Motion générale thème 3 : "Pour des alternatives économiques et sociales"

samedi 10 mars 2007
par  QD, Administrateur

Le texte sur le thème 3 adopté par le congrès national est disponible sur le site de la FSU : http://congres-2007.fsu.fr/article.php3?id_article=31
Ci-dessous le texte général alternatif déposecpar Emancipation.
Nous avons aussi déposé d’autres textes au vote. Ces textes (et les résultats des votes) sont téléchargeables dans l’autre article sur le thème 3.

Motion Émancipation

Pour : 32 ( 6,56%)
Contre : 454 (93,03%)
Abstention : 2 ( 0,41%)
Refus de vote : 101

Pour une Alternative au capitalisme

Un même système économique, le capitalisme, continue à écraser la planète. Patiemment, il poursuit la destruction des solidarités et des services publics. La santé, l’éducation, la production industrielle, le contrôle et la distribution des sources d’énergie, les richesses naturelles, les transports, les médias sont soumis à la concurrence et à la seule loi du profit. Les systèmes de retraite, de protection sociale universelle ou d’enseignement public sont sans cesse attaqués. Quelques grandes multinationales se partagent le pouvoir. Les inégalités explosent. La pauvreté et la précarité se généralisent. Des régions entières du globe (l’Afrique par exemple) n’ont d’autres réalités quotidiennes que les guerres civiles et les épidémies. L’impérialisme américain s’est autoproclamé gendarme du monde et il alimente les guerres (Irak, Afghanistan, Palestine …). En Europe, la construction libérale de l’Union détruit les services publics. Le vote contre le TCE et la victoire de la jeunesse contre le CPE démontrent que cette construction libérale est massivement rejetée et peut être combattue. En France, le bilan de ces dernières années est dramatique avec les défaites subies sur les retraites, le démantèlement progressif de la sécurité sociale, la généralisation des statuts précaires et la progression de la pauvreté et de l’exclusion.

Le capitalisme, c’est la guerre de quelques nantis contre le plus grand nombre. C’est la mise en concurrence généralisée. Ce système n’est pas "régulable". Toute idée d’aménager ce système en distribuant les bénéfices d’une hypothétique croissance est illusoire. Toutes les expériences en ce sens ont conduit à de nouvelles attaques massives contre les travailleurEs. Il appartient au mouvement syndical d’animer toutes les luttes de résistance nécessaires contre le rouleau compresseur capitaliste et de participer avec d’autres forces à l’élaboration d’une alternative au capitalisme. C’était la démarche des premierEs syndicalistes qui liaient les luttes immédiates à la perspective d’en finir avec le salariat ( Charte d’Amiens ).

1) Pour une société égalitaire garantissant les droits fondamentaux

Capital et Travail
En système capitaliste, tout le pouvoir appartient au capital. Celui-ci peut circuler comme il veut, se délocaliser à son gré et rechercher le profit maximum. Au côté du capitalisme industriel, le capitalisme financier génère des profits énormes. Les garanties des travailleurEs et leurs statuts sont sans cesse rognés avec des conséquences graves : licenciements, temps partiels imposés, statuts précaires, emplois jetables, conditions de travail aggravées, discrimination à l’embauche… Les gains de productivité et les bénéfices ne profitent qu’aux actionnaires. Les fonds de pension ou autre fonds spéculatifs s’emparent des entreprises et les démantèlent pour en tirer les profits les plus rapides.

Face à des patrons qui se comportent comme des prédateurs, la FSU se prononce pour leur expropriation et pour la généralisation du contrôle des entreprises par leurs travailleurEs au sein de comités ouvriers. Elle exige la disparition de toutes les formes d’emploi précaire ou de statut au rabais (CPE, CNE…). Elle exige une politique claire de chasse aux profits spéculatifs.

Salaires
Les travailleurEs se sont considérablement appauvriEs ces dernières années. Au contraire, les revenus des grands patrons n’ont jamais cessé d’augmenter . Ils sont devenus plus qu’indécents. La FSU se prononce pour une augmentation uniforme des salaires pour touTEs les travailleurEs avec un relèvement très important des bas salaires afin de réduire la hiérarchie salariale. 1500 euros nets minimum pour touTEs.

