Pour l’abrogation des réformes Blanquer et de Parcoursup

jeudi 14 février 2019

Le 19 janvier s’est réunie ,à Paris, une première coordination nationale des Collectifs et des établissements en lutte contre les réformes Blanquer et contre ParcourSup (CRBP) regroupant des représentant.e.s de 9 collectifs départementaux ou régionaux ainsi que de 30 collectifs ou AG d’établissements provenant de 17 départements différents. Au total, plus de 100 établissements étaient ainsi représentés. Une deuxième réunion s’est réunie le samedi 2 février à Saint-Denis (93). Nous publions ci-dessous la déclaration finale de cette réunion du 2 février ainsi que des extraits de la déclaration du 19 janvier.

Déterminée à poursuivre la lutte pour faire gagner les revendications adoptées le 19 janvier [voir ci-contre], la coordination nationale :

- appelle à participer massivement à la grève et aux manifestations du mardi 5 février,

- apporte son soutien aux collègues qui ont déjà décidé de reconduire la grève à partir du mercredi 6 février ;

- appelle à tenir partout des AG inter-établissement le mardi 5 février, en mettant la reconduction de la grève à l’ordre du jour, après en avoir débattu dans nos établissements ;

- rappelle l’existence de préavis nationaux permettant de poursuivre la grève au-delà du 5 février, déposés par plusieurs organisations syndicales (CGT Service publics, FNEC-FP-FO, SNES-FSU, Sud Éducation) ;
- invite à mettre en place des tournées d’établissements et toute autre initiative permettant aux collègues mobilisés d’étendre la grève.

La coordination appelle également :

- à participer à la Nuit des Lycées du jeudi 7 février, et plus largement à multiplier les occupations d’établissement,
- à multiplier les actions locales permettant de maintenir la mobilisation et sa visibilité,

- à poursuivre la création de collectifs dans les établissements, les villes et les départements afin de développer la mobilisation, en sollicitant le soutien de nos organisations syndicales.

Enfin, la coordination apporte son soutien à toutes les formes d’action consistant à ne pas appliquer la réforme (boycott des conseils d’enseignement, des conseils pédagogiques,des conseils de classe, des formations, démission collective des fonctions de professeur principal ou coordonnateur, boycott des portes ouvertes et des réunions de présentation de la réforme, ou utilisation de ces moments pour informer réellement les parents d’élèves...).

La colère monte contre les réformes Blanquer et contre Parcoursup

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Les réformes Blanquer constituent une attaque frontale contre le service public d’éducation, donc contre les élèves, leurs parents et les personnels. Nous n’acceptons ni l’explosion des inégalités sociales et territoriales, ni la fin du bac comme diplôme national, ni l’aggravation du tri social dans l’accès à l’enseignement supérieur, ni la liquidation de la filière professionnelle, ni les suppressions massives de postes et les classes de plus en plus chargées.

Rien n’est joué. Nous sommes largement majoritaires à rejeter cette régression sans précédent : nous pouvons faire céder Blanquer. C’est cette conviction qui a conduit à la création de collectifs (locaux, départementaux, académiques ou régionaux) contre ces réformes, regroupant personnels (syndiqué·e·s et non syndiqué·e·s) et parents, souvent avec le soutien de sections syndicales, décidant démocratiquement de leurs actions (tracts, délégations, manifestations, grèves, occupations, etc.).

C’est pour unir nos forces et donner une visibilité nationale à notre lutte que nous avons tenu le samedi 19 janvier une première coordination nationale de ces collectifs.

La Coordination Nationale des collectifs en lutte contre les réformes Blanquer et contre ParcourSup :

1 - exige l’abrogation des réformes Blanquer, sur le bac, le lycée général et technologique, sur le lycée professionnel et sur Parcoursup (loi ORE). Ces réformes font système et nous les combattons toutes. Il n’est pas possible de les amender, ni de bien les appliquer. [...]

2 - condamne, dans ce cadre, toutes les formes de répressions, administrative et policière et défend fermement la liberté d’expression, de réunion et de manifestation des personnels, des élèves et de leurs parents. Elle apporte son soutien inconditionnel à toutes les victimes de ces répressions.

3 - demande une carte élargie du réseau d’éducation prioritaire qui garantisse des moyens spécifiques pérennes humains et matériels.

4 - s’oppose à la fermeture des CIO (Centre d’Information et d’Orientation). |...]

Nous ne voulons plus nous battre

pour témoigner,

nous voulons nous battre pour gagner

En ce sens, la Coordination Nationale appelle à :

1 - continuer à créer partout de nouveaux collectifs et à les coordonner à tous les niveaux ;

2 - utiliser tous les moyens pour faire grandir la lutte en tenant compte des niveaux de mobilisation variables localement : tracts, affiches et vidéos |...], réunions avec les parents d’élèves et les élèves, manifestations, occupations d’établissement, grèves, etc., et relaiera toutes les actions entreprises ; [...]

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6 - mettre en débat les revendications remontées de certains collectifs, qui sont étroitement liées à notre lutte pour défendre le service public d’éducation et combattre pour plus l’égalité sociale et territoriale, notamment :

a) le retrait du projet de loi Blanquer sur “l’école de la confiance” et notamment son article 1 (imposition du devoir de réserve aux enseignant·e·s les empêchant de critiquer la politique du Ministère ou de l’administration devant les parents et les élèves) ;

b) le retrait du SNU (Service National Universel), revendication des organisations lycéennes ;

c) le retrait du décret permettant d’imposer aux enseignant·e·s une 2e heure supplémentaire au-delà de leur service ;

d) la hausse des salaires ;

e) la titularisation des personnels précaires ;

f) l’allègement des effectifs par classe, par exemple 25 maximum et moins en lycée professionnel et en ZEP ;

g) le refus de toute suppression de poste ;

h) la défense du statut de fonctionnaire d’État ;

i) le refus du lycée 4.0 (lycée entièrement numérique). [...]

9 - réunir l’argent nécessaire à la construction de la lutte (banderoles, voyages pour la coordination, soutien aux grèves reconductibles, etc.) dans les collectifs locaux et par la mise en place d’une cagnotte en ligne. [...]

La coordination nationale des collectifs en lutte contre les réformes Blanquer et ParcourSup (1) , le 19 janvier 2019

(1) avec la participation de membres de l’inter-collectifs La Chaîne des Bahuts, du Collectif contre les réformes Blanquer et Parcoursup d’Ille-et-Vilaine, du collectif contre les réformes Blanquer et Parcoursup de Loire-Atlantique, du Collectif contre les réformes Blanquer et Parcoursup d’Ile-de-France, du Collectif des enseignant.e.s inquiet.e.s des Ardennes, du Collectif du chalonnais et 71, Collectif contre la casse du lycée professionnel, du Collectif “Touche pas à ma ZEP”, du Collectif “Touche pas à mon lycée Pro”


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