Pour une alternative au capitalisme

jeudi 15 mars 2007

Pour une alternative au capitalisme

Un même système économique, le capitalisme, continue à écraser la planète. Patiemment, il poursuit la destruction des solidarités et des services publics. La santé, l’éducation, la production industrielle, le contrôle et la distribution des sources d’énergie, les richesses naturelles, les transports, les médias sont soumis à la concurrence et à la seule loi du profit. Les systèmes de retraite, de protection sociale universelle ou d’enseignement public sont sans cesse attaqués. Quelques grandes multinationales se partagent le pouvoir. Les inégalités explosent. La pauvreté et la précarité se généralisent. Des régions entières du globe (l’Afrique par exemple) n’ont d’autres réalités quotidiennes que les guerres civiles et les épidémies. L’impérialisme américain s’est autoproclamé gendarme du monde et il alimente les guerres (Irak, Afghanistan, Palestine...). En Europe, la construction libérale de l’Union détruit les services publics. Le vote contre le TCE et la victoire de la jeunesse contre le CPE démontrent que cette construction libérale est massivement rejetée et peut être combattue. En France, le bilan de ces dernières années est dramatique avec les défaites subies sur les retraites, le démantèlement progressif de la sécurité sociale, la généralisation des statuts précaires et la progression de la pauvreté et de l’exclusion.

Le capitalisme, c’est la guerre de quelques nantis contre le plus grand nombre. C’est la mise en concurrence généralisée. Ce système n’est pas « régulable ». Toute idée d’aménager ce système en distribuant les bénéfices d’une hypothétique croissance est illusoire. Toutes les expériences en ce sens ont conduit à de nouvelles attaques massives contre les travailleur-e-s. Il appartient au mouvement syndical d’animer toutes les luttes de résistance nécessaires contre le rouleau compresseur capitaliste et de participer avec d’autres forces à l’élaboration d’une alternative au capitalisme. C’était la démarche des premier-e- s syndicalistes qui liaient les luttes immédiates à la perspective d’en finir avec le salariat ( Charte d’Amiens ). C’est la démarche que devrait avoir le SNES. On en est loin, hélas.

Pierre Stambul

Émancipation


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