Protection sociale
La logique marchande est en train de détruire la sécurité sociale. Le droit à la santé est violé en permanence et la logique d’une santé à deux vitesses qui priverait une partie de la population de soins est en passe de se généraliser. Pour financer et sauver la sécurité sociale, il faut prélever les revenus financiers et les revenus du capital à hauteur des besoins et supprimer toutes les exonérations patronales. Les systèmes d’assurances privées ou de protection sociale complémentaire destinés aux plus riches doivent disparaître. La FSU exige le rétablissement d’un système de santé offrant les mêmes droits pour touTEs. Elle demande le retour à un remboursement complet des médicaments et de l’hospitalisation et exige une prise en charge médicale pour touTEs pendant toute la vie. La FSU se prononce pour la disparition des hôpitaux, maisons de retraite ou cliniques privés et leur intégration dans le service public.

Dans le domaine des retraites, la FSU exige l’abrogation de toutes les mesures prises par Fillon après la défaite du mouvement de 2003. Elle revendique la retraite à 60 ans, à taux plein ou après 37 ans de service pour touTEs (public ou privé). Elle dénonce la mise en place de systèmes de retraite par capitalisation. Elle exige le maintien du seul système de retraite par répartition mis en place par le CNR à la Libération.

Logement
Le droit à un logement décent fait partie des droits fondamentaux. Or la spéculation immobilière et l’augmentation des loyers privent une partie importante de la population de ce droit. Cette politique aboutit à la création de nombreux ghettos urbains où l’habitat insalubre s’ajoute à la disparition des services publics et de tout ce qui crée le lien social. La FSU se prononce pour une loi énergique imposant une baisse sensible des loyers et du prix de l’immobilier. Elle exige une politique de construction massive de logements sociaux. Elle exige que les sanctions les plus graves (inéligibilité) soient prises contre les éluEs qui refusent qu’on en construise chez eux. Vis-à-vis des centaines de milliers de SDF, de squatters ou de réfugiéEs dans des immeubles insalubres, la FSU exige que la loi permettant la réquisition de logements vacants soit appliquée.

Fiscalité
La FSU se prononce contre toute fiscalité indirecte et pour un impôt sur les revenus et le patrimoine très hiérarchisé qui prélève réellement tous les hauts revenus, quelle que soit l’origine de ces revenus.

2)Contre les discriminations et pour l’égalité des droits

Le système capitaliste produit et use de la discrimination, de la stigmatisation, voire la criminalisation d’une part croissante de la population. Discrimination contre les étrangerEs ou les FrançaisEs d’origine immigrée. Contre les pauvres. Contre les femmes, contre les jeunes, contre les homosexuelLEs. Contre les acteurs sociaux. Ces attaques ne sont pas des « bavures ». Bien au contraire, elles relèvent du mode "normal" de fonctionnement du système capitaliste lorsqu’il se sent menacé : créer la division, mettre partout en scène la peur comme spectacle de masse. Provoquer des réflexes de peur pour justifier la répression et la politique "sécuritaire".

ImmigréEs, Sans PapierEs
La FSU demande l’engagement de touTEs les syndiquéEs et citoyenNEs contre la chasse aux immigréEs actuellement à l’œuvre. Le travail dans des associations comme le RESF ou les collectifs contre la loi CESEDA est prioritaire. La FSU se prononce pour la régularisation de TOU-TE-S les Sans PapierEs. Elle exige la fin des expulsions, des rafles, des charters de la honte, de la chasse aux enfants et à leurs parents et la fermeture des centres de rétention. Plus généralement, la FSU dénonce toute différenciation entre FrançaisEs et EtrangerEs. Elle exige que le droit d’asile soit reconnu pour toutes celles et ceux qui fuient des pays où l’Etat de droit n’existe pas. Elle exige que la naturalisation soit automatique pour celles et ceux qui vivent en France et le demandent. Elle exige le droit de vote à toutes les élections pour les EtrangerEs. Elle exige un renforcement des lois antiracistes et leur application réelle. La FSU dénonce le traitement (rafles, violences, expulsions, ghettoïsation) fait aux Roms, Manouches ou autres "gens du voyage". Elle exige leur accueil dans des conditions décentes d’hygiène conformément aux textes légaux en vigueur (non appliqués). La politique de sédentarisation forcée pour cause de contrôle social, mise en œuvre par le gouvernement est un crime contre l’identité de ces populations. La FSU exige que l’indemnisation des populations tziganes déportées par la police française de Vichy fasse l’objet d’un débat public.

Fichage, délation
La FSU exige l’abandon de la biométrie. Elle s’oppose à la création et au croisement de fichiers qui visent à décréter comme délinquants potentiels les jeunes dès leur naissance. Elle dénonce les prélèvements d’ADN.

