MOTION Emancipation - Non à la casse de l’école publique !

lundi 6 avril 2009
par  PB, Administrateur

Congrès national du SNES – 23-27 mars 2009 – Perpignan

MOTION EMancipation Thème 1

Non à la casse de l’école publique !

L’éducation doit rester un droit universel !

La normalisation libérale de l’Ecole que nous vivons en France est à l’œuvre dans l’ensemble des pays industrialisés. Elle s’impose partout selon des rythmes variables d’un pays à l’autre, mais l’objectif est le même : la marchandisation des savoirs, ou "l’économie de la connaissance" selon les termes du Traité de Lisbonne.

La stratégie est partout la même : discréditer l’école en lui faisant porter la responsabilité de l’échec scolaire. Chaque ministre, quel qu’il soit, entreprend de "réformer l’école", ce qui se traduit systématiquement par des diminutions horaires, des allègements de programme non concertés, des suppressions de postes, la précarisation des personnels, l’externalisation et la privatisation de certains services.

Les principes fondateurs d’un droit à l’éducation

Voulus par la Révolution, instaurés par la 3ème République pour l’enseignement primaire, généralisés depuis, même si c’est d’une manière incomplète et critiquable, les principes d’un droit non marchand à l’éducation sont aujourd’hui totalement remis en question.

Le premier de ces principes est celui d’universalité développé par Condorcet dans son Rapport sur l’organisation de l’instruction publique en 1792.

Le deuxième, l’égalité, a été ainsi affirmé par Jules Ferry : "L’œuvre de notre temps est une œuvre pacifique, généreuse : faire disparaître la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l’inégalité d’éducation" (1870).

Le troisième est énoncé par Jean Jaurès dans un discours pour le relèvement de l’Enseignement Public en 1888 : c’est la démocratisation.

L’émancipation est le quatrième principe ainsi présenté par John Dewey en 1916 dans Education and Democracy  : "Dans une société démocratique, l’éducation ne doit pas être conçue comme une pratique qui s’efforce d’habituer l’enfant à un système définitivement fixe d’institutions sociales, économiques et politiques ; au contraire, au lieu de veiller au maintien d’un statu quo, une société démocratique doit s’assigner pour tâche permanente son propre perfectionnement social".

Quatre principes que l’on trouve réunis dans la pédagogie que Célestin Freinet a développée par la coopération, l’individualisation, l’expression et la communication, le tâtonnement expérimental.

Un sabotage planifié du système éducatif

En France, L.Jospin, F.Bayrou, C.Allègre, J.Lang, L.Ferry ont chacun à leur tour et à leur manière dénoncé ces principes fondateurs. Aujourd’hui, X.Darcos entend solder ce qui reste de ces principes et tous les secteurs du système éducatif sont la cible de ses attaques.

L’école maternelle est particulièrement visée :il s’agit de la vider de ses effectifs pour justifier les suppressions de postes. Après avoir dénigré la fonction enseignante en maternelle ("changer des couche-culottes"), Darcos prépare la déscolarisation des 2-3 ans et le recours massif aux "jardins d’éveil" qui seront à la charge des municipalités ou des familles. L’efficacité de la maternelle est démontrée depuis longtemps ; il ne s’agit pas d’ignorance de la part du ministre, mais d’une tactique éprouvée en direction de l’opinion et d’une priorité, la baisse des coûts du service public d’éducation. La CNAF a déjà annoncé son intention de financer leur mise en place dans les écoles catholiques qui ne pouvaient trouver mieux pour réaliser leurs vœux de pouvoir fidéliser dès le biberon la clientèle des familles en mal de structures pour la petite enfance.

Un deuxième secteur est en butte aux attaques du ministère et aux suppressions de postes, celui des RASED (Réseaux d’Aide aux Enfants en Difficulté). Ces dispositifs sont étranglés avant de disparaître, sans aucune évaluation sérieuse, mais en raison de leur coût… avec un discours qui entretient volontairement la confusion entre aide éducative assurée par des praticiens professionnels (maîtres spécialisés, psychologues) et soutien scolaire.

