Droits de l’homme, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, des concepts bourgeois et désuets ?

mercredi 29 mai 2019

Crimes de guerre, crimes contre l’humanité, droits de l’homme relèvent de concepts éthiques qui semblent aujourd’hui appartenir au registre désuet de références morales, idéologiques, a-scientifiques et empreintes de subjectivité, tant leurs interprétations peuvent servir au nom des droits humains les intérêts des détenteurs de pouvoir, dès lors qu’ils les parent d’un humanisme qui les rendrait acceptables.

La realpolitik qui fait désormais autorité raille de telles références qui seraient celles de naïfs/naïves attardéEs ou de politicienNEs opportunistes et manipulateurs.

Mais il se pourrait que ces corpus conceptuels pourtant attachés à l’idéologie dominante soient désormais, dans le contexte de l’état de barbarie actuel généré par une crise économique mondialisée, un obstacle à l’affirmation brutale et sans ambages du pouvoir. Il ne serait donc rien de pire que l’ arbitraire de la realpolitik désormais inscrit dans les rapports de force imposés par la puissance militaire dont l’expression s’est imposée à Sotchi et Astana.

L’histoire récente nous enseigne que de tels abandons conceptuels se jouent toujours au détriment des peuples victimes de forces prédatrices et dévastatrices, lesquelles déploient de surcroît les armes médiatiques du révisionnisme et du négationnisme afin de masquer la brutalité de leur domination.

Désastre d’une fin de siècle, rappel

La fin du XXe siècle nous a replongéEs dans les réalités les plus sombres connues lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les massacres génocidaires de Srebrenica en juillet 1995 puis, dans le Caucase Nord, en Tchétchénie, en février 2000 celui de Komsomolskoïe (Goï-Tchou en tchétchène) au cours duquel plus de mille civilEs sont dénombréEs comme sauvagement mutiléEs, marquent les temps forts du retour de la barbarie dans l’espace européen.

Du 7 avril 1994 au 17 juillet 1994 au Rwanda un implacable génocide décimait le peuple tutsi.

La guerre en Tchétchénie, à caractère génocidaire, qui amputa un “petit” peuple (moins d’un million) du tiers de sa population, inaugura ainsi le siècle naissant en projetant en majesté sur le devant de la scène internationale les forces armées russes, qui piétinèrent les accords internationaux, garants a minima de la protection des populations civiles, tels que définis lors du jugement du tribunal de Nuremberg, à partir de la Charte de Londres, en 1945.

Réécriture de l’histoire

Le narratif géo-stratégique relevant de la realpolitik concernant cette guerre a tenu les opinions en une distante curiosité périphérique, confinant à l’indifférence, au sujet des luttes qui se développent au-delà de notre Europe marchande, attachée aux accords de Schengen et aux frontières nationales.

Ainsi, la géo-stratégie de surplomb, sous-tendue par les calculs de court terme, empreinte de “réalisme”, rétrécit l’imaginaire collectif des peuples de l’Europe de Bruxelles rendus oublieux de leur propre histoire prométhéenne – en référence au mythique mont Elbrouz, site du supplice de Prométhée – et des relations cordiales nouées entre deux combattants de la résistance multi-ethnique emblématique du combat anticolonial que furent les figures de Chamyl le Daghestanais et d’Abdel-Kader l’Algérien (dont les Damascènes gardent encore aujourd’hui un vif souvenir), tous deux respectivement en lutte contre les armées coloniales russe et française. Leurs récits épiques furent pourtant brillamment illustrés par les écrits de Pouchkine, Tolstoï, Lermontov, mais aussi abondamment évoqués par Alexandre Dumas.

Les peuples caucasiens, si riches d’histoire, devinrent si lointains, d’un autre âge et soi-disant si étrangers à nous, qu’ils pouvaient être abandonnés à leur sinistre sort de colonisés. Le conflit tchétchène pouvait alors être classé au registre des conflits ethniques, claniques ou géo-stratégiques, et c’est ainsi que nos négationnistes et révisionnistes de tout poil présentent aujourd’hui cet autre conflit, celui de Syrie !

Les guerres coloniales s’apparentent aux guerres fascistes, tant les rapports de dominants à dominés dans l’affrontement se traduisent inéluctablement par des formes de violences d’anéantissement, induites par ce déni de l’autre, le refus de l’altérité.

Dans la dynamique de la victoire coloniale russe en Tchétchénie et, au-delà, sur tout le Caucase nord, l’empire russe mit à profit son potentiel militaire pour affirmer son droit sur le Donbass, en Ukraine, et, de façon plus significative, au Machrek, sur le territoire syrien.

