L’émancipation des femmes, à travers les siècles, à travers les pays...

Dossier
mercredi 19 avril 2017
par  Rosine

Pour les femmes, obtenir l’égalité, c’est déjà lutter contre leur invisibilité et faire reconnaître leur place dans la société.

Comment le célibat, revendiqué depuis le XVIIe siècle en France, a été – et est encore – un outil pour échapper à la domination des hommes – pères, maris, c’est cette stratégie féministe que Geneviève Guilpain expose dans son texte “Le célibat féminin, un outil d’émancipation féminine”.

Elle nous montre comment ce refus du mariage a permis à des pionnières d’étudier, de lire, d’écrire, de penser, de créer et ainsi de trouver leur place en échappant à la tutelle que la société voulait leur imposer. D’autres ont porté cette revendication, cet appel au célibat, comme une arme politique pour l’émancipation des femmes. G. Guilpain interroge enfin le féminisme actuel de “la troisième vague”, moins radical contre cette institution patriarcale, le mariage, la vie en couple quelle qu’elle soit.

Dans les pays du Maghreb ou du Moyen-Orient, les femmes qui ont été en première ligne pour leur liberté durant les luttes des “printemps arabes”, continuent le combat pour garder et améliorer la place qu’elles revendiquent.

Le Collectif Femmes en révolution réuni à Lyon, fin 2016, a donné la parole à quelques unes de ces militantes ; c’est Hélène qui nous relate leurs propos dans l’article “Femmes en révolution... cinq ans après”, ceux de :
- l’Algérienne Soad Baba-Aïssa, de l’Association pour la Mixité, l’Égalité et la Laïcité en Algérie qui milite contre le Code de la famille ;
- de la sociologue et militante Abir Krefa qui apporte son témoignage sur la situation des femmes en Tunisie ;
- d’Ibtissame Betty Lachgar, pour le Maroc, qui présente les actions et les revendications du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (M.A.L.I.), le seul mouvement de désobéissance civile au Maroc dont elle est co-fondatrice ;
- enfin de la jeune activiste bloggeuse égyptienne Shahinaz Abdel Salam qui dénonce les violences subies par les femmes en Égypte et la répression d’État qui s’abat sur les militantes.

Partout dans ce monde à la dérive, les femmes luttent pour leur émancipation, pour leur liberté mais aussi pour la paix : elles savent que des conflits elles seront doublement victimes.

Avec “Femmes de sciences et pacifisme” ce sont trois femmes de notre siècle, que M-C Masseboeuf a mis dans la lumière, trois scientifiques trop peu connues : l’indienne Vandana Shiva, la kenyane Wangai Muta Maattai et la canadienne Ursula Franklin. Ces brillantes chercheuses font partie de la communauté scientifique qui dénonce les dérives d’une utilisation destructrice des recherches ; au-delà de leurs compétences, elles oeuvrent pour la paix, pour l’environnement et le bien-être des humains.

SOMMAIRE

page II Femmes en révolution… cinq ans après

page III Algérie : 20 ans “barakat”, 20 ans “ça suffit” !

page V Tunisie : de la lutte à l’espoir puis à une désillusion relative

page VII Maroc : le M.A.L.I.

page IX Shahinaz bloggeuse égyptienne

page X Femmes de sciences et pacifisme

page XI Le célibat féminin, un outil d’émancipation féminine