La troisième offensive est menée contre l’enseignement spécialisé, avec la disparition programmée des CLISS et des SEGPA, remplacées par une aide personnalisée imposée à des personnels non formés et sans tenir compte des besoins spécifiques. Le ministère prétexte une diversification des publics scolaires, répondant ainsi à une demande des familles et aux vœux des associations et organisations de spécialistes, mais c’est en réalité une pseudo intégration au rabais, dans des structures traditionnelles dépourvues de moyens. Ceci n’empêche pas X.Darcos de trouver les fonds nécessaires pour financer l’enseignement privé dans ce secteur également.

La quatrième attaque porte sur l’enseignement élémentaire par l’appauvrissement des programmes et leur recentrage sur des savoirs dits fondamentaux, mettant l’accent sur la mémorisation, les apprentissages mécaniques au détriment de la compréhension et de l’activité de l’élève, avec la diminution du temps scolaire (moins d’école pour touTEs et semaine de 4 jours), sans qu’aucun bilan n’ait été tiré des dernières réformes.

Le cinquième front est celui du Collège unique, depuis longtemps décrié. La première stratégie prône un retour aux fondamentaux qui flatte les nostalgiques de l’école de la 3ème République. Sans répondre aux attentes des familles, des élèves et des personnels, elle masque le manque d’encadrement. Cela se vérifie par la deuxième stratégie adoptée : le gonflement des effectifs au prétexte que le nombre d’élèves par classe serait sans incidence sur la réussite scolaire. Enfin, troisième axiome : la liberté de choix invoquée pour la disparition de la carte scolaire, et ce malgré les logiques de ghettoïsation qu’elle induit. Les sociologues, comme Agnès Van Zanten (Entretien avec Le Monde de l’Education , septembre 2008) et même l’Inspection Générale, dans un rapport de 2007, bloqué par le Ministère, dénoncent les conséquences inéluctables de cette politique. Ce ne seront pas les parents qui choisiront l’école mais les écoles qui choisiront les élèves.

L’avant-dernier bastion à détruire est le lycée. Cette destruction est déjà à l’œuvre avec la suppression du bac pro en 4 ans. L’alignement du lycée professionnel sur le rythme trisannuel du lycée général induira, en plus des suppressions de postes, la réorientation des élèves en difficulté vers le privé (CFA et autres Maisons Familiales). Et le projet de réforme de X. Darcos, relayé maintenant par R. Descoings, veut porter un coup décisif au lycée. Réduction du temps scolaire ; enseignement modulaire, choix excluants, diminution du nombre d’options, donc suppressions de postes ; renforcement de l’évaluation au détriment de la formation ; renforcement de la sélection en cours de formation ; semestrialisation des enseignements qui préfigure l’annualisation des services pour les personnels… : avec ces axes de la réforme de la classe de seconde, articulés avec les projets de nouveaux programmes (mathématiques en seconde…), on voit bien que c’est toute l’architecture du 2nd cycle et l’avenir du bac qui sont menacés.

La dernière attaque cible l’université avec la mise en place de la LRU et l’autonomie des établissements, qui intervient quatre ans après la réforme du LMD sous prétexte d’harmonisation européenne. Corollaire de la LRU , la création de pôles d’excellence, basés sur la concurrence et la recherche de financement propre, constitue la dernière étape avant la privatisation. La mise en place du "Plan Réussite en Licence" a surtout pour but de faire accepter les réformes par les étudiantEs.

Toutes ces attaques vont être finalisées par la création des Masters d’enseignement, la disparition des IUFM et la modification des concours de recrutement, en attendant leur régionalisation voire leur disparition. Elles s’accompagnent de l’éclatement des statuts : recrutement par les chefs d’établissements de contractuels et non titulaires, réforme des mutations, déroulement de carrières et rémunérations en fonction des résultats, réorganisation des corps.

Une cohérence planétaire

Dès 1996, les experts de l’UE déclaraient : "Les systèmes d’éducation et de formation ne sont pas assez conscients des contraintes de compétitivité". De manière similaire, C. Allègre louait en 1998 l’autonomie afin "d’instiller cet esprit d’entreprise et d’innovation qui fait défaut".

