Notre librairie (mars 2016)

dimanche 20 mars 2016

Une parole juive contre le racisme

Avec ce livre, l’UJFP, (Union juive française pour la paix) s’adresse à un large public d’élèves, d’enseignantEs , d’éducateurs/trices pour aborder la question du racisme et les moyens de le combattre ensemble. Proposer une parole juive contre le racisme aujourd’hui, c’est prendre le parti de l’universel, contre tous les nationalismes ; c’est affirmer que toutes les attitudes et politiques de rejet, d’exclusion de persécutions, d’épuration ethnique sont à combattre ; c’est enfin défendre la fraternité, l’action solidaire en faveur des réfugiéEs, des Rroms, des peuples opprimés.

Une parole juive contre le racisme , UJFP, éditions Syllepse, collection Arguments et Mouve- ments, mars 2016, 96 p., 5 €.

Le cauchemar syrien


Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 250 ?000 victimes. Ce livre, ne se focalise pas sur le rôle de l’État islamique, mais prend bien en compte l’ensemble des acteurs de cette région du monde et bien au delà. Après une première partie posant le cadre historique et politique de cet État policier, une seconde partie traite des acteurs internationaux Russie, États-Unis, France. La dernière partie de l’ouvrage fait le tour des acteurs régionaux à savoir principalement, l’Iran, la Turquie, les monarchies du golfe, le Liban sans oublier Israël et les PalestinienNEs de Syrie. L’ouvrage propose des clés historiques et géopolitiques pour aborder la complexité de la situation, et tenter de comprendre comment le régime de Bachar al-Assad est parvenu jusqu’à présent à se maintenir au pouvoir.

Le cauchemar syrien , Ignace Dalle et Wladimir Glasman, éditions Fayard, janvier 2016, 400 p., 23 €.

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Enseigner dans le 9-3


Véronique Decker, institutrice depuis plus de trente ans et directrice de l’école élémentaire Marie-Curie, cité scolaire Karl-Marx à Bobigny depuis quinze ans, nous donne à voir le quotidien d’une école de “banlieue” au pied des tours et au cœur des problèmes. Militante pédagogique et syndicale, très investie dans la scolarisation des enfants Rroms, elle nous présente la particularité de son école : une école “Freinet” où, dans le respect des règles du service public, se pratique une pédagogie active, fondée sur la coopération. La pédagogie, le travail en équipe, les luttes syndicales sont présents dans ses billets mais surtout il y est question des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social. C’est une bouffée d’oxygène.

Trop classe ! Véronique Decker, éditions Libertalia, collection N’autre école, mars 2016,128 p., 10 €.

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Une autre histoire des “Trente Glorieuses”

À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la “modernité” et du “progrès”, qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradiéEs des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvriers/ ouvrières de l’amiante ou des mines d’uranium contaminéEs, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la “croissance” et de la publicité…Ce livre qui regroupe des contributions variées, permet d’aborder cette période d’“expansion”, sous l’angle de l’impact environnemental et sanitaire qui inciterait à renommer ces décennies “les Trente Pollueuses”. En s’appuyant sur les résistances d’avant 68, contre le nucléaire, la pollution, le productivisme, et en traitant de la manière dont elles ont été marginalisées, ce livre a pour objectif de réinscrire ces critiques du “progrès” dans les combats politiques et écologiques d’aujourd’hui.

Une autre histoire des “Trente Glorieuses ”, sous la direction de Céline Pessis, Sezin Topçu, Christophe Bonneuil, éditions La Découverte, janvier 2016 312 p., 12 €.