Allant bien au-delà d’un simple affichage de ses soutiens, elle impulse la lutte de tous les personnels et s’associe aux collectifs anti délation pour exiger l’abrogation de la loi dite "de prévention de la délinquance" qui vise à faire des maires des agents actifs de la délation et de la criminalisation. Elle soutient activement touTEs celles et ceux qui refusent de renseigner les fichiers informatiques utilisés à des fins de police, tels que "Base élèves"et dénonce toute tentative de répression contre ces personnels.

Banlieues, exclusion
La FSU dénonce la politique de stigmatisation et d’abandon qui a conduit de larges parties du territoire à devenir des ghettos. Elle condamne la politique visant à criminaliser la jeunesse des banlieues, qualifiée de "racaille" ou "d’ennemi de la France". Elle exige l’abrogation de toutes les lois remplaçant l’éducation par la coercition ou la prison vis-à-vis des jeunes. Elle exige l’amnistie de touTEs les condamnéEs à l’issue de la révolte de novembre 2005. Elle exige la disparition des centres fermés pour jeunes et de façon générale elle refuse la prison pour les jeunes.

Féminisme
La FSU constate que sur tous les plans, les inégalités entre Femmes et Hommes s’aggravent : à travail égal, les conditions d’emplois et les salaires sont très inégaux. D’autre part les violences faites aux femmes restent très importantes. La représentation des femmes et des hommes dans les instances de décision et dans les postes de responsabilité reste très inégale. C’est malheureusement le cas encore au sein de la FSU qui doit prendre des mesures contraignantes pour avancer réellement sur cette question. Le secteur femmes de la FSU doit être pleinement reconnu et disposer des mêmes moyens et responsabilités que les autres secteurs.

Homophobie
L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un crime. La FSU soutiendra tous les personnels victimes d’homophobie. Elle exige des droits égaux pour les homosexuelLEs sur tous les plans (mariage, adoption, parentalité…). La FSU exige la pénalisation des propos homophobes.

Laïcité
Ce n’est pas une spécificité française, c’est un principe universel. Qui affirme que la croyance ou l’incroyance de chacun doivent être respectées mais qu’elles font partie de la sphère privée. En aucun cas, une institution religieuse ne peut imposer ses rites ou ses interdits à la société. L’Ecole et les services publics doivent être laïques, ce qui suppose la nationalisation des écoles ou hôpitaux privés. Les textes régissant le statut d’Alsace-Moselle (ou ceux de certains DOM-TOM) doivent être immédiatement abrogés. À ce titre la FSU soutiendra de manière inconditionnelle tous ceux qui s’y opposeront.

3)Internationalisme, écologie

Le capitalisme s’est internationalisé. La mondialisation libérale permet aux capitalistes une recherche instantanée du profit maximum. À ce modèle prédateur, les travailleurEs doivent opposer une internationale anticapitaliste qui unifie les luttes. Des tentatives de remettre en cause le pouvoir des multinationales ont lieu en Amérique Latine, elles doivent être soutenues.

ONU, FMI, OMC…
La plupart des institutions internationales reflètent le rapport de force actuel. Ainsi le FMI prône partout la désintégration des services publics, l’austérité et la mainmise des multinationales. L’OMC, au nom du libre-échange, prône la destruction de toutes les économies de subsistance au profit de la loi du plus fort et du dumping social. Elle veut déposséder les Etats de toute maîtrise sur l’économie. Ces institutions doivent être combattues avec acharnement tout comme les accords économiques inégaux (ALENA…).

L’ONU prétend guider son action à partir du droit international. Dans la pratique, il en va différemment. Ainsi, depuis 60 ans, l’Etat d’Israël viole le droit international en toute impunité sans jamais être sanctionné. Au contraire, le droit au retour des réfugiéEs palestinienNEs ou l’évacuation des territoires occupés qui relèvent du droit international ne sont pas appliqués. C’est l’ONU qui a envahi l’Irak lors de la première guerre du Golfe. C’est toujours l’ONU qui a été incapable d’empêcher la deuxième guerre du Golfe ou d’en sanctionner les auteurs.

Pendant 34 jours, l’Etat d’Israël a mené une guerre d’agression contre les peuples Libanais et Palestinien, tuant des centaines de civils, bombardant les villes et détruisant des infrastructures vitales aux populations. Il s’agissait de soumettre les peuples de la région au projet de "Grand Moyen-Orient" voulu par Bush. La communauté internationale a laissé commettre de nombreux crimes de guerre (Cana) qualifiés comme tels par Amnesty International. L’ONU intervient aujourd’hui au Liban mais pas contre l’agresseur. En 1982 comme en 2006, la FINUL n’a jamais tiré un coup de feu contre l’armée israélienne et ses troupes sont déployées au Liban, pas en Israël. La France participe à cette présence au Sud-Liban sur un mandat ambigu. Pour toutes ces raisons, la FSU doit s’appuyer sur les droits fondamentaux et pas en soutien des institutions internationales ou de l’ONU.

