échos des congrès départementaux : les Bouches du Rhône

dimanche 31 janvier 2010
par  Emancipation67

Nous vous donnons ci-dessous des éléments des congrès départementaux qui se sont déroulés.

Emancipation a proposé 10 motions au congrès de la FSU 13, en voici quelques unes.

Motion présentée par Emancipation sur la Palestine :

IV-3.2.4. Justice en Palestine
Les palestiniens ont subi en janvier 2009 des attaques inadmissibles sur le territoire de Gaza. Des milliers de civils ont été massacrés. Aujourd’hui la bande de gaza subit un blocus insupportable qui remet en question les droits à se loger, se nourrir, aller à l’école, travailler se soigner.
Le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit religieux, c’est un conflit politique et territorial, c’est donc une réponse politique qui doit être donnée. La paix ne peut venir sans justice , c’est pourquoi la FSU s’associe aux demandes de poursuites pénales et aux demandes d’indemnisations des victimes par l’État d’Israël responsable des dégâts commis notamment lors de la guerre contre Gaza et aux demandes d’aide de la communauté internationale.
La FSU rappelle son attachement au rétablissement de la paix et de la négociation. Cela passe par la garantie des droits des peuples du Liban, de Palestine et d’Israël à vivre en paix dans des états aux frontières sûres et reconnues. L’indépendance du peuple palestinien et la création d’un état palestinien dans le respect des résolutions du conseil de sécurité.
La FSU demande que cessent en Cisjordanie et à Gaza les actions militaires et le blocus de fait qu’impose le gouvernement israélien. Elle demande que toutes les colonies de Cisjordanie soient démantelées, les territoires occupés évacués et que le mur d’annexion soit détruit. La construction du mur qui continue, notamment à Jérusalem compromet la possibilité de création d’un état palestinien.

IV-3.2.4.2. S’appuyant sur les résolutions de l’ONU et le rapport Goldstone qui souligne les crimes commis, la FSU demande à la France et à l’Union européenne d’utiliser les moyens de pression à leur disposition pour qu’Israël respecte le droit international. L’UE peut imposer à Israël, y compris par les sanctions nécessaires le respect des résolutions des Nations Unies pour l’établissement d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. C’est pourquoi la FSU comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l’initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits de l’Homme. Dans ce contexte, la FSU dénonce le rehaussement des accords économiques de l’UE avec l’Etat d’Israel. Elle condamne la volonté de construction à Sète du terminal AGREXO par lequel le gouvernement d’Israel veut faire passer des produits d’exportation vers l’Europe. La FSU se félicite de la saisie de la cour pénale internationale et de la création symbolique d’un Tribunal Russel.
La FSU réaffirme le droit à la liberté d’expression en France et dénonce l’amalgame nauséabond entre la condamnation de la politique menée par le gouvernement d’Israel et l’antisémitisme. Elle soutient les militants et les syndicats poursuivis devant les Tribunaux par des associations qui soutiennent cette politique.
Une information très précise sera donnée à tous les syndiqués afin de connaître les modalités de cette initiative et de permettre de les appliquer le plus largement possible.

Motion présentée par Emancipation sur la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions :

Motion Boycott, désinvestissement, sanctions, mode d’emploi (Thème 4)

