Notre librairie (avril 2017)

samedi 29 avril 2017

Contre l’État policier

Ce livre est né de la volonté de rendre visible le flux permanent de personnes qui meurent victimes de l’État policier français depuis plus de cinquante ans. Volonté de lutter contre l’oubli, de toutes ces vies bafouées, volées par la violence d’État. Volonté de lutter pour la justice et la vérité, parce que trop de familles ont fait face à l’impunité. Cases Rebelles, utilise le portrait militant, hérité de l’art mural, du graff. Le dessin qui traduit la vie qui animait les victimes, est facilement diffusable et affichable. Le récit des circonstances et des suites judiciaires permet de saisir en quoi toutes ces petites histoires, participent de la même Histoire de la domination policière et de son caractère à la fois de classe, raciste et colonial. Outil de contre-histoire au service d’une éducation populaire, un livre tragiquement d’actualité parce qu’“on n’oublie pas, on ne pardonne pas !”

100 portraits contre l’État policier , collectif Cases Rebelles, éditions Syllepse, janvier 2017, 280 p., 10 €.

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Aux origines de la décroissance

La contestation de l’idéologie du Progrès que porte aujourd’hui le courant de la décroissance n’est pas apparue tout récemment et ex-nihilo. De grands esprits critiques se sont toujours levés contre la destruction de l’environnement et le bouleversement des modes de vie, contre l’emprise du marché et des machines sur les individuEs. Sont présentéEs ici, cinquante penseurEs des deux siècles derniers, dont les œuvres diverses ont de quoi alimenter les réflexions actuelles de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société centrée sur l’humain. Leurs pensées, intemporelles et clairvoyantes, remettent radicalement en cause le culte de la croissance, la foi dans les technologies, l’aliénation par la marchandise.

Aux origines de la décroissance –cinquante penseurs , co-édité par l’Échappée, le Pas de côté et Écosociété, Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiesset mars 2017, 300 p., 20 €.

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La révolution, le féminisme, l’amour et la liberté

Alexandra Kollontaï, (1872-1958) un peu oubliée aujourd’hui, a pourtant beaucoup apporté à la cause des femmes. Ses conférences données en 1921, nous éclairent sur le féminisme et l’importance de la place des femmes dans la Révolution russe. Alexandra Kollontaï fut aussi une femme politique, première femme ministre. Elle obtient en URSS : le droit de vote des femmes, le droit à l’avortement, le droit au divorce, un salaire égal entre hommes et femmes, les congés maternité. Dans les années soixante-dix, temps fort du féminisme en France, ses textes sont publiés en français. En ce centième anniversaire de la Révolution d’Octobre, ce livre apporte un éclairage particulier sur ce grand moment qui a marqué le XXe siècle et sur l’histoire du féminisme.

La révolution, le féminisme, l’amour et la liberté , Alexandra Kollontaï, textes choisis par Patricia Latour, éditions Le temps des cerises, février 2017, 338 p., 13 €.

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Extrême(s) droite(s) contre éducation

Pour son 5ème numéro, la revue du site Questions de Classe(s) propose un dossier très bien documenté, réalisé dans le prolongement du stage intersyndical qui s’est tenu en mai 2016 à la Bourse du Travail de Saint-Denis. L’enjeu est de contribuer, sur le terrain de l’alternative éducative, à la résistance aux droites radicales, qui recyclent les traits du fascisme sous couvert de modernité, et à l’offensive des “réac-publicains”. On y trouvera notamment une analyse du programme éducatif du FN, réalisé par l’intersyndicale Éducation d’Île-de-France, le collectif VISA et Q2C, des témoignages sur l’école primaire dans des communes gérées par le FN, un schéma de la nébuleuse “réac-publicaine”, une analyse par Alain Chevarin des discours sur l’art et la culture.

N’autre école n°5, Extrême(s) droite(s) contre éducation. Éducation contre extrême(s) droite(s), hiver 2016-2017, 100 p., 5 €. Abonnement : 25 €, 5 numéros par an, site : www.questionsdeclasses.org