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L’histoire retiendra qu’à partir de fin septembre 2015, l’aviation russe réitère, dans un soi-disant appui à l’aviation du régime syrien, sa stratégie d’anéantissement : des bombardements d’une intensité maximale, indifférenciée, s’abattent sur les villes de Syrie, comme en 1999 sur la ville de Grozny. Crimes de guerre, crimes contre l’humanité au quotidien seront banalisés, niés.

XXIe siècle, la barbarie s’installe

Anticipant sur la fin du conflit en Syrie, la Russie, devenue après ses succès militaires une puissance incontournable et donc centrale, entend être l’interlocutrice légitime et juridiquement acceptable pour pouvoir affirmer dans un contexte favorable sa diplomatie, afin d’imposer une “Pax Poutiniana” garante sur le long terme des intérêts globaux du Kremlin au Moyen-Orient.

Stratégie de désinformation

La destruction massive matérielle et humaine de l’adversaire s’accompagne d’une véritable offensive médiatique de propagande et de désinformation, déployant une amplitude de registres allant des plus triviaux aux plus subtils dans leur perversité : négationnisme, révisionnisme, confessionnalisme, complotisme, mais aussi des stratégies de détournement en focalisant l’attention sur d’autres théâtres de guerre.

Ainsi, fort de son implantation militaire en Syrie, Moscou mène une véritable guerre de désinformation, jouant sur le registre d’un État syrien “laïque”, de surcroît “anti-impérialiste” et “anti-sioniste”, aux prises avec des forces obscurantistes constituées en “État islamique”, alimentées en armement et en financement par les Émirats du Golfe, principalement le Qatar et l’Arabie Saoudite, avec la complicité active des puissances étasuniennes et occidentales.

Cette vision complotiste de l’histoire réduit le conflit syrien à la volonté des puissances impérialistes américano-occidentales de disposer de la maîtrise de l’espace syrien afin d’y affirmer leur hégémonie sur les réserves en hydrocarbures situées au large de Lattaquié, ainsi qu’au nord-est du pays, mais aussi sur les axes d’approvisionnement par pipe-line, nord-est sud-ouest, sur les côtes méditerranéennes.

Dès lors le combat du peuple syrien pour son émancipation ne serait qu’une gesticulation révolutionnariste manipulée et voulue par l’Occident.

La théorie du complot est manifestement la plus répandue et largement reprise par les médias d’extrême-droite, de droite, mais aussi dans certains cercles de gauche et d’extrême-gauche. Ce qui fera dire à Ziad Majed chercheur spécialiste du Moyen-Orient et avocat de la révolution syrienne qu’elle est “orpheline” : “Il n’y aurait pas eu de révolution démocratique du peuple syrien, mais seulement un affrontement entre un régime autoritaire et des forces djihadistes barbares”. Ce qui correspond “à une défaite intellectuelle et morale”, note par ailleurs l’auteur. Défaite de l’intelligentsia et du mouvement ouvrier international certainement !

Dissociation criminelle des combats des peuples kurde et syrien

La résistance du peuple kurde lors du siège d’Aïn-al-Arab/ Kobané a connu un large et légitime soutien international, tant la détermination de celui-ci fut grande face aux forces obscurantistes de Daech. Pourtant, à l’inverse, totalement abandonnéEs seront les assiégéEs d’Alep, confrontéEs non seulement à Daech, mais à toutes les forces coalisées en soutien au régime de Bachar al-Assad, russes, iraniennes, y compris celles du PKK/PYD kurde !

Les organisations ouvrières ont apporté leur soutien au seul PKK/ PYD, au détriment de l’ensemble du peuple syrien insurgé dont le combat, pourtant héroïque, contre le « boucher de Damas » et ses forces affidées, a été occulté.

Cet unilatéralisme fait le lit de la stratégie révisionniste de l’histoire, dont certains courants d’extrême-droite se feront les chantres, comme l’atteste leur rhétorique négationniste.

Une réécriture révisionniste en cours

La stratégie diplomatique issue des accords de Sotchi, puis d’Astana, sous la houlette du Kremlin, n’a pas eu d’autre but que d’affaiblir et de neutraliser ceux de Genève I et les résolutions 2254, 2118 et 2209, lesquelles préconisaient la nécessité de l’arrêt des bombardements, de la protection des populations civiles, et reconnaissaient la légitimité des revendications du peuple syrien.

Le Kremlin, Téhéran, mais aussi Ankara ont ainsi présenté leur “plan de paix” : quatre zones de “désescalade”, qui n’ont pourtant pas arrêté les bombardements au phosphore, ni les attaques aux gaz, ni le blocus.

Ces tactiques ont maintenu Bachar al-Assad à la présidence, une nouvelle constitution concoctée par Moscou et la perspective d’une élection présidentielle légitimant le dictateur en son nouveau règne dans une paix recouvrée ! Ces manœuvres tendraient à faire oublier les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU relatives à la période de transition.