Les solutions à ces problèmes conjoints seraient la dérégulation des marchés et une réforme des systèmes d’éducation, d’où cette déclinaison de "l’économie de la connaissance" à tous les paliers d’enseignement, animée par quelques idées force : évaluation, qualité et compétitivité.

La rhétorique du changement et de la modernisation est à l’œuvre dans toute l’UE et l’entreprise de sabotage à laquelle se livrent nos ministres s’insère dans le cadre d’un plan concerté pour mettre l’école au service de l’économie capitaliste. Une telle adaptation revêt des formes multiples selon le modèle scolaire et le cadre politique, mais les objectifs et les moyens mis en œuvre sont les mêmes partout :

-contre l’universalité, la déréglementation ;

-contre l’égalité, le désengagement direct ou indirect de l’Etat et le renforcement du privé ;

-contre la démocratisation, le tri social et la sélection ;

- contre une éducation émancipatrice, l’adéquation aux besoins des marchés.

Certains pays de l’UE aux institutions plus flexibles et moins réglementées ont une capacité plus grande à "l’innovation", car ils partent de moins loin(!).

C’est le cas de la Grande-Bretagne dont le système a servi de modèle aux réformes en cours, avec d’autres expérimentations aux Etats-Unis, en Nouvelle Zélande et en Australie. Le gouvernement de Tony Blair, par exemple, s’est, dès 1997, attaqué à la diminution des flux d’élèves vers l’enseignement supérieur, d’abord en renforçant la sélection à l’examen final, et plus tard en augmentant les droits d’inscription. L’autre mesure du gouvernement travailliste a été en 2006 l’abaissement à 14 ans de l’âge de l’orientation vers l’apprentissage.

En Italie, le gouvernement Monatti à la même époque préconisait la même mesure qui figurait aussi dans le rapport Thélot (mais qui n’a pour l’heure pas fait l’objet d’une application généralisée.). Pour justifier d’un même seuil d’orientation, le ministère allemand prétend que 14 ans est l’âge auquel les vocations scolaires sont établies.

A côté de la régulation des flux et de leur nécessaire flexibilité, l’autre changement radical est l’imposition du socle commun de connaissances entre 5 et 14 ans ainsi que l’exigence de la qualité des conditions de leur acquisition. La Grande Bretagne a mis en place des orientations nationales selon lesquelles la lecture et le calcul devraient compter pour plus de 50% du temps scolaire. En Italie, le recentrage de l’enseignement primaire renonçant au "tempo pieno" et réduisant le volume horaire, conduit à l’abandon de nombreuses disciplines dites non fondamentales. De leur côté, les régions allemandes ont mis en place des examens en cours de formation dans toutes les écoles pour évaluer les connaissances communes.

On pourrait multiplier les exemples à travers toute l’Union européenne.

Un système éducatif émancipateur, de la maternelle à l’université

Les réformes apparemment tous azimuts procèdent d’un plan d’ensemble parfaitement cohérent, à l’échelle nationale et européenne : il faut donc y opposer un projet alternatif tout aussi cohérent.

Un tel projet doit s’appuyer sur des principes fondamentaux et intangibles, qui ne peuvent être soumis aux lois du marché :

- l’éducation est un droit, tous les enfants et les jeunes, jusqu’à l’actuelle fin du lycée, doivent y avoir un égal accès sur tout le territoire ;

- l’école, le collège, le lycée, ne sont pas seulement des lieux laïques de construction et d’acquisition des savoirs, ce sont aussi des lieux de socialisation et de construction de l’individu ;

- la mission du système éducatif est de donner à tous les jeunes, sans distinction d’aucune sorte, les repères culturels et les méthodes de la raison critique qui leur permettront d’agir librement sur le monde, c’est-à-dire de devenir des hommes et des femmes émancipéEs ;

- les enfants et les jeunes ont des droits, qui doivent être respectés et mis en pratique ;

- l’université doit participer à la diffusion libre et gratuite des avancées de la recherche, au bénéfice de l’ensemble du corps social.

