échos des congrès départementaux : le Rhône

dimanche 31 janvier 2010
par  Emancipation67

Nous vous donnons ci-dessous des éléments des congrès départementaux qui se sont déroulés.

Explication de vote d’Emancipation 69 pour les thèmes 2 et 3

Bien évidemment, il y a dans le texte du thème 2 comme dans le 3 des éléments justes ; de même qu’il y a des éléments progressistes qui ont été intégrés en commission.
Mais le cadre général du texte du thème 2 (comme celui du 3) est donné par l’introduction. On nous explique la nécessité de défendre les services publics en relation avec la société que l’on veut construire. Mais quelle est cette société ? Le capitalisme ou le socialisme ?
On nous parle de « nouvel État social », d’une « société plus juste….redistributive »… En effet toute la lecture du texte montre qu’il ne s’agit pas du socialisme, mais d’un capitalisme réaménagé, en utilisant les services publics comme un pansement sur le système capitaliste.
On écrit ainsi des énormités. Par exemple, ‘les services publics doivent être considérés comme un levier important pour remédier à la crise ». C’est évidement faux. Les services publics ne remédient pas à la crise du capitalisme. Pour les patrons et les gouvernements, le seul moyen de remédier à la crise, c’est de détruire les salaires et les acquis sociaux, de démanteler les services publics qui leur coûtent trop cher. À preuve, la Chine, qui pour l’instant est un des pays qui a le moins mal passé le début de cette crise capitaliste. La raison en est qu’en Chine, les salaires sont épouvantablement bas, les acquis détruits, les services publics anéantis. Défendre le service public, au contraire, aiguise les contradictions du capitalisme, de même que défendre les salaires.
Mais les services publics doivent être défendus parce qu’ils sont un point d’appui pour défendre les salaires et les statuts, la gratuité de l’école, l’égalité des tarifs postaux, etc…
Et fondamentalement parce que c’est un point d’appui politique dans le combat pour me socialisme (qui peut préfigurer, en pointillé, dans quelques secteurs d’activité, ce que peut être une société sans propriété privée des moyens de production).
Or, ce qu’on nous propose n’a rien à voir quand le texte proclame : « le XXIème siècle peut et doit être l’âge des services publics », c’est-à-dire que l’on nous propose encore un siècle de capitalisme plus ou moins aménagé.

Cela est pour nous inacceptable. Le XXIème siècle doit être, bien au contraire, le siècle qui mettra fin au capitalisme, et instaure le socialisme.
De ce cadre général inacceptable résulte des conclusions parfois contradictoires. Ainsi, la fin du 3ème thème (« changer le monde pour faire face à la crise »), se prononce pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et d’Afrique. Nous approuvons totalement. Mais en même temps, le même passage propose, dans la lutte contre le dérèglement climatique, « un fonds de financement sous l’égide de l’ONU ». Et l’on nous dit que ce « financement doit être obligatoire et automatique », « administré par les Nations unies ».
Cela implique un droit d’intervention de l’ONU, contre les récalcitrants : embargo ? Intervention militaire contre les plus pauvres qui ne paieront pas ? Dans ce cas, on retirerait les troupes d’Afghanistan pour les envoyer contre le Brésil, l’Indonésie ou tout autre pays qui ne voudrait pas payer ?
C’est au mieux absurde et au pire inacceptable.
L’ONU est une machine au service exclusif des grandes puissances impérialistes, c’est une caverne de brigands, c’est une machine qui devra être détruite.
C’est pour ces raisons que nous voterons contre les textes 2 et 3.