Irak
L’intervention impérialiste a provoqué la mort de 650000 personnes et la désintégration de la société irakienne. L’exécution de Saddam Hussein montre que c’est une nouvelle barbarie qui succède à l’ancienne. La FSU exige le retrait immédiat de toutes les troupes occidentales d’Irak.

Israël-Palestine
Sous prétexte de « se défendre » et au nom de la sécurité de l’occupant, Israël exige de fait la capitulation des PalestinienNEs et la fin de toute résistance à l’occupation. Les colonies de Cisjordanie ont été étendues. 450000 IsraélienNEs vivent en territoire occupé après 1967. Ils/elles disposent de villes nouvelles, de routes de contournement. Ce territoire annexé avec ses colonies, ses bases militaires et son "mur de séparation" consomme 85% de l’eau de la région. Les PalestinienNEs sont marginaliséEs dans leur propre pays, leur territoire est devenu une prison à ciel ouvert.

La FSU dénonce la destruction systématique de la société palestinienne, les check-points, les assassinats ciblés, l’étranglement économique visant à provoquer la guerre civile, l’impunité de l’occupant. La paix passe par la fin de l’occupation, le démantèlement de toutes les colonies, la libération des 11000 prisonnierEs palestinienNEs et la reconnaissance du droit au retour des réfugiéEs. La FSU dénonce la poursuite de la colonisation et la construction d’un tramway par une firme française en territoire occupé. Elle exige le rétablissement de l’aide accordée à la Palestine et la restitution des milliards d’Euros de droits de douane détournés par Israël. Elle dénonce le prétexte invoqué pour supprimer l’aide (les PalestinienNEs auraient mal voté). Elle exige que l’Etat d’Israël soit sanctionné pour tous les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité dont il s’est rendu coupable. Elle s’associe aux associations qui entendent poursuivre en justice les responsables de la guerre du Liban. Elle s’associe aux associations qui prônent "boycott, désinvestissement et sanctions" contre Israël tant que durera l’occupation. Elle soutient les anticolonialistes israélienNEs qui luttent pour une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice et en particulier les universitaires (Ilan Pappé, Théodore Katz) qui ont écrit la véritable histoire de la Naqba et sont menacés pour leurs écrits.

Tchétchénie
La FSU dénonce la politique de massacre mené par le gouvernement et l’armée russe. Elle exige le retrait total de cette armée qui a multiplié les crimes contre l’humanité et la fin du gouvernement fantoche installé par Poutine en Tchétchénie.

Afrique
Le capitalisme porte la responsabilité essentielle de la situation dramatique que connaît l’Afrique. La FSU dénonce le rallye Paris-Dakar, prototype de l’arrogance impérialiste en Afrique. La FSU se prononce pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Elle dénonce les interventions militaires françaises (Tchad, Centrafrique, Côte d’Ivoire…) ou son soutien aux dictatures (Gabon, Togo, Maroc, Tunisie…) ou Etats féodaux. Cet impérialisme prolonge le soutien français aux auteurs du génocide Rwandais quand la responsabilité de la France est patente et devrait faire l’objet de poursuites au tribunal international de La Haye. La FSU se prononce pour le droit des populations de migrer et d’être librement accueilli dans un autre pays pour échapper à la misère ou aux guerres.

Mexique
La FSU apporte sa solidarité au peuple de l’Etat d’Oaxaca qui s’est soulevé pacifiquement contre les exactions du gouverneur Ulises Ruiz. Elle dénonce l’intervention de la police fédérale et des milices du gouverneur. Elle appuie les revendications populaires : démission du gouverneur, libération de tous les prisonnierEs, retrait de la police, jugement des responsables pour les crimes commis.

Les Jeux Olympiques de Pékin
Parce que ces jeux vont servir de vitrine à un gouvernement dictatorial qui viole les droits fondamentaux (plusieurs milliers d’exécutions capitales, emprisonnement des opposantEs, oppression des peuples Tibétain et Ouighour), parce que ces jeux donnent lieu à un dopage massif et à des explosions de chauvinisme, la FSU s’associe à la campagne pour le boycott des JO de Pékin.

