Brèves féministes (novembre 2017)

mercredi 6 décembre 2017
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Ne laissons pas disparaître la BMD et à travers elle, les luttes des femmes !

Très prochainement, la bibliothèque Marguerite Durand (BMD), bibliothèque municipale de la Ville de Paris spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand, devra bientôt quitter le bâtiment qu’elle occupe dans le 13e arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse occuper à elle seule tout le bâtiment.

L’occasion de proposer à ces collections riches de militantisme féministe des locaux plus spacieux ? L’occasion de promouvoir les luttes des femmes en leur consacrant un lieu pour des expos, des conférences, des ateliers et débats ?

Que nenni ! Sans aucune concertation avec les personnels, contre l’avis de tous les syndicats, la Mairie de Paris, a décidé que la BMD serait hébergée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) qui n a plus de place pour ses propres collections… celles de la BMD seront donc stockées dans des magasins extérieurs, en un lieu non précisé pour l’instant. La BMD n aura plus de salle de lecture propre et son personnel sera de fait mutualisé avec celui de la BHVP…

De trop tristes perspectives pour ce lieu public, unique en France exclusivement consacré à l‘histoire des femmes, du féminisme et du genre, jouissant d une renommée internationale.

Pour ne pas laisser disparaître ce lieu symbolique de la lutte féministe, un collectif de soutien “Sauvons la BMD” vient d’être crée. Pour les FrancilienNEs, un rassemblement est d’ores et déjà prévu le 18 novembre devant la BMD.

Pour toutes celles et ceux qui veulent soutenir ce collectif :

https://www.change.org/p/mairie-de-paris-sauvons-la-biblioth%C3%A8que-marguerite-durand

Joëlle

La cohérence dans mes engagements

Bien souvent m’est posée la question de la cohérence entre l’engagement animaliste et le féminisme radical. À cette question je répondrai que la justification de l’oppression qu’ont subie les populations a été la comparaison avec les animaux. Ainsi les nazis, entre autre, comparaient les juifs à des cochons.

L’omnivorisme a été prôné par la chrétienté puisque cette dernière plaçait les animaux au service de l’homme. Quand des personnes me disent que l’être humain a une dentition faite pour manger de la viande : je défie quiconque de déchiqueter un morceau de viande crue avec ses dents. D’autre part, l’espèce humaine est la seule à boire du lait après la période de sevrage.

Si l’on prend l’exemple d’Henry Ford, le créateur des chaînes de montage : il s’est extasié de l’efficacité des abattoirs industriels de Chicago et en a pris exemple pour créer les premières usines avec ce qu’on appelle le travail “à la chaîne”. Au même titre que l’on fait subir des violences aux animaux, au même titre l’on en fait subir aux femmes. Sous couvert que celles-ci sont des êtres dénués d’intelligence ou “objets sexuels”, elles sont à la merci d’hommes dominateurs et violents. 70 ?% des végétarien/ne/s sont des femmes et très souvent les hommes se refusent à le devenir par peur de perdre leur virilité.

Faisant référence à un magnifique livre intitulé Un éternel Tréblinka de Charles Patterson, j’ai acté les références qu’il donnait en matière d’oppression des animaux pour justifier celle des humainEs.

Voici pourquoi je suis végétalienne et ne cautionnerai plus jamais la souffrance occasionnée à des êtres doués de sentience (1).

Isabelle

(1)Sentience : capacité de ressentir des émotions, de la sensibilité voire de la souffrance.