Thème 2 : Sur la loi de mobilité :
La FSU se prononce pour l’abrogation de la loi de mobilité. Combattre aujourd’hui l’application de cette loi implique que la FSU refuse de s’inscrire dans les négociations « déconcentrées » prévues par le « projet de loi de rénovation du dialogue social dans la FP ».
Cette loi prévoit des négociations puissent se mener, à l’échelle locale sur la « modernisation de la gestion des ressources humaines ». Cela ouvre la voie à la dérèglementation, au contournement des règles statutaire nationales. Le gouvernement cherche ainsi à associer les syndicats à la mise en œuvre de la loi de « mobilité ».
Chacun comprend qu’alors que le statut impose les mêmes règles, les même acquis sur l’ensemble du territoire, des accords négociés localement sont un outil pour disloquer les statuts.
En conséquence, si la FSU entend s’opposer à la mise en œuvre de la loi de mobilité, elle doit exiger le retrait du projet de loi de « rénovation de dialogue social dans la FP ». ; Et retirer sa signature des accords de Bercy.

Amendement qui n’a pu être soumis au vote
p 25 IV.2 b), fin du §/ ou à la place de « la FSU ne se satisfait pas…ct obstacle »
"La FSU se prononce pour l’abrogation de la loi de mobilité. Elle mettra tout en œuvre pour empêcher l’application de cette loi. Or, parallèlement aux restructurations de services, et le gouvernement cherche à diviser les personnels en proposant aux organisations syndicales de mener des négociations déconcentrées au nom de la « modernisation de la gestion des ressources humaines ». C’est ce que doit permettre la loi de « rénovation di dialogue social dans la FP » qu’il veut faire voter au parlement. La FSU exige le retrait de ce projet de loi. Elle décide de retirer sa signature des accords de Bercy."

Propositions d’amendements pour le thème 1 :

p. 6 I-3
"La réforme des lycées met en œuvre la loi d’orientation Fillon contre laquelle les enseignants et les lycées se sont mobilisés. Demander à Sarkozy ou ses ministres de « reprendre la discussion sur de nouvelles bases », c’est se situer dans le cadre de l’ « application » autrement de la loi Fillon.
Le congrès de la FSU exige le retrait pur et simple de la réforme des lycées.
Le congrès de la FSU considère que la loi Fillon doit être abrogée.
"

p. 13
"Le congrès reprend à son compte les revendications mises en avant lors de la mobilisation du printemps dernier : de la maternelle à l’université, « retrait des réformes ».
Alors que le gouvernement poursuit l’offensive avec la réforme des lycées
- droit et possibilités d’accueil pour tous dès 2 ans en maternelle ;
- maintien de REASED (rétablissement de tous les postes supprimés) ; abrogation de la réforme du Premier degré
- défense de la valeur nationale de tous les diplômes, défense inconditionnelle des statuts, des grilles nationales de qualifications (construites par référence aux diplômes à valeur nationale)
- retrait pur et simple de la réforme des lycées ; abrogation de la réforme des bac pro ; la loi Fillon ne peut être aménagée, elle doit être abrogée.
- abrogation du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs ; et aussi, abrogation de la LRU et du « Pacte de recherche »
Rétablissement de tous les postes supprimés ; remplacement poste par poste de tous les départs à la retraite
"

p. 15-16 IV 3.3
"Le congrès de la FSU du Rhône se prononce pour le retrait de la réforme-mastérisation des concours de recrutement, pour l’abrogation de tous les textes (décrets et circulaires)"

Propositions d’amendements pour le thème 4 :

p. 39
"Le congrès de la FSU caractérise la loi du 28 août 2008, comme une loi antisyndicale ; il en exige l’abrogation."

p. 40 II 1-6
"La défense des acquis nationaux implique non pas d’adapter les structures de la FSU à la réforme de l’État (ce qui conduit à renoncer à combattre), mais de défendre le statut national des fonctionnaires, le statut de chaque corps de fonctionnaire, ce qui implique aujourd’hui de défendre les syndicats nationaux qui leurs sont liés face à la mise en cause du droit syndical."

p. 40-41 II-2
"Le congrès de la FSU exige le retrait du projet de loi de « modernisation du dialogue social dans la FP ». Afin de combattre contre l’application de ce projet, le congrès décide que la FSU rompt toute concertation concernant la mise en place de ce dispositif et retire sa signature des accords de Bercy."

p. 44 III 4-9
"Le congrès de la FSU se prononce contre une adhésion de la FSU à la CES "


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