Comment accepter l’impéritie syndicale pour organiser la résistance face à la « modernisation » libérale

lundi 14 mai 2007
par  Henri Amadei, PB, Administrateur

Exclusives, censures, atermoiements dans les luttes… çà suffit !

Non au rapport d’activité AS+EE !

C’est un rapport d’activité commun très fortement "positivé" que les deux tendances co-gestionnaires du SNESup soumettent au vote des syndiquéEs.

Pour évaluer ces deux années sans complaisance ni faiblesse, il faut accepter d’en dénoncer aussi les carences, les manquements, les dérives par rapport à l’éthique syndicale, si nous voulons être en capacité d’y remédier.

Assez des exclusives, pour l’unité dans les luttes !

Le mouvement étudiant contre la précarité, pour le retrait du CPE , mais aussi du CNE et de la loi sur « l’Egalité des chances »…fut responsable, massif, démocratique et interpella en une agréable surprise les organisations syndicale. Election des déléguéEs et vigilance des AG évitèrent les noyautages.

Pourtant, aux représentantEs des AG et coordinations, les médias préférèrent la CE (Confédération Etudiante) que la CFDT privilégiait, et l’UNEF, seule interlocutrice pour le SNESup.Etablit-on un rapport de force en pratiquant l’exclusive- vis à vis des autres syndicats étudiants et des coordinations ?! L’action commune se construit-elle sur les revendications et des luttes, ou sur les étiquettes et des appartenances ?

De même, l’unité des luttes ne s’opère pas avec des syndicats qui cogèrent le statu quo et la régression sociale. Elle s’appuie sur les secteurs les plus mobilisés avec les syndicats les plus en pointe dans les luttes !

Anti-Précarité, les résistances injustifiables du SNESup

Le développement de la précarité est inadmissible. Il gangrène de plus les droits de tous. Ce devrait être l’objet d’une lutte prioritaire effective, et non de propos vagues sans conséquences pratiques, de motions non appliquées. L’inefficacité des « plans de résorption » est notoire depuis des décennies. Voir les contributions d’Emancipation sur ce thème.

L’université à l’heure des concentrations et de la concurrence

La place nous manque, mais comment accepter l’impéritie syndicale pour organiser la résistance face à la « modernisation » libérale : casse des formations, de la recherche, des IUFM …

Pour l’indépendance syndicale, refuser la domestication !

Courageusement, en 2003, le SNESup s’était engagé dans le contre-sommet européen lors de la réunion des ministres de l’Education malgré les pressions de la CES liées à la Commission Européenne. Un virage à 180° s’effectua en 2004, avec affrontements, y compris physiques, au congrès de la FSU, ce qui entraîna le départ d’un membre AS de la direction vers un autre syndicat. En 2005, le SNESup refusa de participer au contre-sommet. Depuis, il est associé au sommet avec d’autres syndicats européens comme partenaire aux côtés des présidents d’Université et des recteurs. Qu’est devenue l’indépendance syndicale face aux pouvoirs et institutions : présidences d’universités, gouvernements nationaux et internationaux ? Aujourd’hui a direction du SNESup prône l’inféodation à la CSI…contestée aux récents congrès de la FSU puis du SNES !

Place au débat, liberté d’expression dans la presse syndicale !

En mai 2007, à contrecoeur, la direction AS/EE organise la consultation des syndiquéEs sur l’adhésion de la FSU à la CSI … mais en publiant uniquement un texte favorable à la CSI ! Elle shunte le débat et ne publie pas la contribution d’Emancipation déposée début mars…Serions-nous revenu aux bons temps de la censure ? Les syndiquéEs sont-ils des citoyens à part entière ? Ont-ils le droit à une information contradictoire avant de se prononcer ?!

Le SNESup, un patron comme les autres ?

Pour nous, entre deux congrès d’orientation, la CA nationale est la véritable instance de décision, elle délègue à l’exécutif et sous son contrôle la gestion politique et administrative, y compris celle des personnels. C’est néanmoins par l’unique canal d’ un bruit de couloir que la CAN fut informée en 2006 de la démission des déléguéEs CGT du personnel du SNESup ! L’exécutif, SN+BN, a attendu mars 2007 pour soumettre à l’avis de la CAN un projet de convention sur la situation des personnels (qui ne faisait pas encore accord avec eux, d’autant qu’un départ en retraite s’opérait sans remplacement !). La CAN décida alors, qu’unE déléguéE mandatéE des personnels participerait sans voter aux CAN, et qu’une section syndicale soit reconnue.

La coupe antidémocratique de cette gouvernance syndicale est pleine !

VOTEZ « CONTRE » le rapport d’activité de la direction AS+EE du SNESup

Les élus Emancipation à la CAN : Henri Amadéi, Bernard Deknuydt


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