Productivisme, écologie
La FSU dénonce un modèle économique qui allie le profit individuel à l’augmentation infinie de la production et de la consommation d’énergie. Le développement doit partir des besoins des populations. Dans le domaine de l’énergie, le nucléaire (qui s’est développé hors de tout débat démocratique) représente une fuite en avant inacceptable avec la production pour les générations futures de déchets qu’on ne sait pas faire disparaître. La FSU se prononce pour sortir du nucléaire. L’effet de serre et les changements climatiques imposent aussi une fin rapide de l’utilisation des énergies fossiles. La FSU se prononce pour un programme volontariste de développement des énergies renouvelables et non-polluantes. Elle dénonce le monopole des multinationales sur les énergies fossiles, ces dernières freinant délibérément le développement d’alternatives durables.

Agriculture, OGM
La politique productiviste a transformé l’agriculture. Elle a généré la malbouffe, la disparition des paysanNEs, la destruction des nappes phréatiques, la surproduction et l’écroulement des prix alors que le tiers-monde connaît la faim. La FSU se prononce pour une agriculture raisonnée, adaptée aux besoins.

L’utilisation d’OGM doit être totalement interdite. À la fois au nom du principe de précaution et parce que les OGM permettent aux multinationales de s’emparer de toute la production agricole. La FSU apporte son soutien aux "faucheurEs volontaires".

En France, en Europe ou dans le monde, les luttes et la solidarité ne peuvent pas s’inscrire dans les marges d’un système capitaliste productiviste basé fondamentalement sur l’inégalité, les profits sans limite d’une minorité, les discriminations, les guerres et la mise en danger de la planète. La FSU et le syndicalisme doivent ouvrir la perspective d’une société socialiste par le développement urgent d’un syndicalisme lutte de classes face à un syndicalisme de compromis systématique avec une bourgeoisie particulièrement prédatrice.


Extrait de la motion "Pour une Alternative au capitalisme"

soumis au vote séparément

Pour : 210 (42,51%)
Contre : 267 (54,05%)
Abstention : 17 ( 3,44%)
Refus de vote : 95

Les Jeux Olympiques de Pékin
Parce que ces jeux vont servir de vitrine à un gouvernement dictatorial qui viole les droits fondamentaux (plusieurs milliers d’exécutions capitales, emprisonnement des opposantEs, oppression des peuples Tibétain et Ouighour), parce que ces jeux donnent lieu à un dopage massif et à des explosions de chauvinisme, la FSU s’associe à la campagne pour le boycott des JO de Pékin.



Extrait de la motion "Pour une Alternative au capitalisme"

soumis au vote séparément

Pour : 53 (12,02%)
Contre : 383 (85,85%)
Abstention : 5 (1,13%)
Refus de vote : 148

ONU, FMI, OMC…
La plupart des institutions internationales reflètent le rapport de force actuel. Ainsi le FMI prône partout la désintégration des services publics, l’austérité et la mainmise des multinationales. L’OMC, au nom du libre-échange, prône la destruction de toutes les économies de subsistance au profit de la loi du plus fort et du dumping social. Elle veut déposséder les Etats de toute maîtrise sur l’économie. Ces institutions doivent être combattues avec acharnement tout comme les accords économiques inégaux (ALENA…).

L’ONU prétend guider son action à partir du droit international. Dans la pratique, il en va différemment. Ainsi, depuis 60 ans, l’Etat d’Israël viole le droit international en toute impunité sans jamais être sanctionné. Au contraire, le droit au retour des réfugiéEs palestinienNEs ou l’évacuation des territoires occupés qui relèvent du droit international ne sont pas appliqués. C’est l’ONU qui a envahi l’Irak lors de la première guerre du Golfe. C’est toujours l’ONU qui a été incapable d’empêcher la deuxième guerre du Golfe ou d’en sanctionner les auteurs.

Pendant 34 jours, l’Etat d’Israël a mené une guerre d’agression contre les peuples Libanais et Palestinien, tuant des centaines de civils, bombardant les villes et détruisant des infrastructures vitales aux populations. Il s’agissait de soumettre les peuples de la région au projet de "Grand Moyen-Orient" voulu par Bush. La communauté internationale a laissé commettre de nombreux crimes de guerre (Cana) qualifiés comme tels par Amnesty International. L’ONU intervient aujourd’hui au Liban mais pas contre l’agresseur. En 1982 comme en 2006, la FINUL n’a jamais tiré un coup de feu contre l’armée israélienne et ses troupes sont déployées au Liban, pas en Israël. La France participe à cette présence au Sud-Liban sur un mandat ambigu. Pour toutes ces raisons, la FSU doit s’appuyer sur les droits fondamentaux et pas en soutien des institutions internationales ou de l’ONU.
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