La FSU a signé en septembre 2009 l’appel pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’Etat d’Israël. Parmi les signataires, des partis politiques (NPA, PC, Verts …), des organisations syndicales (FSU, Solidaires …), des associations défendant partout les droits de l’homme (LDH, MRAP …).
Les signataires ont constaté que c’est l’impunité de l’Etat d’Israël qui permet et explique la poursuite de l’occupation ou la répétition des agressions militaires sanglantes.
La campagne de boycott contre l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid avait puissamment contribué au changement de régime dans ce pays.
Il s’agit d’isoler l’Etat d’Israël à tous les niveaux tant que durera l’occupation de la Palestine.
Sur le plan économique, il s’agit d’obtenir l’abrogation de tous les accords économiques avec Israël et notamment le rehaussement décidé par l’Union Européenne. Il s’agit d’agir et de manifester pour empêcher la construction à Sète du terminal Agrexco par lequel Israël veut faire passer ses produits d’exportation vers l’Europe. Il n’y a aucun moyen de distinguer les produits venant des colonies des autres, la frontière internationale (ligne verte) a disparu en Israël. Le boycott doit s’appliquer à tous les produits.
Il s’agit aussi du refus individuel et collectif d’acheter des produits israéliens. La FSU apporte son soutien aux groupes qui interviennent devant les marchés et supermarchés pour informer les consommateurs et les rallier au boycott ; elle les soutiendra en cas d’attaque judiciaire contre leurs actions.
La FSU dénonce la complicité des autorités françaises nationales ou régionales qui multiplient les rencontres et les accords avec les dirigeants israéliens.
Le boycott, c’est agir pour isoler l’Etat d’Israël sur tous les plans : politique (comme le Venezuela et la Bolivie qui ont rompu leurs relations diplomatiques), culturel, scientifique, universitaire, sportif. Il ne s’agit pas de boycotter les individus, mais tout ce qui est institutionnel et représente l’Etat.
La FSU se félicite des premiers succès obtenus par la campagne internationale du BDS. Ainsi Véolia qui contribuait à construire le tramway de Jérusalem (en territoire occupé) a perdu des marchés et a renoncé à participer à la construction du tramway.
La FSU exige des condamnations juridiques contre les responsables israéliens coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elle se félicite de la saisine de la Cour Pénale Internationale et de la création symbolique d’un tribunal Russel. Cette action juridique porte ses fruits et déjà des dirigeant-e-s israélien-ne-s (dont Tsipi Livni) ont renoncé à des voyages officiels de peur d’être arrêté-e-s.
Le boycott doit toucher les jumelages, les coopérations scientifiques ou universitaires, les rencontres sportives. Les nombreux/ses Israélien-ne-s qui vivent à l’étranger ou voyagent, doivent être interpellé-e-s sans cesse sur les crimes commis par leur Etat.
Cette stratégie est indispensable pour forcer Israël à cesser de détruire la Palestine.

Motion présentée par Emancipation sur les désobéisseurs :

Soutien aux désobéisseurEs et à Erwan Redon (Thème 3)

La FSU considère que les pratiques de désobéissance peuvent contribuer à l’action syndicale :
- par une appropriation collective de la lutte et de ses formes par les personnels concernés à partir du niveau local, stimulant ainsi l’implication individuelle dans la lutte, mais aussi les débats et la prise de conscience sur les enjeux des mobilisations ;
- par leur capacité d’entraînement ;
- parce que, grâce à la médiatisation des mouvements, elles pèsent sur l’opinion publique et affirment la légitimité du mouvement social, même quand il s’oppose à la légalité existante.

Pour cela, il importe que le syndicalisme prenne toute sa place dans la mise en place de ce type d’action, et les intègre dans le cadre de la démarche revendicative :
- par la mise en place de stages syndicaux de formation aux techniques de la désobéissance civile et de l’action non-violente ;
- par la mise en place de soutiens juridiques en amont et en aval de ces actions, notamment lorsqu’elles sont confrontées à la répression de plus en plus accentuée à l’encontre du mouvement social.

La FSU demande l’annulation des sanctions contre les désobéisseurEs, et plus largement l’annulation des sanctions contre les personnels victimes de répression anti-syndicale. Dans le cas d’Erwan Redon, victime d’un véritable acharnement de la part de la hiérarchie, la FSU demande la fin de cet acharnement et le respect de la décision de la justice, à savoir sa réintégration sur son poste.
La FSU estime qu’un cadre syndical unitaire pourrait se mettre en place sur la durée, par exemple sous la forme d’un observatoire des libertés et de la répression syndicales. Il pourrait permettre des initiatives unitaires contre la répression de militantEs du mouvement social, incluant notamment le recours à l’action juridique.


Brèves

2 février - Communiqué PPCR

Mise en œuvre du protocole PPCR : plus de risques que de bénéfices sur la feuille de paye (...)

1er octobre 2016 - L’évaluation en débat au CDFN de la FSU

Le projet de réforme de l’évaluation des personnels vient compléter l’ensemble des réformes qui ont (...)

2 septembre 2016 - Retrait du projet “d’évaluation” des personnels enseignants !

La mise en place de la loi de “refondation” de l’école (2013) impose la redéfinition du métier (...)