NE CHANGEONS PAS… UNE STRATEGIE QUI PERD !!!

Texte action proposé par EMANCIPATION à la FSU, le 16/01/2008
vendredi 25 janvier 2008
par  DK, Administrateur

La Constitution qui reprend la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen prévoit encore, tant que le MEDEF ne sera pas parvenu à l’expurger, le droit à l’insurrection, quand le peuple ou une partie du peuple juge qu’il doit résister à l’oppression. Alors qu’il n’y a pas de jour sans que le pouvoir ne teste une nouvelle provocation, quand donc considérerons-nous que nous sommes dans ce cas ?

Quand un "prince président" prétend que son élection vaut plébiscite permanent pour la destruction de tous les acquis progressistes, au profit des actionnaires d’un capitalisme ultralibéral !
Quand il s’apprête à piétiner allègrement l’expression populaire du referendum sur le TCE du 29 mai 2005, en prétendant imposer par la voie parlementaire le même texte, qui entre autres persiste à ne pas reconnaître les services publics !
Quand il bricole à la hussarde la politique extérieure en faisant le choix des intérêts mercantiles au mépris des Droits de l’Homme !
Quand il renoue contre les Sans-PapierEs avec la sinistre politique des rafles qu’on croyait révolue !
Quand il torpille au Vatican la Laïcité et quand il présente l’objectif d’une « société de civilisation » qu’il dévoie !
Quand ce président et le gouvernement à sa botte font voter par le Parlement, à la sauvette, des textes ou amendements, qui vont mettre à bas le droit du travail, soumettre à des tests ADN le droit à vivre en famille pour les enfants étrangers !
Quand ils imposent sans concertation la suppression des BEP et quand ils attaquent l’enseignement technologique avec pour résultat l’exclusion d’un nombre croissant de jeunes !
Quand ils livrent aux marchands la santé, les retraites, l’éducation , les services publics et quand ils s’attaquent au droit du travail, aux congés, au droit de grève !
Quand ils mesurent l’efficacité ministérielle à l’aune des heures supplémentaires imposées, des postes supprimés, des travailleurEs immigréEs expulséEs, et de la variable d’ajustement que représentent les précaires et les chomeurs/ses !
Quand ils bafouent ces mêmes institutions dont ils se prévalent, en envoyant les forces de "l’ordre" réprimer et blesser les enfants, les lycéenNEs, les étudiantEs qui luttent pour leur droit à l’éducation et plus généralement tous ceux et toutes celles qui font valoir leurs droits (syndicalistes, sans logis, étrangerEs en rétention…). Quand ils multiplient les poursuites contre les grévistes après la fin des luttes !
Ou bien quand la réforme de l’Etat, le bilan d’étape de la commission Pochard / Rocard, et les déclarations de Darcos confirment la hâte d’en finir avec les statuts et avec les services publics !

Il n’est que temps de dire Stop ! Et d’organiser la résistance. « Partage du temps de travail, partage des richesses ou alors ça va péter… »

Il faut résister au nom des conquêtes sociales arrachées de haute lutte par nos AncienEs. Mais aussi parce qu’il est inacceptable, dans une société qui ne sait pas partager, que de plus en plus de personnes et particulièrement les jeunes galèrent plus, soient condamnéEs au chômage, à la précarité, aux vacations, aux stages et aux salaires de misère. Que l’école soit démantelée, tout comme la santé, les retraites, le logement… toutes les solidarités. Que la répresssion, le chantage, l’instrumentalisation deviennent la règle d’un pseudo dialogue social dans le système éducatif .
Nous avons donc l’obligation de résister à cette politique de casse et de classe, de contrôle social et de répression, tout en contribuant à définir des alternatives :

l’égalité par le maintien et l’amélioration des services publics (dont une véritable école pour touTEs) avec la création de tous les postes nécessaires ;

l’unification salariale et statutaire par des augmentations uniformes intégrées au salaire (300 € pour touTEs), une augmentation plus importante des bas salaires, la titularisation sans conditions de tous les non titulaires et la transformation des contrats précaires en postes statutaires ;

les droits fondamentaux : travail (droit de grève, 35 h maximum…), logement, santé (suppression des franchises médicales), retraite décente (taux plein au plus tard à 60 ans avec 37,5 annuités maximum public et privé) ;

les libertés individuelles et collectives : refus du flicage et de la criminalisation tous azimuts, refus du fichage et de la biométrie, droit au séjour et au regroupement familial, régularisation de touTEs les sans papierEs, fermeture des CRA….
Contrer la méthode de ce pouvoir qui n’a de cesse que de détruire toute opposition et toute résistance.

Ces alternatives, comme d’ailleurs la simple résistance aux attaques, imposent une riposte syndicale déterminée et efficace. Cela suppose de cesser de cautionner des réunions de concertation dont il n’y a rien à attendre et d’opposer à la cohérence patronale une unité, qui ne soit pas un intersyndicalisme du plus petit dénominateur commun.
Chacun voit bien qu’une nouvelle grève de 24 h, même unitaire dans la Fonction Publique, même réussie, ne saurait suffire. Les salariéEs ne croient plus en la possibilité d’arrêter le rouleau compresseur du pouvoir et en l’amélioration de leur situation à travers ces grèves presse bouton sans lendemain. Il serait irresponsable de persister à se borner à des "temps forts"… qui risquent de l’être de moins en moins :

La question de la reconduction de la grève est plus que jamais incontournable. C’est une responsabilité centrale de la FSU en tant que première organisation syndicale de la fonction publique d’état qui doit rompre avec le syndicalisme d’accompagnement.

C’est la durée qui permet de généraliser le mouvement dans chaque secteur, tout en faisant connaître et converger les revendications de chacun d’eux. C’est la durée qui peut permettre l’extension à de nouveaux secteurs et donc la généralisation de la grève qu’il est impératif de ne pas rater une fois de trop. C’est la durée qui permet d’attaquer aussi le pouvoir là où il ne nous attend pas (initiatives de blocage de l’économie, résistance civique…)
Pour s’en donner les moyens, la FSU appelle dès maintenant à réunir des AG d’établissements, de villes, de départements pour décider la grève et ses suites. Elle propose aux intersyndicales de l’Education et de la Fonction Publique, d’appeler les grévistes à des AG de coordination dans un cadre interprofessionnel des travailleurs/ses et des usagerEs avec l’objectif de faire converger le maximum de forces dans une

DYNAMIQUE DE GREVE GENERALE


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