Brèves féministes (décembre 2017)

vendredi 5 janvier 2018
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Pérou

Conséquence de l’affaire Weinstein : l’élection de Miss Pérou retransmise en direct à la télévision le 1er novembre, a été utilisée unanimement par les 23 candidate spour dénoncer les violences faites aux femmes : “Mon nom est Camila Canicoba et mes mensurations sont 2 202 féminicides en neuf ans dans mon pays”. “Une fillette meurt toutes les dix minutes dans le monde victime de l’exploitation sexuelle”. “81 % des auteurs d’agressions sexuelles sur des jeunes filles de moins de cinq ans sont proches de la famille”...

Pierre

À quand l’égalité dans le sport ?…

À La Rochelle, on n’y va pas “au pas de course”

Dimanche 26 novembre, se déroule la vingt-septième édition du marathon de La Rochelle qui se place au vu du nombre des participantEs dans les cinq premiers marathons de l’hexagone avec 19 % des inscritEs qui sont des femmes. OLF (Osez le féminisme) 17 interpelle à nouveau cette année l’association organisatrice sur les départs de course dans des lieux différents. En effet, alors que dans toutes les autres compétitions analogues, les départs se font en fonction des performances prévues, le marathon de La Rochelle, est le seul où le sexe et l’âge déterminent le départ. Les athlètes hommes de moins de 48 ans ont un lieu de départ différent… des femmes et des vieux ! Fallait y penser. On se demande bien comment font les autres villes et associations organisatrices pour ne pas tomber dans ces démonstrations discriminatoires.

En 2015, la municipalité et les organisateurs/trices avaient déjà été interpelléEs sur le même sujet : l’une des réponses était alors que la formule assurait une meilleure “visibilité” des femmes… Cette année, des changements avaient été annoncés, on y croyait… Seuls le parcours et les points de départ ont été modifiésmais c’est encore toujours “les jeunes et fringants athlètes” d’un côté et les femmes et les vieux de l’autre.

Stop au machisme et au jeunisme ! C’est ce que demande une banderole déployée le long du parcours “Changeons le Machothon rochelais !”

Joëlle

Du sexisme dans le code électoral...

En Mayenne, le candidat EELV aux élections sénatoriales de septembre 2017 et sa suppléante ont vu leur bulletin invalidé. Motif : Sophie L. y était nommée “suppléante”. Rien de plus normal... sauf que le code électoral emploie le terme “suppléant”. La commission de propagande chargée de valider les documents électoraux a jugé que cela pouvait créer “une distorsion d’égalité lors du dépouillement, s’il y avait d’autres bulletins avec inscrit « suppléant » pour des femmes” ! Ajoutons que cette commission était ce jour-là présidée par une femme.

Aucun recours n’a abouti, il a fallu modifier le bulletin et Sophie L. est devenu “suppléant”.

Rosine


Brèves

2 mars - Appel à l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les (...)