Compte rendu de l’Intersyndicale Second degré du 30 juin 2008

vendredi 4 juillet 2008
par  DK, Administrateur

Sans commentaire...

Présents : SNES-FSU, SNLC-FAEN, SNALC, SN-FO-LC, SGEN-CFDT, SUD Education, CGT Educ’action
Absent notable : UNSA dont on ne connait donc pas la position (non signature ou signature critique/enthousiaste ?)

La réunion n’a fixé aucun calendrier de lutte. Les discussions
ont bloqué entre signataires et non-signataires et à l’intérieur du
camp des signataires des 16 propositions pour la réforme du
lycée. Il a été prévu de se réunir à nouveau après le 10 juillet et
les annonces gouvernementales. Le SGEN a déjà prévenu qu’il
ne viendrait sans doute pas.
Après un premier tour de table (signature ou non du texte de
cadrage gouvernemental), le SNES a posé 5 questions afin de
déterminer les points de convergences permettant de maintenir
le travail intersyndical :
1.- Qui est pour ou contre le maintien de la voie technologique
 ?
2.- Comment chacun de nous conçoit-il l’autonomie des
établissements ?
3.- Les positions sur le conseil pédagogique.
4.- Les positions sur le nombre d’heures de cours des
élèves
5.- Une dernière question présentée comme volontairement
“provocatrice” : “est-on dans une situation ou le
rapport qualité/prix du 2nd degré est négatif ?”
3 positionnements principaux par rapport au
texte de Darcos :
a.- Signature enthousiaste : SGEN
b.- Les signataires critiques (même si ce ne sont pas les
mêmes critiques...) : SNES, CGT, SNALC
c.- Les non-signataires : SUD, FO, SNCL
Dans l’ordre de la première prise de parole (tour
de table) :
SUD.- Non signataire. La réforme étant en grande partie déterminée
par la volonté du gouvernement d’adapter le lycée aux
restrictions budgétaires et aux destructions de postes, impossible
de dissocier la réforme du lycée du contexte des suppressions
de postes.
SGEN.- Signataire enthousiaste. “Qu’il y ait réforme ou non,
il y aura suppression de poste” ; le SGEN est dans “une
démarche de dialogue sociale”. “Nous attendons depuis de
longues années une réforme des lycées”, que ce soit pour les
lycéens ou les personnels. Le SGEN s’inscrit dans :
• évolution de l’enseignement dans le sens d’un enseignement
modulaire, de parcours individualisés, d’une autonomie
des lycées et le renforcement du conseil pédagogique
• “évolution des statuts toute tâche comprise” avec des
convergences syndicales possibles sur les conditions de travail
et la “revalorisation du métier” ;
• autonomie des établissements (contenu, horaire, GRH) : travailler
autrement signifie travailler en équipe signifie la nécessité
d’un espace d’autonomie et donc une dotation spécifique ;
• Conseil Pédagogique : dissociation entre chefs d’établissements
et président du conseil d’administration ; recherche d’une
autonomie des équipes, plus que du chef d’établissement ; le
CP aurait pour rôle la préparation et les propositions au CA,
décisionnel, dans le domaine pédagogique ;
• Le nombre d’heure de cours pour les élèves n’est pas extensible
et il faut du temps pour le travail autonome et en même
temps permettre un accompagnement ; il faudrait donc diminuer
le nombre d’heures de cours magistraux élèves et enseignants.
• La filière technologique est fragilisée. Comment conforter les
filières technologiques ?
• Pour le rapport qualité/prix : il faut se battre contre les suppressions
de postes mais trouver des voies pour améliorer le
système.
FO.- Non signataire car il n’est pas normal de faire signer
un texte de discussion qui restreint la libre discussion : l’espace
qui reste est la corédaction des textes réglementaires.
Nous avons eu l’exemple du primaire avant et la lutte des
collègues du 2nd degré montre qu’il ne fallait pas signer car il
est impossible à la fois de répondre aux attentes des collègues,
à la fois d’être dans cette discussion. Le préalable à
toute discussion : que soient abandonnés les 16 points.
SNALC.- Signataire, ce qui a fait l’objet d’un gros débat interne
(un tier était contre). Beaucoup de points ne correspondent pas
à ce veut le SNALC mais ils y vont pour dialoguer. Ils sont étonnés
car après la réforme du primaire (qu’ils ont appréciés) il
semble illogique de faire l’impasse sur le collège alors que de
nombreux élèves entrent en Seconde sans avoir le niveau.
Interrogation au sujet de la charge de travail des collègues et
opposition à l’autonomie imposée.
SNLC.- Pas contacté par le ministère. Problème posé par la
mise en place d’une réforme des lycées dans le cadre des suppressions
de postes. Autonomie des établissements peut être la
pire et la meilleure des choses, mais il semble que nous dérivions
vers le modèle anglo-saxon. On ne peut pas faire l’impasse
sur l’état dans lequel nous arrive les élèves : il faut donc
résoudre le problème du collège. Le SNLC est inquiet de la batterie
d’outils mise en place pour contractualiser les profs comme
cela s’est fait à France Telecom.
SNES.- Signataire. Le lycée ne fonctionne pas et ce texte permet
d’aborder des questions qui méritent d’être creusées en ce
qui concerne l’amélioration des conditions de travail ; l’amélioration
de l’enseignement ; la prise en compte de tâches réalisées
mais non encore prises en compte. Il faudrait :
• démocratiser le système et ouvrir les horizons de formations
et de qualification pour les jeunes ; volonté d’une augmentation
du vivier ; refus de tout ce qui permettraient des réductions de
postes et une fermeture du lycée.
• maintenir la voie technologique, ce qui a un prix incompatible
avec les réductions budgétaires et pourrait méner à rompre
les discussions.
CGT.- Signataire. Le débat a eu lieu en interne d’où une signature
postérieure à la date prévue. La CGT a rencontré
Gaudemar ; les premiers échanges ont concerné la structure à
donner au lycée en particulier la classe de seconde. Sera-t-il
encore possible de dialoguer après les annonces de cet été
concernant les suppressions de postes ? Pourra-t-on encore
envisager une évolution progressiste du lycée ? Le fonctionnement
du lycée actuel (conserver les 3 voies) ne peut-il pas être
amélioré ? Par ailleurs la restriction du vivier de recrutement des
enseignants accroit le danger d’un recrutement massif de
contractuels.


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