La mise en pratique de ces principes nécessite :

a)des pédagogies actives, permettant une approche des savoirs dans un cadre collectif et coopératif, par l’utilisation du processus de "tâtonnement expérimental" pour la construction des savoirs, par des projets collectifs et individuels ambitieux, par la maîtrise et le lien entre toutes les approches : artistique, linguistique, littéraire, manuelle, philosophique, scientifique, sociale, corporelle et technique. Parce que la réalité du monde qui nous entoure est source d’objets d’étude complexes, il faut maintenir toute la pluralité des approches disciplinaires et lui donner une cohérence globale, à l’opposé des choix excluants et mutilants d’options actuellement proposés au collège, ou des choix de modules proposés dans le projet de réforme des lycées. Il faut des enseignantEs supplémentaires pour encadrer les activités en petit groupe. De l’école primaire au lycée, aucun groupe ou classe ne devrait dépasser 25 élèves. Il faut pouvoir accueillir à l’école maternelle les enfants dès deux ans dans des conditions adaptées à leur âge : pas de groupe de plus de 20 enfants, un espace adapté à leurs besoins spécifiques.

b)un système éducatif démocratique, permettant une scolarité sans ruptures ni orientations jusqu’à l’actuelle fin du lycée. Chaque enfant, chaque jeune, doit pouvoir s’attarder dans les domaines où il/elle est en difficulté tout en pouvant continuer sa progression dans les domaines où il/elle réussit, sans que l’inégalité de ses rythmes d’acquisition puisse induire des choix pénalisants pour l’avenir. Chaque enfant, chaque jeune, doit pouvoir bénéficier d’aide et de soutien adaptés dans le cadre même de la scolarité unique. Cela suppose entre autres des cycles pluriannuels débarrassés de la multiplication actuelle des évaluations-sanctions intermédiaires, l’absence de toute hiérarchie entre les savoirs, la fusion des trois voies de formation, professionnelle, technologique et générale, en une voie unique, polyvalente et polytechnique, jusqu’à la fin de l’actuel lycée.

Cela suppose aussi la mise en place d’une institution elle-même démocratique, débarrassée des structures hiérarchiques et respectueuse des droits fondamentaux, précisément pour la participation aux prises de décision. Dès l’école maternelle et primaire, il faut donner aux enfants et aux jeunes la place et la reconnaissance dont ils ont besoin en permettant l’apprentissage de la liberté au sein d’un groupe, par la participation active à la vie collective et sociale au sein de l’établissement. D’où la centralité de la coopération. Les parents et les partenaires éducatifs doivent être associés au fonctionnement démocratique. Au renforcement des pouvoirs des chefs d’établissements, il faut opposer la direction collégiale et l’élection, l’intégration des tâches administratives dans le temps de service.

Cela suppose encore un système éducatif laïque national et unifié. Le dualisme scolaire doit disparaître.

c)un corps unique des personnels, de la maternelle à l’université, donnant à chacunE un même statut de fonctionnaire d’Etat. Cela suppose la reconnaissance effective du rôle éducatif des personnels non enseignants et la refonte, en opposition à leur disparition programmée, des IUFM où, parallèlement à une spécialisation nécessaire en fonction des niveaux d’enseignement, les pédagogies actives et coopératives doivent être portées à la connaissance de tous les futurs personnels intervenant dans le système éducatif, pour mettre en place une formation commune intégrant tous les acquis scientifiques et pédagogiques qui font de l’enseignement un métier qui s’apprend. Par ailleurs, la perspective de l’élévation du niveau de recrutement ne peut se concevoir que si elle n’est pas une nouvelle entrave à l’accession des enfants des classes populaires aux fonctions enseignantes. La mise en place d’une disposition de pré-recrutement rémunéré au niveau bac en est le préalable.

d)une université au service d’une société de la culture et de la connaissance, qui doit concilier trois types de missions : la formation professionnelle initiale et continue, le libre développement de la recherche et la diffusion d’une culture en constant renouvellement auprès de tous les publics désireux de se l’approprier. Ces trois axes ne peuvent être menés de front que dans le cadre d’un service public national, laïque, unifié et donc non concurrentiel. La situation sociale des étudiantEs, comme celle de touTEs les jeunes adultes non salariéEs, doit être améliorée par la création d’une allocation d’autonomie. Comme dans le second degré, au renforcement des pouvoirs des Présidents d’université, à l’entrée du patronat dans les conseils d’administration, il faut opposer la gestion démocratique par des éluEs sous contrôle direct des personnels.

