Traces d’ombres et de lumières

jeudi 28 avril 2016

Jean Genet et son œuvre ont déjà fait l’objet d’une abondante bibliographie. Provocateur, pornographe, suspecté de penchants pour l’esthétisme nazi, tout et son contraire a été dit et écrit sur cet écrivain. Patrick Schindler, dans le livre qu’il vient de publier aux Éditions Libertaires, réussit pourtant à en renouveler l’approche. S’appuyant sur les analyses de l’œuvre romanesque puis du théâtre de Jean Genet, mais en apportant aussi témoignages et interviews, Patrick Schindler revient d’abord sur l’enfance et l’adolescence de l’écrivain, avant de revisiter ses œuvres majeures. La dernière partie aborde “la fin de l’écriture et l’engagement politique”, en particulier avec les Black Panthers, le GIP (Groupe d’Intervention Prison) et la cause palestinienne, avec pour fil conducteur comprendre les raisons de la rupture avec l’écriture et de l’engagement dans l’activisme, mais aussi savoir pourquoi cet être indépendant, individualiste, épris de liberté, ne s’est pas rapproché des milieux anti-autoritaires qu’il a pourtant croisés à plusieurs reprises sur le chemin de son engagement politique tardif.

R. Jousmet

  • Jean Genet. Traces d’ombres et de lumières , Éditions Libertaires, février 2016, 210 p., 14 €.

À commander à l’EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com).