Algérie, la révolution trahie

Histoire
mercredi 20 février 2019

Jacques Simon a déjà publié de nombreux ouvrages concernant la guerre d’indépendance algérienne, et en particulier le rôle de Messali Hadj, son opposition avec le FLN et la terrible répression que subit son mouvement, le MTLD, devenu MNA en 1954.

Ce nouvel ouvrage propose une relecture de la guerre d’Algérie à la lueur des affrontements internes au nationalisme algérien et explique comment le FLN s’est imposé comme l’unique interlocuteur de la France.

Extrait de la quatrième de couverture :

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En juillet 1954, le MTLD est refondu au congrès d’Hornu qui adopte le programme de Messali et charge le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) d’engager le parti dans la lutte armée. C’est alors que Boudiaf réunit un groupe pour former, avec l’aide de Nasser, le Front de libération nationale (FLN) qui veut fonder l’Algérie sur les principes islamiques. […]

Abane Ramdane regroupe dans le FLN d’Algérie qu’il dirige tous les adversaires de la Constituante. Pour négocier avec Paris, il se démarque du Caire et engage une guerre féroce contre le MNA qui refuse de se dissoudre dans le FLN. […]

En menant la guerre contre le MNA et le syndicat USTA, en caporalisant l’émigration et en lançant le terrorisme, le FLN a détruit le mouvement national créé par Messali. L’Algérie obtiendra son indépendance mais la révolution algérienne est morte en 1958.

R. Jousmet

  • Algérie, la révolution trahie, 1954 – 1958 , Jacques Simon, Paris, éditions L’Harmattan, déc. 2018, 317 p., 33 €.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com)