Révisionnisme et négationnisme

L’extrême-droite issue du GUD (Groupe Union Défense) et de l’agence de communication Riwal, fondée et animée par Frédéric Châtillon, Alain Soral et Philippe Peninque, tous proches de Dieudonné, constitueront la cheville ouvrière d’un soutien sans faille à Bachar et à son régime, et ce depuis 2006. Châtillon, très en cour au palais de Bachar al-Assad, fera un “voyage d’affaires” flanqué d’Alain Soral et Dieudonné à Beyrouth et à Damas. Ils tisseront des soutiens très actifs à la dictature dans les sphères de l’extrême-droite européenne et constitueront l’arc de défense au régime de Bachar al-Assad, en qui ils voient un rempart contre le sionisme. Ils seront les principaux activistes négationnistes en soutien au régime dès 2011.

Les relais tout aussi nocifs de cette négation de l’histoire seront alimentés par les réseaux Voltaire, dont Thierry Mayssan est le pilier. Sans sourciller, celui-ci nie l’utilisation d’armes chimiques (gaz sarin) lors du massacre de la Ghouta orientale dans la nuit du 23 août 2013, comme l’attaque au chlore sur les populations civiles à Douma en 2018, le 7 avril.

Il accuse la Cour Pénale Internationale de violer la décision du Conseil de sécurité en voulant juger Bachar el-Assad et les Occidentaux, après avoir attisé la guerre en Syrie, s’opposeraient à la reconstruction du pays…

Osmose

Le venin insidieux du révisionnisme s’insinue de même dans les rangs d’une gauche opportuniste et sans repère de classe.

Ainsi sur Le Media, web-télé proche de la France Insoumise, la même rhétorique nauséeuse s’épand sans susciter d’indignation ni de rejet majeur. Pourtant, le “journaliste chroniqueur” Claude el Khal y fait des déclarations que n’auraient pas contestées nos activistes et “journalistes” déjà cités. Il reprend, en février 2018, les analyses de l’agence de presse syrienne SANA, étroitement contrôlée par le régime, pour préparer “l’opinion” internationale à s’opposer à une intervention françaisesur Damas. (Pourquoi alors la France ne l’a-t-elle pas fait après l’attaque au gaz sarin sur la Ghouta orientale en août 2013 ?) Sa langue acérée s’en prend ensuite aux Casques Blancs de la Défense Civile syrienne, ainsi qu’à l’OSDH (Organisation Syrienne des Droits de l’Homme basée à Londres) comme étant les suppôts de l’Occident !

Pour Djordze Kuzmanovic, ex-conseiller de Jean-Luc Mélenchon, la couverture médiatique des événements en Syrie est “orwellienne”, tant l’image de Bachar al-Assad est noircie par nos médias. Il est vrai que son ex-patron, figure tutélaire de la France Insoumise, a présenté la situation en Syrie comme étant “une guerre de gazoducs et de pipe-lines”  !

Subtilités du négationnisme

D’autres enfin, à classer parmi les “révolutionnaires de bureau”, soignent leur “radicalité” en déniant aux victimes de crimes fascistes la possibilité de faire appel à des tribunaux relevant d’instances telles que la CPI ou encore à des juridictions nationales de républiques bourgeoises, au prétexte qu’ elles ne seraient ni populaires ni révolutionnaires ! Mais où siègeraient ces tribunaux appelés de leurs vœux ?

Cela nous renverrait à la problématique spécieuse de l’avocat Jacques Vergès lors du procès Barbie.

Crimes de guerre et contre l’humanité sont-ils des concepts opératoires ?

La France a été et pourrait être encore aujourd’hui coupable de crimes de guerre et contre l’humanité dans le nord-est de la Syrie ou au Mali, comme elle le fut naguère en bien des situations. Elle est pourtant signataire depuis le 18 juillet 1998, avec 122 autres États, du Statut de Rome (fondant la CPI), qu’elle a ratifié le 9 juin 2000.

La Chine ne l’a pas signé. La Syrie non plus ! La Russie et les USA l’ont signé, mais jamais ratifié. Aujourd’hui, ces puissances impérialistes de premier rang sont celles qui montrent le plus d’agressivité à l’égard de la CPI, avec certains chefs d’États africains dont la gouvernance se révèle peu compatible avec l’éthique.

Leur chef de file est Omar el-Bashir, ex-président soudanais renversé par son peuple et accusé de crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour… Trump et son conseiller Bolton, quant à eux, menacent directement et sans vergogne les procureurEs et juges de la CPI si d’aventure elles/ils en venaient à contrarier les intérêts des USA, d’Israël, ou de leurs alliés.

