Brèves féministes (décembre 2016)

mercredi 28 décembre 2016
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Celle qui attend et… celle qui part

Il y a celles qui ont renoncé avant même de formuler l’idée, tant ça leur est difficile d’essuyer toutes les condamnations sociales qui les attendent, de l’entourage le plus proche aux inconnuEs bien-pensantEs (et néanmoins a priori bien intentionnéEs, mais qui vont brusquement changer d’avis…). Et puis il y a celles qui attendent. Celle qui attend qu’il ait trouvé un CDI. Cette autre qui attend que le dernier enfant ait quitté la maison. Toutes celles qui attendent pour partir, de faire le moins de dommages possibles à la Famille, de le blesser le moins possible, lui. Celles qui attendent, sans bien le savoir, qu’il soit trop tard. On trouve ordinairement que c’est normal. Voire responsable. Dans le meilleur des cas, courageux.

Moi, je trouve cela révoltant.

Claire Demel

Au cas où nous l’aurions oublié !

Je le savais que parler féminisation des textes à un homme, tout libertaire qu’il se prétend être, était un sujet tabou et pourtant j’ai risqué le tout pour le tout forte que j’étais de tenir un discours cohérent.

Mon chéri m’a ressorti tous les poncifs éculés qui ont cours : à savoir que le E alourdissait les textes, que d’abord, pourquoi un E majuscule si nous prétendons à l’égalité parce que là, bon sang mais c’est bien sûr, on est dominatrices. J’ai aussi eu droit à : le masculin pluriel n’est en fait pas le masculin pluriel mais le neutre puisque nous n’avons pas de neutre dans la langue française, ben voyons ! Et aussi, tous et toutes dans les slogans pas la peine puisque tous c’est neutre au cas où j’aurais pas compris...

Tant pis, au risque de déplaire à mon chéri, je persiste et je signe : oui, le langage est la traduction de la pensée, la transparence des femmes, basta, et je continuerai à féminiser mes textes envers et contre TOUS (et tous c’est pô du neutre, na !).

Isabelle

Pourquoi la transsexualité pose question

J’avoue avoir du mal à comprendre comment un homme peut avoir envie de devenir une femme avec tous les emmerd’s intrinsèques. D’abord on se paye des règles tous les mois avec plus ou moins de bonheur mais plutôt moins que plus. Puis vient la ménopause avec son lot de bouffées de chaleur entre autre... Et, entre temps, on est la plupart du temps considérées comme des demi-portions, voire on subit du harcèlement et tous les inconvénients liés à notre faiblesse innée !

Mais après tout, tant que l’émancipation des femmes ne sera pas une réalité et donc par voie de fait celle des hommes, il y va de la liberté de chacunE de choisir son sexe.

Isabelle