Retrait total de la loi Travail, cadre unifiant de toutes nos luttes

dimanche 17 avril 2016

Après les 9, 17 et 24 mars qui ont permis la mobilisation des lycéenNEs et des étudiantEs, aux côtés des salariéEs les plus mobiliséEs, le 31 a été un succès avec un 1,2 million de manifestantEs. Pour autant, l’intersyndicale interprofessionnelle n’a pas appelé à reconduire la grève, se limitant à soutenir un appel des jeunes le 5 avril et interprofessionnel le 9, un samedi. Difficile dans ce contexte de renforcer la mobilisation dans la Fonction publique et particulièrement dans l’éducation.

Il faut dire que les directions syndicales de ces secteurs n’ont pas suffisamment insisté sur les convergences revendicatives avec le privé, omettant souvent les attaques contenues dans la loi el Khomri elle-même (l’apprentissage et le compte personnel d’activité) et faisant pratiquement toutes l’impasse sur l’offensive, équivalente à celle contre le code du travail, contre le statut général que représentent les PPCR et la loi déontologie.

Dans l’éducation, les mobilisations contre la réforme du collège semblent perçues comme concurrentielles avec celle contre la loi travail. Et d’ailleurs, l’intersyndicale second degré la joue comme cela cherchant le créneau libre pour poser une nième grève de 24 h contre une réforme que le gouvernement persiste à mettre en place méthodiquement.

Suite au 31, des AG interprofessionnelles et “les Nuits debout” partout dans le pays permettent de renforcer la convergence des luttes, avec les intermittentEs et précaires, les sans papierEs, les collectifs qui combattent l’état d’urgence et la guerre et bien sûr les lycéenNEs et les étudiantEs, pour lesquelLEs ces solidarités sont essentielles pour résister à la répression policière orchestrée par le pouvoir.

Si la loi travail a fait déborder la coupe des mécontentements elle peut aussi leur tenir lieu d’exutoire.

La grève reconductible et le blocage du pays, à construire pour arracher le retrait total de la loi travail (voir dans cette revue l’édito et la page 35), constituent la meilleure réponse pour espérer encore gagner sur le collège. Il va peut-être falloir du temps pour construire ce mouvement, sur nos lieux de travail et de vie, dans les syndicats, les réunions interprofessionnelles, voire les “nuits debout” si tant est qu’elles constituent un des débouchés des luttes ouvrières et de la jeunesse, ce qui sur Paris pourrait être favorisé par une “reconquête” des bourses du travail, toutes à proximité de la place de la République.

Olivier Vinay, le 9 avril 2016


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