de structures, notamment sur le plan financier.
- que dans certains cas, les structures de "concertation" ont pour but d’associer les personnels et les usagers à l’élaboration des décisions avec les collectivités territoriales et/ou les représentants de l’Etat dans le cadre de l’application de "réformes".
Cette multiplication des lieux de "concertation" peut entraîner une tendance à l’intégration du syndicalisme dans l’appareil d’Etat. Le syndicalisme peut contrer les tendances à l’institutionnalisation en s’appuyant en priorité sur l’activité syndicale sur les lieux de travail, par la revitalisation des sections syndicales de base : les rapports avec la hiérarchie et les représentants de l’Etat doivent être portés avant tout par la mobilisation des personnels, mandatant leurs représentantEs pour faire aboutir leurs revendications.
"

3) Incidences des accords de Bercy :

Page 40-41, remplacer la partie II-2 par :

a) Les accords de Bercy sur la "rénovation du dialogue social dans la Fonction Publique" signés par les directions syndicales de 6 organisations sur 8, ont débouché sur un projet de loi qui n’a pas encore été voté. Ils constituent un recul pour le syndicalisme.
b) le projet de loi étend les champs de la négociation au-delà des seules questions salariales, mais son axe majeur est la déconcentration des négociations. Ainsi les négociations salariales "pourront faire l’objet de déclinaisons à tous les niveaux pertinents". Ces dispositions vont dans le sens d’une mise en cause des cadres nationaux organisant l’évolution des salaires (grille unique nationale). Dans les autres domaines "porteurs de modernisation de la gestion des ressources humaines", les négociations déconcentrées pourront se passer d’un cadrage national, ce qui peut entraîner une déréglementation locale en contournant les règles statutaires nationales, qui pourront être modifiées par des accords négociés et conclus à tous les échelons.
c) Les nouvelles de représentativité syndicale ne sont pas encore précisées : si la présomption irréfragable de représentativité est supprimée (article 3), entraînant la suppression des sièges "préciputaires", aucun seuil n’est fixé pour l’instant. Parmi les critères de représentativité figurent le "respect des valeurs républicaines" qui peut aboutir à contester le droit syndical, mais aussi la "transparence financière" : d’ores et déjà cette disposition amène à supprimer les finances de sections syndicales locales, ce qui constitue une atteinte au fédéralisme constitutif du mouvement syndical.
d) La représentativité syndicale ne serait plus basée sur les élections aux commissions paritaires, mais sur les élections aux Comités techniques remplaçant les actuels CTP. Cela entraînera une relativisation du rôle des CAP, au profit d’instances dédiées à une discussion sur la mise en œuvre de la politique gouvernementale (article 8 : "ils seront saisis des questions relatives aux emplois et aux compétences, aux projets de statuts particuliers"). Par ailleurs la compétence de ces instances sera élargie ("Un décret précisera la liste des nouvelles compétences de ces instances").
De plus, le Comités Techniques perdent leur composition paritaire.
e) Le rôle des Comités Techniques est indissociable de la mise en cause des CAP, impliquée par les accords de Bercy mais retardée de manière provisoire par le gouvernement dans le cadre de ces négociations. Ce processus de desaisissement des CAP a déjà commencé avec par exemple les attaques sur les mutations dans le premier et le second degré, la volonté de multiplier les postes à profil… pour mettre à mal ces instances permettant un contrôle des organisations syndicales concernant le respect des règles statutaires par l’administration.
f) Les accords de Bercy ont été signés au même moment où était promulguée une loi contre le droit de grève dans les écoles (loi SMA). Leur traduction en loi aurait lieu dans un contexte où la répression anti-syndicale se développe de manière importante. Les améliorations du droit syndical proposées par le projet de loi concernent seulement les représentants syndicaux siégeant dans les nouvelles instances, sans aucunement améliorer le droit syndical pour la masse des personnels. Pour la FSU, de telles dispositions contribueraient à couper les représentants syndicaux de la vie syndicale à la base.
g) La FSU considère que les accords de Bercy constituent une régression pour la capacité d’intervention des syndicats, et s’intègrent dans l’offensive gouvernementale contre les statuts des personnels. Elle combattra le projet de loi qui est issu, pour qu’il ne s’applique pas. Elle ne participera pas aux éventuelles discussions concernant sa mise en place.