Des revendications immédiates et unifiantes

Alors que le saucissonnage des réformes divise les forces sociales en donnant l’illusion de cibler des catégories de personnels disparates qui seraient seules concernées, c’est un vaste mouvement social pour le droit à l’éducation qu’il faut engager. C’est pourquoi il faut dès maintenant mettre en avant des revendications claires, susceptibles de rassembler dans l’unité d’action toutes les forces sociales dans la perspective de s’affranchir des ravages du capitalisme.

L’actualité nous montre clairement que la seule morale du capitalisme est celle du profit maximum, qu’il faut garantir quoi qu’il arrive, quitte à faire payer à touTEs les salariéEs, chômeurEs et retraitéEs le prix des crises qu’il engendre, par la destruction des droits et des services publics. C’est bien dans ce cadre général que s’insère la politique actuelle de marchandisation de l’école. Ces libéraux, qui maintenant réclament l’intervention de l’Etat et la "moralisation" du capitalisme face aux incohérences du marché, sont les mêmes qui œuvrent à la privatisation des services publics, dont l’éducation, et au désengagement de l’Etat, pour financer les milliards distribués aux banques.

C’est pourquoi non seulement tous les personnels de l’Education Nationale, mais aussi tous les jeunes, les parents, les salariéEs, doivent se mobiliser, par la grève et le boycott :

-contre la privatisation de certains secteurs, comme la Poste…

-contre la destruction des services publics, dont l’éducation ;

-contre les 30000 suppressions de postes dans la Fonction Publique, dont 13500 dans l’Education Nationale et pour la création de tous les postes statutaires nécessaires à l’amélioration des conditions d’étude (25 élèves par classe, plus de maitres que de classes dans le premier degré…) ;

-pour la suppression de toutes les mesures de destruction de l’école, de la maternelle à l’université (nouveaux programmes, remplacement du samedi matin par de l’aide personnalisée et du soutien individuel dans le 1er degré, socle commun et accompagnement éducatif au collège ; loi LRU…) ;

-pour le retrait de tous les projets de réformes actuels (EPEP dans le 1er degré, bacs professionnels en trois ans, "réforme" du lycée, mastérisation du métier, formation des enseignantEs, disparition des IUFM, nouveaux concours, statut des enseignantEs-chercheurEs…) ;

-pour le maintien et le développement des RASED ;

-pour la titularisation de touTes les précaires et contre la mise en concurrence des personnels par l’individualisation des carrières et les primes au mérite ;

-contre la mise en concurrence des établissements dans le cadre des EPEP et par la suppression de la carte scolaire, contre l’aide aux écoles privées dans les ZEP ou ailleurs…

-pour le respect des droits syndicaux (maintien du paritarisme, retrait du "service minimum d’accueil"…).

Le pouvoir prend appui sur les textes signés par des organisations syndicales après de pseudo concertations pour mettre en place des réformes qui vont à l’encontre des intérêts des élèves, des étudiantEs, des personnels de l’Education et de l’ensemble des travailleurEs : le SNES refuse de se prêter à ces manœuvres.

Il apporte tout son soutien aux mobilisations engagées dans l’Education Nationale (grève des universités et des IUFM, désobéisseurEs…) et aux revendications portées par ces mouvements ; il appelle les personnels du second degré à les rejoindre et à les amplifier.

Le SNES décide également de tout mettre en œuvre pour permettre la convergence avec d’autres secteurs mobilisés : la voie de la lutte unitaire et déterminée de touTEs les travailleurEs, du public comme du privé, sur des revendications claires définies par les personnes engagées dans la lutte (à l’image de la grève générale en Guadeloupe), est en effet la seule qui permette de gagner vraiment.

C’est par la lutte sociale et la rupture avec le capitalisme que nous pourrons bâtir les fondements d’une autre école dans une autre société.

(23 Pour, 371 Contre, 29 Abstentions, 12 Refus de vote)


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