Répression antisyndicale ne laissons rien passer !

vendredi 8 décembre 2017

Six mois de prison avec sursis requis le 24/11 contre Georges Louis, militant CGT du front social 75 pour avoir manifesté dans le cortège de tête le 10 octobre ! Le clan Macron dégaine tous azimuts contre les syndicalistes et les opposantEs.

Relaxe pour les 9 prévenuEs de Poitiers !

Au cours d’une manifestation contre la “loi travail” au printemps 2016, le cortège pénètre dans l’enceinte de la SNCF. 400 à 600 personnes sont alors présentes. Un an et demi après, le 17 novembre 2017, neuf personnes, ciblées pour leur appartenance politique ou syndicale, ont été convoquées par la justice pour répondre de ces faits.

Le jour du procès environ 200 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice, avec sono, drapeaux et tout ce qu’il faut. Malgré le caractère avéré du ciblage politique et syndical, le procureur a réclamé une peine de 1000 euros pour sept des prévenuEs et de 1500 euros pour les deux autres. La SNCF quant à elle réclame 6755,52 € de dommages et intérêts. Le jugement sera rendu le 21 décembre au palais de justice de Poitiers. Le collectif de soutien appelle à y être présentEs en nombre, à partir de 13h.

La Ministre du Travail, DRH de choc

La Ministre Pénicaud, qui n’a – c’est inédit – jamais reçu les organisations syndicales du Travail, a suspendu le 15/11 une inspectrice du travail pour “faute grave”. En l’occurrence s’être exprimée devant la presse au cours d’une manifestation “anti DRH” le 12 octobre 2017, contre la loi Travail XXL et avoir interpellé la Ministre dans une interview diffusée sur internet.

Le 6 juillet 2017, un rassemblement de soutien aux Sans-Papiers était organisé par les syndicats du Ministère du travail et des collectifs de Sans Papiers, devant la Direction régionale du Travail d’Île-de-France. Les manifestantEs demandaient un rendez-vous avec le cabinet de Pénicaud et sont entréEs dans les locaux. Le ministère a considèré que deux syndiquées de la CGT sont responsables de ces occupations et leur a infligé un blâme. L’intersyndicale exige l’arrêt immédiat des poursuites disciplinaires et la réintégration de la militante de Solidaires.

À l’Éducation Nationale, Blanquer dérape

Le Ministre Blanquer n’est pas en reste. Joignant sa voix à celles de l’extrême droite, il a violemment attaqué un stage de SUD éducation 93 contre le racisme et a même annoncé qu’il portait plainte pour avoir utilisé l’expression “racisme d’État”. Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur l’organisation de ce stage, on ne peut pas accepter qu’unE membre du gouvernement emboîte le pas à l’extrême droite et attaque une organisation syndicale en justice. Émancipation a défendu une motion de soutien à SUD Éducation 93 au CDFN de la FSU le 22/11, qui a finalement “dénoncé la manœuvre politique du Ministre Blanquer portant plainte à l’encontre de Sud éducation 93 et rappelé son attachement à la liberté d’expression”.

Émancipation tendance intersyndicale, le 28/11/2017