Pour être mieux défendus

mercredi 14 mars 2007

Pour être mieux défendus

Qu’avons-nous obtenu ? Nous enchaînons les défaites : retraites, décentralisation, statut des surveillants. Après s’être arrêtés au milieu du gué en 2003, avoir été à la remorque des lycéens contre la loi Fillon en 2005 , contre le CPE , nous avons été contraints de nous battre au niveau local sur tous les fronts : faire la queue à l’IA pour défendre les DGH et nos formations, combattre les remplacements Robien, la note vie scolaire, les conseils pédagogiques, le transfert de nos collègues TOS, en attendant « l’avancement au mérite » et le recrutement par les chefs d’établissement…

Les collègues désertent les syndicats qui hésitent à tenir tête à l’administration. Pour les mutations, notre Recteur fait ce qu’il veut (les fameux « vœux zéro »), et n’hésite pas à bafouer la réglementation au mépris des personnels (en particulier les TZR). Pouvons-nous encore nous contenter d’une opposition de principe, comme le rituel boycott des commissions, le temps de retourner siéger sans avoir rien gagné ?

Notre syndicat fonctionne trop souvent comme une administration parallèle (syndicalisme d’accompagnement). De nombreux militants s’en vont sur la pointe des pieds.

Nous avons des propositions pour améliorer le travail en équipe, mieux répartir les tâches et les responsabilités, développer l’action syndicale sur le terrain. Il faut dynamiser un « secteur action », le faire fonctionner de manière efficace et inventive, pour réellement porter nos revendications.

un SNES plus offensif, utile !

Nous avons choisi de résister à la casse de notre métier et au démantèlement de l’Education Nationale, AGIR contre les modifications du décret de 1950 qui attaquent notre statut, dénoncer la précarité, s’opposer à la réduction des moyens et aux suppressions de postes (le Recteur de Toulouse s’apprête à retirer 86 postes avec 985 élèvessupplémentaires). De même nous ne nous résignons pas àabandonner la bataille du pouvoir d’achat (moins 20 %).

Appeler à l’action ne suffit pas, nous devons nous appuyer sur les militants et les S1 les plus déterminés pour organiser et réussir les mobilisations indispensables, sinon à quoi sert le syndicat ?

Les personnels sont disponibles pour agir. Il est urgent de choisir des pratiques syndicales permettant de gagner, de cesser de se défausser sur la faible mobilisation de collègues .

Edouard Martin , lycée de Millau (académie de Toulouse )

Emancipation


Brèves

2 février - Communiqué PPCR

Mise en œuvre du protocole PPCR : plus de risques que de bénéfices sur la feuille de paye (...)

1er octobre 2016 - L’évaluation en débat au CDFN de la FSU

Le projet de réforme de l’évaluation des personnels vient compléter l’ensemble des réformes qui ont (...)

2 septembre 2016 - Retrait du projet “d’évaluation” des personnels enseignants !

La mise en place de la loi de “refondation” de l’école (2013) impose la redéfinition du métier (...)