Brèves féministes (novembre 2016)

mercredi 30 novembre 2016
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Un nouveau lieu féministe à Notre-Dame-des-Landes

Tout proche de la ZAD, il s’est ouvert afin d’être une base matérielle en cas d’expulsion et afin de faire vivre et approfondir les solidarités féministes dans et autour de la zone, sachant “qu’il n’est pas question, sous prétexte d’affrontements, d’accepter parmi nous des comportements sexistes, virilistes, homophobes, racistes, classistes, validistes, que nous combattons au quotidien”.

C’est un lieu “beau, grand, avec des espaces différents, un verger, mais il a besoin d’un bon chantier afin que l’hiver y soit plus doux”.

Bref, un lieu à soutenir contre le sexisme ordinaire dénoncé depuis des années dans cette chronique !

Emmanuelle

Le sexisme a encore de “beaux jours” devant lui !

J’étais allongée tranquillement dans un parc au soleil à la Rochelle, en compagnie de deux copines. Cinq jeunes mecs âgés d’une quinzaine d’années sont venus s’installer un peu plus loin. Tout à coup, je reçois presque en pleine figure une noix lancée par un des jeunes accompagnée d’un commentaire :“Vous avez vu, j’l’ai touchée la meuf” suivie de rires de cette bande d’abrutis ! Je les apostrophe leur disant “Vous trouvez cela malin”. “Elle est pas contente !” et autres commentaires déplaisants ont suivi.

Dans l’histoire, ce qui m’a le plus estomaquée, ce n’est pas le comportement de ces décérébrés, c’est l’apathie de mes copines qui n’ont rien trouvé de mieux à me dire que c’est dans l’air du temps et basta au lieu de me soutenir et celui de deux jeunes filles qui sont passées, qui connaissaient ces crétins et qui n’ont pas “moufté”.

Le sexisme a encore de beaux jours devant lui, surtout si personne, surtout les femmes, ne fait rien pour qu’il disparaisse de nos existences.

Isabelle

Trois siècles après, une femme réhabilitée

Maria Toldini décapitée pour sorcellerie en 1716 a été réhabilitée par sa commune d’origine, Brentonico en Italie, 300 ans après. Maria, malgré deux mariages, n’avait jamais eu d’enfants, ce qui renforça le soupçon d’infanticide, figurant parmi les chefs d’accusation.

Cette réhabilitation est due à l’indignation d’un responsable culturel, outré de voir un spectacle historique sur cette femme traité sur le mode de la farce bouffonne, sans égard pour les souffrances endurées par la victime. Le maire a soutenu l’initiative dans le but de rétablir les faits.

Entre le XIVe et le XVIIe siècle, plus de 50 000 personnes pour l’Europe, pour la majorité des femmes furent torturées et exécutées, accusées de sorcellerie, parce qu’elles étaient trop indépendantes, s’exprimaient sans fard, détenaient une fortune, un savoir de guérisseuse, etc.

Les accoutrements de sorcières d’Halloween nous amuseront certainement. Sous le folklore bon enfant, n’oublions pas le sexocide enduré dans le passé par nos sœurs, et longtemps passé sous silence.

Pour quelques femmes innocentes réhabilitées, combien d’oubliées ?

Véronique