4) Confédération européenne des Syndicats :

Page 44, remplacer les paragraphes III-4-8 et III-4-9 par :

"Pour la FSU, les intérêts des salariéEs des différents pays sont convergents et impliquent de développer les pratiques de solidarité internationale. Lan FSU est favorable à l’unité des organisations syndicales nationales au sein de structures internationales ou européennes revendicatives, ce qui implique de démocratiser et de revitaliser le syndicalisme sur les plans international et européen.
Le congrès de la FSU 77 est défavorable à une adhésion de la FSU à la CES :
- du fait de désaccords d’orientation : le soutien aux politiques libérales de la commission Européenne, tout comme le soutien au traité de Lisbonne auquel s’oppose la FSU, sont contradictoires avec un syndicalisme revendicatif.
- du fait de la conception du syndicalisme : pour la FSU il ne saurait être question de construire le syndicalisme européen comme partenaire officiel d’institutions capitalistes, co-gérant l’élaboration de textes européens défavorables aux intérêts de travailleurs. Il ne saurait être question non plus d’accepter le manque d’indépendance politique et institutionnelle par rapport aux institutions de l’Union Européenne, y compris sur le plan financier.
La FSU 83 est favorable au regroupement, en vue de mobilisations communes, de toutes les forces syndicales (quelle que soit leur affiliation) qui combattent les politiques capitalistes décidées au niveau européen ou mondial. Il s’y associera en fonction du contenu revendicatif des initiatives proposées, et estime que les cadres syndicaux existants le permettent déjà
 ».

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Amendements d’Emancipation 77 pour le thème 4.

Motion d’Emancipation 77 en soutien à la lutte des Philips de Dreux

Motion refusée 4 pour, 3 abstentions, 47 contre !!!

Face aux licenciements, la lutte des ouvriers de Philips EGP Dreux
montre la voie à l’ensemble des travailleurs

Le groupe Philips a fait des profits élevés : en mars 2009, en pleine crise, il a encore distribué plus de 680 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires.

Pourtant Philips licencie à tour de bras pour accroître encore ses profifs. Il a licencié 350 salariés du site de Dreux en 2005, puis 279 en 2009.

Aujourd’hui, Philips prétend fermer purement et simplement l’usine. Depuis des mois, les travailleurs de Philips EGP Dreux se mobilisent pour obtenir le retrait du Plan de Suppression d’Emploi et empêcher la fermeture. Le patron croyait avoir règlé l’affaire en laissant peu à peu la production se réduire comme peau de chagrin.

Mais le 5 janvier 2010, 147 des 217 ouvriers réunis en Assemblée Générale ont décidé de reprendre la production sous leur contrôle. Ils ont aboli la hiérarchie et d’élire un conseil d’usine.

Ils affirment ainsi avec éclat que, malgré la crise du capitalisme et l’offensive du patronat, le chômage n’est pas une fatalité : ce sont les travailleurs qui produisent les richesses et ils peuvent produire sans patron.

Le patron, absent depuis quelques temps, vient de réapparaître pour essayer de mettre un terme à l’occupation de l’usine et la production sous gestion ouvrière en arguant de son illégalité. Il veut briser un exemple qu’il juge dangereux, car il pourrait inspirer d’autres travailleurs.

Les ouvriers de Philips EGP Dreux ont conscience que leur lutte ne peut aboutir sans se lier à celles tous les travailleurs, qui avec la crise sont frappés de façon redoublée par le patronat et son gouvernement. Ils entendent soutenir toutes les luttes des autres salariés des diverses catégories et œuvrer à leur convergence. En même temps, leur initiative est un point d’appui pour l’ensemble des travailleurs pour affronter victorieusement les plans de licenciements et les fermetures d’usine qui se multiplient.

C’est pourquoi la FSU 77 soutient la lutte des ouvriers de Philips EGP Dreux.

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Motion d’Emancipation 77 en soutien à la lutte des Philips de Dreux.

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