Des menaces pourtant lointaines et fragiles commencent à poindre : Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité suite au massacre de 135 civilEs dans la Bande de Gaza, commis lors de l’été 2014 et l’ONU réitère en accusant le 28 février 2019 Israël de crimes contre l’humanité.

L’État de Palestine a adhéré au statut de Rome le 29 décembre 2017, à la grande fureur de Netanyahou, lequel n’a toujours pas ratifié la signature d’Israël au dit statut.

La CPI, créée à l’initiative des USA, porte la marque de l’idéologie dominante mais, dans l’emballement barbare des violences de classe suscité par la crise, cette instance pourrait voir s’écailler le vernis de “justice démocratique occidentale” dont elle se parait pour offrir un secours juridique aux peuples opprimés et niés dans leur existence.

C’est aujourd’hui le cas du peuple palestinien, mais peut-être d’ores et déjà celui du peuple syrien dans sa volonté à faire reconnaître les crimes de guerre et contre l’humanité dont il est toujours victime. Saisira-t-il la CPI, une cour pénale nationale ? C’est lui qui en décidera, mais cette quête de justice s’impose, et sans tarder, avant que ne s’affirme une histoire de la révolution syrienne revisitée.

Les crimes de guerre, contre l’humanité, perpétrés par le régime syrien sont incommensurables, et il n’est nul besoin de longuement les rappeler. Abu Muhammad, ancien garde de Saidnaya, une des prisons les plus redoutées de la Syrie confie : “Saidnaya c’est la fin de la vie, la fin de l’humanité”. Human Rights Watch confirme : “le recours systématique à la torture par le gouvernement est une preuve manifeste de l’existence d’une politique d’état constitutive de crimes contre l’humanité”. Saidnaya enregistrait cinq cents décès par mois de 2011 à 2015. Véritable entreprise d’extermination.

L’hécatombe est telle que le régime purge son appareil répressif, et tente de faire disparaître les personnages les plus lugubres, tels le directeur de la prison de Saidnaya, “qui en sait trop”, ou encore Samar Zidan, officier de la direction politique d’Alep, lesquels n’ont pas laissé de trace de leurs existences. Mais cette entreprise est trop sérieuse pour être confiée aux seuls responsables syriens. Désormais, ce sont les services russes et iraniens qui se disputent la restructuration des services secrets et des institutions de répression et la liquidation des agents trop compromis.

Dans ce contexte, en 2017, se constitue un groupe de travail parrainé par Moscou, Ankara et l’ONU pour recenser les disparuEs, afin de rendre “convenable” une solution “transitionnelle démocratique” concoctée à Astana et à Sotchi, sans l’aval de Bachar al-Assad.

Cette “solution” mettrait en place un comité constitutionnel composé d’un nombre égal de représentants du régime et de l’opposition !

Les Syriens ne sont pas prêts à pardonner. Sans justice transitionnelle, la Syrie ne peut se reconstruire”, recadre le chercheur et opposant Razan Saffour !

Campagne contre l’effacement de l’histoire

Ainsi, les tentatives de l’effacement de l’histoire, de la réécriture systématique sur palimpseste d’une “nouvelle Syrie démocratique” vont se répandre dans bien des médias heureux d’annoncer une fin de guerre qui n’aurait que trop duré.

Faire pièce à cette réalité consiste à se porter aux côtés des militantEs syrienNEs de l’opposition pour promouvoir une campagne d’information de grande ampleur, afin d’affirmer la nécessité de faire reconnaître les crimes de guerre et contre l’humanité commis par le régime de Bachar al-Assad auprès de juridictions choisies.

Selon Clémence Bectarte, avocate de la FIDH, des juridictions universelles allemande et française instruisent trois dossiers de tortionnaires syriens inculpés pour crimes contre l’humanité. Le dossier “César” documente et fonde l’instruction.

Anouar el Bouni, avocat syrien en Allemagne, traque sans relâche les tortionnaires du régime.

Toujours aux cotés du peuple syrien

Le texte Toujours aux côtés du peuple Syrien, signé par des citoyenNEs dont des syndicalistes et militantEs associatifs/ives et politiques, appelle à faire reconnaître l’injustice faite au peuple syrien, à la libération de toutes et tous les prisonnierEs des geôles, véritable “archipel de la mort” du régime de Bachar al-Assad, dont elles et ils exigent la comparution pour crimes de guerre et contre l’humanité devant une cour pénale.

De Grosny à Damas, nous avons été témoins des mêmes horreurs, faute de n’avoir pas compris que le combat de classe internationaliste doit être intrinsèquement porté par l’éthique commune universelle, et non par une realpolitik de géostratégie dont la fin justifierait tous les moyens.

Claude Marill


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