La liberté d’expression selon Sarko : la croix et la bannière, mais surtout pas de banderoles !

mercredi 12 mars 2008
par  PB, Administrateur

Voilà à quoi se résument les libertés publiques selon un président qui, après des professions de foi ostentatoires aux quatre coins de la planète et au nom du peuple français, confondant cette fois-ci églises et écoles publiques a lancé à Toulon un appel au vote du dimanche de chacun« quels que soient ses choix, ses croyances, ses opinions". Et après avoir déclaré en formule d’accueil des nouveaux citoyens de la République Française, citation de Renan à l’appui"une nation c’est une âme, un principe spirituell".
C’est donc au nom de ces nouveaux principes que la section de la LDH de Toulon présente derrière les barrières destinées à contenir la foule (clairsemée) du public venu assister à l’entrée du président au Palais des Congrès, s’est vue confisquer sur le champ sa banderole iconoclaste avec le bonnet phrygien symbole de la liberté républicaine. Elle a été arrachée et sauvagement chiffonnée par un membre du service d’ordre qui a donné pour toute justification : "il y a eu des consignes, pas de banderoles".
Pour le président Sarkozy, le peuple français, c’est des badauds ou des spectateurs admis à regarder, des mains à serrer, mais surtout pas une opinion publique libre et critique.
Quelques minutes plus tard, un trublion démocrate notoire qui avait osé crier "Toulon ne sera pas une ville laboratoire pour la politique de Monsieur Hortefeux ! a été promptement neutralisé et escamoté par ce même service d’ordre, la deuxième partie de la consigne devant être : pas de slogans !